AUBE de l’Odyssée ?

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Quel étrange nom de

CODE !

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Aube

Avant-début-commencement…

donc l’Iliade  ?

Ensuite… l’Odyssée ?

Que raconte le récit d’Homère ?

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Pâris

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fils cadet de Priam roi de Troie,
avait fait l’objet d’un rêve maternel : la reine Hécube voyant elle enfantait un brandon enflammé.

Aesacos, fils de Priam, devin, interpréta ce rêve prémonitoire prédisant la ruine future de Troie.

Redoutant ce mauvais présage, Hécube et Priam déposèrent Pâris sur le mont Ida où le berger Agélaos le retrouvant vivant, allaité par une ourse, se décida à l’élever comme son propre fils.

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Plus tard devenu séduisant jeune homme
il donna un jugement sur la beauté de 3 déesses
source de beaucoup de maux…

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Dis-moi, Muse, l’homme à l’esprit souple, qui erra si longtemps après avoir détruit la ville sacrée de la Troade, celui qui vit les cités et connut les sentiments de tant d’hommes à son égard.
Que de souffrances il endura en son coeur sur la mer, lorsqu’il luttait pour sa vie et le retour de ses compagnons !
Il ne put les sauver, malgré tout son désir ; il se perdirent par leurs propres folies, les insensés qui mangèrent les boeufs d’Hélios Hypérion.
Alors celui-ci leur enleva le jour du retour.

Pars donc de l’une de ces aventures, O déesse, fille de Zeus, et conte-nous-les à nous aussi.
(Chant 1er de l’Odyssée – V.1-10)

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Comment l’actualisez-vous ?

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AUBE de l'Odyssée ? dans Artistes 0bonlundi20

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CONTE des 2 pays

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Le conte des deux pays

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 Les contes africains modernes

sont moins « jolis » que les anciens

tel celui ci-dessous…

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…/… 

Dans le cas du Swaziland, gouverné par le dernier monarque absolu d’Afrique subsaharienne, si la richesse du pays était également répartie, tous les Swazis recevraient 100 000 dollars, a-t-il expliqué.

En termes de revenus par habitant, le Swaziland, dont les recettes d’exportation reposent sur l’agriculture et les textiles, se classe entre l’Arménie et le Paraguay.

En termes de répartition de la richesse nationale, en revanche, les 10 pour cent les plus riches de la population swazie contrôlent plus de 50 pour cent des revenus nationaux, un degré d’inégalité plus grave qu’au Brésil ou en Afrique du Sud, et qui n’est surpassé que par la Namibie.

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« Si vous mesurez son produit intérieur brut, le Swaziland n’est pas un pays pauvre ; le problème, c’est que les richesses sont détournées par une poignée de gens, avec le roi et la famille royale au sommet de la pyramide. Ce qui reste, et ça ne fait pas beaucoup, revient au peuple »,

a expliqué Richard Rooney, maître de conférences en journalisme et communication de masse à l’université du Swaziland.

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Selon les statistiques du PNUD, environ 70 pour cent du million d’habitants que compte le Swaziland vivent dans la pauvreté chronique.

Cette dernière année, en raison de la sécheresse, pas moins de 60 pour cent de la population –un record- ont dépendu de l’aide alimentaire distribuée par le Programme alimentaire mondial et d’autres organisations humanitaires, et le pays affiche le taux de prévalence du VIH le plus élevé du monde.

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L’Assemblée de coordination des organisations non-gouvernementales, CANGO, un organisme d’encadrement qui chapeaute diverses ONG locales, a exprimé des préoccupations au sujet de la classification de pays à revenu moyen, reçue par le Swaziland en dépit de la misère noire dans laquelle vit son peuple : selon l’organisme, cette classification fait obstacle à la collecte de fonds en faveur des projets de développement.

