MANDELA et le conte…

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 Nous ne disons pas,

nous ne dirons jamais

que notre histoire est vraie

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MANDELA et le conte... dans Contes 0a807Par ces mots les conteurs Ashanti  commencent leur récits, et peut-être est-ce l’introduction qui convient à cette anthologie, car la majorité des histoires qui y sont racontées ont connu de nombreuses métamorphoses au fil des siècles.

Elles ont acquis des ailes, des nageoires et des queues et sont souvent passées d’un peuple ou d’un groupe ethnique à un autre.

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Une histoire est une histoire, et chacun peut la raconter à sa guise, selon sa personnalité, ou selon son humeur, selon son environnement.

Si elle s’envole et vous échappe, vous ne pouvez la retenir .
Un jour, elle vous reviendra, enrichie de nouveaux détails et d’une nouvelle voix.

Le conteur ashanti le sait bien, et il conclu ainsi son récit :
-Belle ou non, mon histoire est finie. Emportez-en un peu avec vous de par le monde, et qu’un jour ou l’autre elle me revienne ! –

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Dans cette anthologie, certains des plus anciens contes africains, après avoir voyagé loin et longtemps, reviennent, portés par d’autres voix, vers les enfants d’Afrique.
Riches des couleurs de notre pays, ces histoires bien connues sont souvent aussi universelles dans leur représentation des hommes, des bêtes et du monde de l’au-delà.

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Les enfants y retrouveront, ou peut-être y découvriront, un grand nombre de personnages et de thèmes spécifiquement africains : cette créature que les Zoulous et les Xhosa appellent « Hlakanyana » et les Vendas « Sankhambi », qui grâce à sa ruse l’emporte sur ces adversaires plus gros et plus forts :

le lièvre, malin et débrouillard,
le chacal fourbe ;
la hyène parfois associée au loup qui joue le rôle de perdant ;
le lion, souverain qui distribue des présents ;
le serpent, souvent liés au pouvoir de l’eau, qui fait peur mais aussi soigne et guérit ;
des jeteurs de sorts mais aussi des libérateurs ;
des humains ou des animaux qui subissent des métamorphoses ; d’effroyables cannibales qui terrorisent petits et grands.

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Ce livre contient aussi quelques textes africains modernes qui viennent compléter les récits traditionnels.
Je souhaite que jamais en Afrique ne se taise la voix des conteurs, que tous les enfants y aient le bonheur de lire des livres et que, grâce à la magie des contes, ils puissent voir bien au-delà de leurs horizons.

MANDELA
Anthologie des contes africains

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AHMED, berger nomade

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AHMED
le berger nomade

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AHMED, berger nomade dans Contes 0a807Le désert avait, cette année-là, changé de visage, la couleur jaune ocre des dunes avait laissé la place au joli vert d’un tapis végétal abondant. Les lits des oueds étaient pleins d’eau et ça et là, on apercevait des flaques d’eau dans le creux des dunes.

C’était une année de rêve pour Ahmed, le berger nomade, et pour tous les habitants du désert. Ahmed n’avait plus besoin de suivre à longueur de journée son troupeau de chameaux à la recherche de pâturage ; l’herbe était partout. Ahmed était déchargé du travail, il pouvait rester tranquillement sous sa tente, siroter son thé à la menthe ou se promener sur les dunes.

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Une après-midi, Ahmed sort de sa tente, il marche un long moment sur la crête des dunes et soudain, il se pose sur le sommet d’une dune et fixe l’horizon au loin. Sans se départir de sa contemplation, il regarde en dessous de lui dans le creux de la dune, et là, il voit une flaque d’eau, dans laquelle flotte quelque chose de blanc. Intrigué, il descend de la dune, s’en approche et s’aperçoit qu’il s’agit d’un crâne humain.

- Un crâne humain qui est-ce qui a pu amener ce crâne-la ici ? A ce que je sache il n y a pas de cimetière dans les parages.
A sa grande surprise il entend le crâne lui dire :
- Eh homme, moi, c’est la parole qui m’a amené ici !
- Un crâne humain qui parle, s’exclame t-il de nouveau, cette nouvelle il faut que je l’apporte au roi.

Il prend ses jambes à son cou et s’en va directement au palais. Il y arrive et s’écrie au roi,
- J’ai vu de mes yeux, ai entendu de mes oreilles une chose extraordinaire, j’ai vu un crâne humain qui parlait!
- Tu me prends pour un fou ou pour un imbécile ?
- Je ne dis que la vérité sir.
- Si tu dis la vérité, reprend le roi tu seras récompensé, mais attention si tu mens, je te ferais couper la tête.
- Je dis vrai, Sir, je dis vrai. Le roi et tous les gens du royaume accompagnent Ahmed, pour découvrir la nouvelle. Aussitôt arrivé sur les lieux Ahmed se précipite sur le crâne :
- Crâne, voici le roi et tous ces gens qui sont là pour t’entendre, parle leur comme tu m’as parlé tout a l’heure!
Le crâne reste silencieux.
- Parles insiste Ahmed, vas- y parles leur ! Le crâne reste muet.

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Comme promis, le roi ordonne à un de ses bourreaux de lui trancher la tête.
Ce dernier l’amène jusqu’au sommet de la dune et slash il lui coupe la tête.
Sa tête roule et vient cogner le crâne qui était dans l’eau. Alors, le crâne lui demande:
- Oh tête qui t’a mené ici, et la tête de dire :
- La parole.

Le premier qui respire ira au Paradis.

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BOUG la é moulin a

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Le chasseur et le moulin

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BOUG la é moulin a dans Contes 0a807C’est l’histoire d’un homme qui est allé dans un bois. Il se rend dans le bois pour chasser. Arrivé au milieu du bois, il perd son chemin.

Il ne sait plus comment s’en sortir. Alors il décide de dormir au pied d’un arbre. Ce soir-là, il fait un rêve.

Dans son rêve, on lui dit qu’il sortira du bois et que la première chose qu’il rencontrera sera une hache.
Il doit la prendre et poursuivre son chemin.
Plus loin sur sa route, il se trouve devant une grosse roche qu’il lui faut casser avec sa hache. En cassant ses désirs. Il part donc avec son moulin, en lui fredonnant une chanson.

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Il chante:

«Moulin, je te demande ceci; moulin, je te demande cela.»

Il obtient ainsi de l’or du moulin.
En vérité, il obtient tout ce qu’il demande.
Avec son or, il est devenu un homme riche.

Il engage des domestiques à son service.
Mais ceux-ci cherchent à le voler.
L’un d’eux réussit à voler le précieux moulin et s’embarque sur un «steamer»  (bateau) à destination de l’Afrique.

Durant le trajet, le sel vient à manquer à bord du bateau.
Plus un seul grain de sel pour l’équipage.
Le domestique pense alors au moulin qui a le pouvoir de tout lui trouver.
Il lui demande donc de faire du sel.

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Et le moulin commence à faire du sel.
Il en fait tellement que toute la cale, toutes les cabines du bateau en sont remplies.
Tellement que le bateau même coule au fond de l’eau.

Voilà pourquoi, encore aujourd’hui, l’eau de mer est salée.

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Boug la é moulin a

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Yan boug i ay nan bwa an chaché. Mintnan i kay lachas nan bwa. Inbin, i vini pèdi an mitan bwa. I ba sav soti déhò. Inbin, i ka domi lasou yan pyébwa, yan kòlché. É yan jou oswè i couché, i kay fé an wev. Yo di-i i kay soti, mé lè i ka soti pwémyé sa i kay jwinn sé yan hach.

— Pwan hach la alé épi i.

Lè i wivé pli lwin, i kay jwinn épi yan gwo wòs.