« Ce n’est pas juste que des populations pauvres soient privées d’aide parce que le Swaziland est tellement petit qu’une poignée d’individus ultra-riches fausse les données démographiques relatives aux revenus, faisant en sorte que le pays paraisse plus riche qu’il ne l’est véritablement. La vérité, c’est que la plupart des Swazis vivent dans la souffrance du sida, de la pauvreté et des pénuries alimentaires causées par la sécheresse et d’autres facteurs »,

a expliqué Lindiwe Mabusa, coordinateur de l’aide alimentaire à Manzini, une région du centre.

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Tibiyo Taka Ngwane (‘richesse de la nation’), un conglomérat royal, possède des parts dans la plupart des grandes entreprises commerciales du Swaziland, et le roi détient tous les droits d’exploitation minière du pays.

Les organismes de défense de la démocratie ont cherché à empêcher que les revenus …/…

Lire le texte dans Jeune Afrique

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Voilà un roi qui mériterait le sort de Ben ali !

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CONTE des 2 pays dans BLOG bonamitie

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TuniZien/CONTE ?

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Un conte pour s’endormir ?

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«Raconter une histoire à un enfant avant de dormir, c’est l’accompagner durant son passage de la veille au sommeil».

C’est en ces termes que Dr Wahid Koubâa, psychiatre,

définit cette tradition universelle que les parents, à travers les civilisations et de générations en générations, ont pris soin de transmettre et de conserver, pour le grand bonheur des enfants.

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Ces moments d’intimité unissant la mère et son enfant ne sont pas des instants fugitifs :

il s’agit d’un rituel qui habitue l’enfant à être attentif et à l’écoute d’autrui.


En proie, tel un petit chahrayar, à la progression d’une intrigue haletante, l’enfant s’initie au langage, aux principes du bien et du mal, à la vie…

Cependant, avec le stress de la vie quotidienne et les nouvelles responsabilités de la mère moderne, avec l’emprise grandissante du petit écran sur les enfants, cette tradition commence à faiblir.


Et les nouvelles générations se trouvent parfois privées du plaisir qui, pourtant, apporte beaucoup à l’enfant, et contribue à son équilibre psychique et affectif.

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S’endormir sans histoire et…sans rêves

Nawel, âgée de 30 ans, est mère d’un enfant de 2 ans et demi et d’un autre de 8 mois :

« Le moment où mon enfant s’apprête à dormir coïncide, pour moi, avec la fin d’une journée bien remplie », déclare-t-elle.

Elle précise toutefois qu’elle joue souvent avec son aîné à cache-cache, aux légos…

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Habitante de la Marsa, Sonia est aussi mère de deux enfants. Elle rejoint l’avis de Nawel sur ce point en se montrant sceptique sur l’utilité des contes :

«Je trouve que l’univers de ces contes ne correspond plus à la vie moderne. Les jeux sur ordinateur, les jeux d’intelligence ou encore les leçons sont beaucoup plus utiles pour les nouvelles générations…/…
lire la suite de l’article dans TuniZien.com

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Racontez-vous à vos enfants

une histoire avant le câlin du soir ?

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KOUMBA …la sage

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KOUMBA

amoul n’dève

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KOUMBA ...la sage dans Contes 0a807C’est l’histoire d’une petite fille qui s’appelait Koumba.
Sa mère s’appelait N’deye Dèm et son père s’appelait Mamadou.
Tous les trois étaient heureux.
Mais malheureusement, N’dèye Dèm mourut.
Depuis ce jour, on appelait Koumba « Koumba amoul n’dèye »
(Koumba n’a pas de mère).

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Son père se remaria.
La belle-mère de Koumba amoul n’dèye eut une petite fille qu’elle appela également Koumba mais celle-ci, on l’appelait « Koumba am n’dèye » (Koumba a une mère).
Elle était impolie et avare, c’était le contraire de Koumba amoul n’dèye.
La mère de la seconde Koumba était elle aussi méchante, elle maltraitait Koumba amoul n’dèye.
Un jour, elle l’appela et lui dit de laver dans la mer un pagne noir pour le rendre tout blanc, et c’est ce qu’elle fit.  

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Quand elle fut dans la forêt, elle aperçut une marmite qui lui parlait, elle lui dit « bonjour » et la marmite lui promit d’exaucer ses voeux.