— Pwan hach la, casé wòs la.

Lè i casé wòs la, i kay twouvé yan moulin, é moulin sa a tout sa i mandé moulin, i kay twouvé i. Épi i alé épi moulin a. I vini moulin a i chanté ba i. Sé chanté a i ka chanté a:

«Moulin, mwin ka mandé, moulin, mwin ka mandé».

Con sa i tòni lò. Tou sa i vlé i ka twouvé i. I tòni lò é i vini wich.

Inbin, i ni sèvant la ka vòlé. Yon sé sèvant li vòlé moulin a. I batché abò stima ka alé Afwikin. Lè i ka alé, yo vini yo matché sel. Sel yo fini nan stima. La ni sel ancò pyes. Sel fini.

I catchilé tou sa i mandé moulin a, moulin a ka fé i. I mandé moulin a pou tòni sel ba i. Moulin a coumansé tòni sel. Tout lacal, tout touloùn na stima plin. I tòni sel jisan stima a coulé.

Sé sa ka fé glo nan lamè salé jis jodi.
(Version créole)

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FONTAINE de fer…

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La Fontaine et son génie

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FONTAINE de fer... dans Contes 0a807À l’endroit le plus reculé de la forêt,
il y avait une source.

On l’appelait fontaine de fer,
car son eau ferrugineuse avait une couleur de rouille.

Les hommes aimaient bien boire à cette fontaine, car son eau décuplait leurs forces et améliorait leur santé.
On racontait aussi qu’un homme à la peau de fer l’habitait, mais personne ne l’avait jamais vu.

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Un jour, le chef d’une tribu qui vivait dans la grande forêt vint boire à la fontaine de fer.
Lorsqu’il se pencha pour se désaltérer, deux mains solides l’empoignèrent à la gorge.
Une voix tonitruante se fit entendre :
Je ne te lâcherai pas tant que tu ne m’auras pas promis la main de ta fille ! « 

Le chef réussit à articuler :
- Je ne peux rien te promettre sans avoir parlé à ma fille. Sans son accord, je ne peux rien faire.

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Mais la voix tonitruante s’impatienta :
- Si tu ne me donnes pas ta parole, je t’étranglerai sur-le-champ ! 

La gorge du chef se serra brutalement :
- D’accord, d’accord ! Tu auras ma fille.
- Amène-la-moi demain, à la même heure
, ordonna la voix.

Le chef revint tristement chez lui et raconta aux siens sa mésaventure.
La mère de la jeune fille déclara :
- Tu n’iras nulle part et notre fille ne bougera pas de la maison ! 

Cette dernière, cependant, ne l’entendait pas de cette oreille :
-
Chose promise, chose due !
Nul ne sait ce que l’homme de fer serait capable de faire si je ne venais pas. La tribu tout entière pourrait en souffrir. Je ne veux pas être responsable de son malheur.  »

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Le lendemain, le chef conduisit donc sa fille à la fontaine de fer.
La voix tonitruante se fit entendre à nouveau :
- Rentre chez toi, chef, et toi, ma femme, assieds-toi sur ce rocher !

La jeune fille fit ses adieux à son père et s’assit sur le rocher.
Son père parti, elle s’endormit profondément.
Elle dormit longtemps.
À son réveil, elle était allongée sur un lit, dans une chambre de fer.
Une table ployait sous des mets délicats.
La jeune fille mangea, puis s’endormit à nouveau.

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Et il en fut ainsi tous les jours.
La fille du chef menait une vie agréable.
Elle n’avait aucun souci, aucune obligation, ne faisant que boire, manger et dormir.
Cependant, elle ne voyait jamais son mari.
Quand elle avait besoin de quelque chose, elle n’avait qu’à exprimer son voeu pour qu’il fût aussitôt exaucé.