Elle poursuivit sa route et vit un jeune homme.
Elle le salua également et lui demanda à manger.
Il l’amena chez lui et lui dit de faire attention car dans sa famille, ils étaient des sorciers et mangeaient les humains.
Chaque fois qu’elle entendrait du bruit, elle devrait se cacher. Quelques heures plus tard, la famille revint de la chasse. Ils sentirent l’odeur de la chair humaine.
Mais le petit garçon lui avait recommandé de se cacher, et c’est ce qu’elle fit.

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Ensuite, elle mit des moustiques dans le lit des parents.
Ils souffrirent toute la nuit et furent TRÈS pressés d’aller à la chasse. Quand le petit garçon se réveilla, il prit un grain de blé et dit à la petite fille de le pilonner.
Dès qu’elle commença, le blé se mit à monter, à monter et elle le mangea.
Ensuite, elle partit et dit « au revoir » au petit garçon en se dépêchant, quand soudain, elle aperçut la mer où elle devait laver son pagne…

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Mais elle vit aussi la tombe de sa mère, et sur la tombe, un pagne blanc comme neige !!
Elle jeta le pagne noir et s’en alla chez sa belle-mère.
Au chemin du retour, elle aperçut un gros coffre rempli d’or et d’argent.
Elle le porta à sa belle-mère. Celle-ci fut paralysée et comme elle préférait Koumba am n’deye, elle l’appela pour qu’elle fasse le même parcours que sa soeur.

Mais en route, elle fut dévorée par le petit sorcier car elle était impolie.
Un corbeau passant prit son coeur et le ramena chez sa mère.
Celle-ci pleura sa fille.

Mais depuis ce jour, Koumba amoul n’deye ne fut plus jamais maltraitée.

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Tortue & singe PARESSEUX

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La tortue & le singe paresseux

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Tortue & singe PARESSEUX  dans Contes 0a807La tortue et le singe grelottaient de froid au pied d’un arbre. La nuit était glaciale et, en plus, il pleuvait.

-  » Il fait trop froid !  » se plaignit la tortue.
 » Dès demain, nous abattrons cet arbre pour nous confectionner dans son écorce des manteaux bien chauds qui nous protégeront du mauvais temps. « 

- » Oui, dès demain !  » acquiesça le singe.

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Or, le lendemain matin, le ciel se dégagea. La tortue et le singe passèrent la journée à se prélasser et à se chauffer au soleil.

Paresseuse, la tortue estima :

- » Il me semble que ce n’est pas aujourd’hui que nous allons confectionner nos manteaux puisqu’il fait si beau. « 

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Le soir vint. Le soleil se coucha, et une pluie froide se mit à tomber. La tortue et le singe, transis de froid, commencèrent à se plaindre au pied d’un arbre :

- » Il fait vraiment trop froid ! Dès demain, nous abattrons cet arbre pour nous confectionner des manteaux chauds dans son écorce. « 

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Hélas ! le beau soleil qui monta dans le ciel le lendemain matin fit que la tortue paresseuse et le singe, plus fainéant encore, oublièrent leurs résolutions.

Et il en fut toujours ainsi :
lorsqu’il faisait froid, la tortue et le singe s’apprêtaient à se confectionner des manteaux dans de l’écorce d’arbre, mais dès que le beau temps revenait, ils oubliaient aussitôt leurs projets.

Ainsi, à l’heure qu’il est, la tortue paresseuse et le singe, plus fainéant encore, n’ont toujours pas de manteaux douillets en écorce d’arbre.

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GUERRE des animaux

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Quadrupèdes et Oiseaux
(Conte Pygmées)

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GUERRE des animaux dans Contes 0a807

Un jour, la guerre fut déclarée entre les quadrupèdes et les oiseaux.
Les oiseaux choisirent l’autruche pour chef, les quadrupèdes se placèrent sous le commandement de l’éléphant, du lion et de la panthère.

Alors que les oiseaux se rangeaient pour aller au combat, l’autruche leur conseilla :

 » Mes amis, mes petites ailes ne me permettent pas de voler devant vous et d’assumer le commandement. Cependant, je vais vous donner un bon conseil. Voici mes trois oeufs. L’aigle prendra le premier pour le casser sur la tête de l’éléphant. Le faucon s’envolera avec le second pour le fracasser sur la tête du lion. Le marabout en fera autant avec le troisième sur la tête de la panthère. Lorsque nos ennemis verront couler le jaune sur la tête de leurs chefs, ils penseront que c’est leur cervelle et s’enfuiront sans demander leur reste. Nos alliées, les abeilles, se jetteront alors sur l’éléphant, le lion et la panthère et ce sera la victoire ! « .

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Un petit lézard entendit ces propos. Il se hâta de les rapporter au lion qui prit la chose à la légère :

 » À la guerre, on ne se bat pas avec des oeufs d’autruche !  »

Cependant, les oiseaux obéirent à leur chef.
L’aigle vola le premier à la rencontre des quadrupèdes.
Dès qu’il aperçut l’éléphant, il lui cassa l’oeuf sur la tête.
La hyène trottait à côté de l’éléphant. Voyant le jaune couler, elle le prit pour de la cervelle. Effrayée, elle se mit à crier :

 » Hélas ! hélas ! l’éléphant se meurt ! « 

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Un instant après, le jaune coulait aussi sur la tête du lion et de la panthère.
C’en fut trop pour la pauvre hyène. Morte de peur, elle prit ses jambes à son cou, imitée aussitôt par les autres animaux.
Les abeilles attaquèrent alors les trois chefs quadrupèdes et les obligèrent à se replier.

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Le coq, redoutable guerrier des oiseaux, donna la chasse à la hyène. Au moment où il était sur le point de la saisir dans ses serres et de lui fracasser le crâne à coups de bec, la hyène se coula dans sa tanière. Le coq se posta devant l’entrée et attendit.

La hyène se tint coite dans son trou.
Au bout de quelque temps, cependant, lorsque tout redevint calme, elle rassembla tout son courage et regarda à l’extérieur. La queue de son terrible ennemi s’agita devant son nez et la hyène rentra vite dans son trou.

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À la fin, le coq en eut assez d’attendre.
Il arracha trois de ses plus belles plumes, les planta devant la tanière et s’en alla.
Lorsque la hyène risqua un nouveau coup d’oeil au-dehors, elle revit le panache du coq. Elle essaya encore et encore, mais chaque fois, elle recula, effrayée par les plumes.
Ainsi, elle finit par mourir de faim dans son trou.

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Un arbre…NU ?

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Un arbre

sauvé

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Un arbre...NU ? dans Contes 0a807Il était une fois un arbre.

Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours.

Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents…

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Ah!, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.

Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.

Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs; il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais…

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Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillait, que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs.
Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits, il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers… n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.

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C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais… ni feuille, ni fleur, ni fruit.

Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.

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Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs, il remit chaque fois cette tâche à plus tard.
Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre.
Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard.
Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.

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Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.

S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage

Le paysan sur ces entrefaites revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier, ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.

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Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile.
Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter.

Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure, se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.

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N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s’en nourrir.
N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.

Car chaque fois que nous les refuserons, il manquera quelque chose dans le monde ; n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie et l’Amour que Dieu nous a donnés.

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ANTILOPE rusée…

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L’antilope rusée

et chanceuse !

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ANTILOPE rusée... dans Contes 0a807Toutes les antilopes ne sont pas bêtes.
Avec un peu de chance, elles arrivent même à berner leurs ennemis jurés, comme le fit une antilope des steppes sud-africaines.

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L’antilope en question aimait par-dessus tout brouter l’herbe fraîche et non piétinée, loin de son troupeau. C’était pourtant dangereux, car une antilope solitaire est une proie facile pour un fauve, mais notre antilope se fiait à son intelligence et à sa chance. Jusqu’à présent, elle s’en était toujours bien sortie, si bien qu’elle devint arrogante.

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Un jour, alors qu’elle était en train de brouter seule dans la steppe, l’antilope aperçut un guépard qui fonçait droit sur elle.
Elle eut trés peur, car le guépard est l’animal le plus rapide de toute l’Afrique, voire de toute la Terre, personne ne pouvant lui échapper. Une fois de plus, l’antilope eut de la chance.
Les bergers armés de lances conduisaient justement un troupeau de buffles à l’abreuvoir.
L’antilope bondit comme une flèche au milieu du troupeau, semant la panique parmi les buffles. Sans s’occuper d’elle, les bergers se jetèrent sur le guépard et le repoussèrent avec leurs lances.

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En déguerpissant à son tour, l’antilope entendit encore le guépard crier :
« Je ne te pardonnerai jamais ce que tu viens de faire ! Tu ne perds rien à attendre, nous nous retrouverons un jour !  »
L’antilope rit :
« Sois heureux de t’en sortir sain et sauf !  »
Et comme elle était arrogante, elle ne retint pas la leçon.

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Elle continuait à brouter loin de son troupeau, là où l’herbe était fraîche et non piétinée, ne pensant plus au guépard depuis longtemps.

Le guépard, en revanche, ruminait sa vengeance.
Sans relâche, il pistait l’antilope et, un beau jour, il bondit devant elle du haut de l’unique arbre qui poussait dans la prairie.
« Cette fois, tu ne m’échapperas pas ! «  rugit-il.
« En effet, cette fois, je suis faite
!  » s’affola l’antilope.
Mais comme sa chance insolente ne la quittait pas, elle n’eut même pas à courir.

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Tout comme le guépard, un énorme python était embusqué dans l’arbre. Lui aussi, il guettait l’antilope, mais lorsqu’il vit la tournure que prenaient les événements, il glissa rapidement le long du tronc, s’enroula autour du cou du guépard et le serra trés fort pour lui briser la nuque.
Ensuite, il l’avala tout entier, sans même le mâcher.

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L’antilope poussa un soupir de soulagement :
« Heureusement que le guépard ne m’a pas dévorée. Je serais à présent dans l’énorme ventre de cet horrible python. « 
Au moment où elle s’apprêtait à déguerpir, un immense serpentaire fit son apparition. Il accourut sur ses longues pattes en secouant sa huppe et se jeta sur le python.
La queue du guépard dépassait encore de la gueule du reptile lorsqu’il reçut le premier coup de serre dans la tête.
Aprés un rude combat, le serpentaire fracassa la tête du python d’un coup de bec. Ensuite, l’oiseau considéra un instant sa proie, puis l’engloutit, avec le guépard dans le ventre.

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L’antilope assista à la scène, les yeux exorbités.
« Je suis curieuse de savoir qui va manger le serpentaire « , se demanda-t-elle.
Personne ne vint le manger.
Son repas terminé, le serpentaire marcha lentement vers l’arbre solitaire, puis s’envola péniblement pour se poser sur une branche. Il rentra sa tête entre les épaules et resta ainsi longtemps, longtemps, sans bouger.

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« Enfin, ainsi va la vie !  » se dit l’antilope et elle s’en alla en courant.
Croyez-vous qu’elle retint la leçon ?
Elle continua à brouter loin de son troupeau, là où l’herbe était fraîche, bien craquante et non piétinée, tout en se félicitant d’être si rusée d’avoir tant de chance et de savoir le guépard dans le ventre du python et le python dans celui du serpentaire.

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Cimetière des ELEPHANTS

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Le cimetière des éléphants

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Cimetière des ELEPHANTS dans Contes 0a807Autrefois, le peuple des éléphants vivait au bord de la rivière Sankourou. Il avait pour roi le puissant et sage Khoro.
Un jour, le petit tisserin se posa sur la défense de Khoro et lui raconta, tout effrayé :

-  » Hélas, puissant Khoro ! c’est terrible ! Une foule d’êtres noirs à deux pattes est arrivée dans notre pays. Ils possèdent de drôles d’objets qui tuent. Ils s’étendent partout et dévastent tout sur leur passage. « 

Khoro sourit :

- » Je connais ces êtres. Ce sont les hommes. Ils sont petits et ne sont pas très forts. Leurs armes ne peuvent pas transpercer l’épaisse peau des éléphants. « 

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Cependant, peu de temps après, Khoro cessa de sourire.
Les hommes noirs n’étaient ni très grands, ni très forts, mais ils étaient nombreux.
Certes, leurs armes ne pouvaient transpercer l’épaisse peau des éléphants. Toutefois, une flèche bien lancée pouvait tuer un éléphant si elle le frappait à l’oeil.
Les hommes brûlaient les forêts pour en faire des champs. En outre, une terrible sécheresse éprouvait le pays. Les éléphants se trouvèrent aux abois. Ils mouraient de faim et par les armes des hommes noirs.

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C’est alors que le puissant Roi des Éléphants rassembla ses sujets et leur dit :

- » Cette terre n’est plus bénie des dieux. La famine et les hommes noirs nous font souffrir. Nous devons partir d’ici. Nous irons vers le soleil couchant. Notre route sera droite, comme l’était jusqu’à présent notre vie. Nous passerons sur tout ce qui se trouvera sur notre chemin, que ce soient les marécages ou les hommes noirs. Nous sommes peut-être un petit peuple, mais chacun de nous est plus fort que dix fois dix singes. Nous atteindrons notre but. Il n’en reste pas moins que ce pays a toujours été notre terre. Aussi, nous y reviendrons quelques jours chaque année, le premier mois qui suit la saison des pluies. Ainsi, nos enfants la connaîtront, les vieux et les malades pourront y vivre leurs derniers instants. « 

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Ainsi parla le puissant Khoro, et il en fut comme il dit.
Le passage des éléphants ressembla à celui d’une tornade : les arbres furent arrachés, les champs piétinés, les villages détruits.
Beaucoup d’hommes périrent. La force des éléphants était effrayante.

Cela s’est passé, il y a longtemps, très longtemps, mais chaque année, les éléphants continuent à emprunter le même chemin pour montrer leur ancienne patrie à leurs petits et pour que les vieux puissent y mourir.
Depuis ce temps, on ne trouve plus de cadavres d’éléphants dans la forêt car ceux-ci vont mourir sur les bords de la rivière Sankourou.
Là se trouve leur cimetière bien que personne ne sache l’endroit exact.

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MECHANTE femme

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Conteur 
Madougou Koraou

Groupe d’élèves 
Habibou Alou, Mamane Bizo, Alio Nassamou, Omar Tchitoumou, Habiou Tchémago, Saïdou Kadadé, Illa Manomi

Enseignants qui ont appuyé les enfants 
Siddo Halidou, Assoumane Koraou, Laouali Alzouma

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Le roi et sa femme

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MECHANTE femme  dans Contes 0a807Il était une fois un roi qui s’ennuyait en compagnie de ses courtisans.
Il se décida donc, suivant le conseil des vieux sages, à parcourir son royaume à la recherche d’une seconde épouse, qui pourrait réjouir ses jours. 
Mais trouver une seconde épouse s’avéra plus difficile qu’il n’y paraissait d’abord. En effet, quand il passait dans les villages de son royaume, le roi ne découvrait que des femmes qui ne lui convenaient pas : les femmes sans mari étaient trop vieilles ou trop jeunes, trop bavardes ou trop curieuses, trop coquettes ou trop sérieuses.

Et un jour, après avoir visité tous les villages connus de son royaume, le roi, encore plus las qu’au début de sa quête, décida de rentrer à sa cour. Comme il atteignait un village perdu que nul ne connaissait dans son entourage, un vieillard, attiré par le nuage de poussière que soulevaient les montures du cortège, s’approcha et interrogea un des courtisans qui se tenait en avant-garde de la troupe :

— D’où venez-vous, avec vos visages si fatigués ?

— Nous cherchions une seconde épouse pour notre roi mais il n’y a dans ce royaume aucune qui lui convienne, aussi revenons-nous à la cour, tristes et las.

Le vieillard observa l’homme avec méfiance mais finit par lui dire :

— Je peux faire quelque chose pour vous et votre roi mais il faut me promettre de toujours protéger la femme que j’indiquerai, si le roi l’accepte comme seconde épouse.

*

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*

Le courtisan, trop heureux d’entrevoir la fin de ses peines, s’empressa d’accepter et convainquit le roi et ses compagnons, malgré leur lassitude, de se rendre dans un groupe de cases qu’ils apercevaient à l’orée du village. Là-bas se tenait la « zaoura » que le vieillard avait indiquée.
Prudent, cependant, le roi voulut observer sans se faire connaître, cette nouvelle prétendante. Quand il eut enfilé les loques qu’un pauvre paysan lui avait cédées, il s’approcha de la case, en prononçant les formules d’usage pour réclamer l’aumône.

Une jeune femme sortit et lui fit signe de s’asseoir, en lui présentant une calebasse de foura.
Le roi comprit bien vite qu’il avait devant lui, la seconde épouse qu’il lui fallait : elle chanta en balayant le sol pendant qu’il buvait lentement la foura et elle ne prêta pas l’oreille aux propos malveillants d’une de ses voisines qui s’entendaient par-delà les murs de la cour.

Le roi fut séduit par tant de gaîté, de sérieux et de discrétion et, après avoir revêtu ses habits somptueux, il vint lui demander de l’épouser. La jeune femme accepta d’un signe de tête et suivit le cortège.

*

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*

Mais, bien vite, dans sa nouvelle demeure, la jeune épousée surprit tout le monde : aucun de ceux qui visitaient la cour, princes ou paysans, ne la vit participer à une conversation ni donner son avis, comme si elle restait sourde aux propos qui se tenaient devant elle.
Tous d’ailleurs, répétaient à qui voulait l’entendre :

— Le roi a épousé une sourde !

Mais le roi appréciait la discrétion de sa nouvelle épouse et avait pris plaisir à écouter sa belle voix quand elle avait chanté devant lui dans sa case, il laissait dire.  Cela ne fit que renforcer la jalousie de sa première épouse, dont le mauvais caractère n’avait cessé d’empirer.

La mégère commença un jour par tuer toutes les poules du roi.

Le roi, furieux, s’emporta :

— Qui a tué mes poules ?

— C’est la sourde, répondit la première femme.

Alors le roi déclara :

— On ne suit pas les paroles d’une sourde, il faut les jeter en brousse.

Un autre jour, la jalouse tua le chien de garde du roi. Comme elle venait lui annoncer la mort de son fidèle gardien, le roi s’emporta encore :

— Qui a tué mon chien ?

— C’est encore la sourde, répondit-elle.

— On ne suit pas les paroles d’une sourde, dit le roi, jetez-les en brousse.

 Une autre fois, la méchante femme tua le meilleur cheval du roi. Affligé par cette nouvelle épreuve, la mort de son animal préféré, celui-ci demanda :

— Qui a tué mon cheval ?

— C’est toujours la sourde.

Mais il se contenta encore de répéter :

— On ne suit pas les paroles d’une sourde, il faut les emporter en brousse.

*

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*

Plus tard, la jalousie de la mauvaise femme lui fit perdre toute raison et c’est son propre fils qu’elle tua, elle fit transporter son cadavre dans la case et se mit à pleurer.

 Pourquoi pleures-tu ? demanda le roi qui avait entendu ses plaintes.

— La sourde a tué mon enfant.

Le roi décida alors de punir cette femme qui tuait, les uns après les autres, animaux et personnes de son entourage. Il appela donc deux de ses fidèles courtisans :

— Gongombiro et Guirso !

— Roi, que ta vie soit longue ! Nous voici, répondirent les deux hommes.

— Cette femme, cette méchante sourde, prenez-la pour la tuer en brousse !

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*

Mais Gongombiro était ce courtisan qui avait promis de protéger la seconde épouse du roi. Il feignit cependant d’obéir aux ordres de son maître et prit son sabre. En compagnie de Guirso, il entraîna donc la sourde en brousse. Gongombiro, convaincu de l’innocence de la femme qu’ils devaient faire mourir, prit le temps de dévoiler son ancienne promesse à son compagnon. Celui-ci savait déjà qu’elle était victime de la jalousie de la première épouse et accepta de la sauver.

 Connais-tu le chemin de ton village natal ? demandèrent les deux compagnons à leur victime.

— Oui, je connais la route pour y aller.

— Va t’y réfugier. Nous saurons comment faire croire au roi que nous t’avons fait disparaître.

S’entaillant légèrement le bras, ils enduisirent leur sabre de sang et rentrèrent pour rendre compte au roi de leur mission : ils avaient bien tué la sourde, le sabre ensanglanté en témoignait.

Mais, la pauvre femme qui était revenue enceinte dans son village, accoucha d’un garçon.

*

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*

Le temps passa, l’enfant grandit, sa mère lui acheta des instruments de musique fabriqués dans des calebasses, et lui apprit cette chanson :

« ihé matché maï yawan kichi ko Doki alhaki, wadda tackaché kajin mijinta tatché nia, wadda tackaché karen mijinta taché nia, wadda tackaché dokin mijinta taché nia ; wadda tackaché dandan tchikin ta tatché nia »

Quand le jeune homme la sut parfaitement, sa mère lui dit :

— Regarde cette route, si tu la suis, elle te mènera jusqu’à la porte de ton père. Là, vit une mauvaise femme. C’est elle qui m’a séparée de ton père. Quand tu seras là-bas, tu chanteras la chanson que je t’ai apprise.

*

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*

Le moment venu, le jeune homme s’en alla à la cour du roi, son père, et chanta sa chanson. Dès qu’il l’eut entonnée, la première femme du roi, la coépouse de sa mère, le maudit et le chassa. Mais, sans se lasser, le lendemain il revint et répéta sa chanson. La mauvaise femme le chassa à nouveau, en le maudissant. Il rencontra alors une vieille femme qui lui demanda :

— D’où viens-tu ?

— Je dois mendier pour vivre, répondit-il. Est-ce que tu peux m’indiquer un lieu pour dormir ?

— Oui, ici il y a une case où tu peux te reposer.

 Le jeune homme déposa ses instruments et s’endormit. Le matin, il retourna chez le roi et commença à chanter. La première femme du roi le maudit encore et elle était sur le point de le renvoyer à nouveau, quand le roi l’aperçut et l’interrogea : 

— Sais-tu chanter ?

— Oui je sais chanter, mais ta femme m’empêche de le faire.

— N’aie pas peur, chante !

Le roi écouta la chanson de la sourde et lui dit :

— Vraiment tu sais chanter ! D’où viens-tu ?

Le jeune homme répondit sans hésiter et le roi constata qu’il venait du village où il avait trouvé sa seconde épouse qu’on surnommait la sourde. Il lui demanda alors le nom de sa mère.

— On la surnomme la sourde, répondit-il.

— Gongombiro et Guirso, cria le roi.

— Roi, que ta vie soit longue !

— Est-ce que vous aviez bien, autrefois, fait disparaître la femme qu’on surnommait la sourde ?

— Non, répondirent-ils pleins de crainte. Non, nous n’avons pu nous y résoudre.

— Vous avez bien fait. Voyez-vous ce jeune homme ? C’est le fils de cette femme. Allez me la chercher dans son village. Quant à ma première femme, mettez-la à mort.

Celle qu’on surnommait la sourde fut vite retrouvée et dit aux messagers du roi :

— Je veux bien revenir, mais je ne retournerai pas à pied chez le roi, mon époux.

On lui trouva alors une monture et on déroula un tapis depuis sa case jusqu’au palais royal.

*

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*

CHANSON :
O femme très jalouse, tu as péché, tu as tué les poulets de ton mari, tu as affirmé que c’était moi, tu as tué le chien et le cheval de ton mari, tu as répété que c’était moi. Tu as tué ton propre enfant et dit que c’était encore moi.

*
***
*

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