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Les mois passèrent et la fille du chef mit au monde un petit garçon dont la peau était en fer.
Elle n’en fut pas gênée le moins du monde, adorant son enfant et rêvant de le montrer à ses parents.

Elle demanda alors : 
- Je voudrais aller passer quelques jours chez mes parents pour leur montrer mon fils.
- D’accord, 
répondit la voix tonitruante,  mais tâche de revenir dans une semaine !  »

Sitôt prononcées ces paroles, la jeune femme se tenait déjà devant la fontaine de fer, son petit garçon dans les bras.

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La famille du chef fut très heureuse du retour de la fille.
La mère n’aimait pas beaucoup la peau de fer de son petit-fils, mais elle se consolait en se disant :
- Au moins il ne s’écorchera pas les genoux en tombant ! 

Une semaine passa aussi vite qu’une journée et la fille s’apprêtait à repartir.

- Tu n’iras nulle part, décida sa mère. Ce n’est pas une vie pour toi, si tu ne connais même pas ton mari. Je ne te laisserai pas repartir !

La jeune femme eut beau supplier, se lamenter, craindre un malheur, sachant que l’homme de fer allait la punir, sa mère se montra intransigeante.

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Tout d’un coup, des pas lourds résonnèrent devant la maison du chef.
Un grand homme à la peau de fer entra.
C’était l’homme de fer qui était venu chercher son fils.
Il écarta sa femme et cria de sa voix tonitruante :
- Je prends l’enfant. Et toi, reste ici, puisque tu ne sais pas obéir !  »

Sur ce, il disparut en emportant le petit.

Ce fut la première et la dernière fois que la fille du chef vit son époux de fer.
Il en fut de même pour son enfant.
Elle avait beau rester assise au bord de la fontaine de fer et supplier son mari de la reprendre auprès de lui, la voix tonitruante de celui-ci ne se fit plus jamais entendre.

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CELIBATAIRE africain

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Le Célibataire et l’Éternel

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CELIBATAIRE africain dans Contes 0a807Il existait, dans le village de Kutu, un garçon d’une vingtaine d’années.
Contrairement à ses amis du village, ce garçon ne voulait pas se marier. Il préférait vivre d’abord avant de s’engager sur cette voie de mariage.

Mpia vivait sans se soucier ni de l’avenir, ni de ses parents, ni encore, de ses frères et soeurs.

Un jour, à l’issue du conseil de famille, Mpia décida de faire un voyage dans le royaume des cieux, pour demander à l’Eternel les raisons de son célibat. Ses soeurs et frères marquèrent leur accord et Mpia se mit à préparer son voyage avec tout le sérieux possible.

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Au premier chant du coq, le jeune homme se réveilla et quitta le village pour un long voyage. Escaladant monts et collines, il arriva devant Ndungu, qui l’interpella :

- Mpia ! Mpia ! Mpia !

- Me voici !

- D’où viens-tu ? où vas-tu ?

- Je viens du village Kutu, dans le Mayi-Ndombe ! Je m’en vais voir l’Éternel en vue de m’enquérir, personnellement, du mobile de mon célibat. Je pense trouver des explications auprès de l’Éternel.

- Ah ! bon ! Tu me parais intéressant, Mpia !

- Comment ?

- Tu es intéressant pour moi !

- Que puis-je faire pour toi alors ?

- Quand tu verras l’Eternel, ne lui parle pas de ton cas, mais parle-lui de ma situation. Demande-lui de dire pourquoi je pique fort quand les hommes me mangent ?

- C’est entendu, Ndungu ! Je lui ferai part de ta préoccupation !

- Alors, Ciao !

- Ciao !

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Sur ce, le jeune homme continua son chemin. Il marcha pendant des heures et des heures sans pouvoir se fatiguer. Il arriva dans une vallée : trois belles filles pilaient le manioc. A la vue du garçon, elles crièrent toutes ensemble :

- Oh ! Oh ! Oh ! Quel beau jeune homme ! D’où viens-tu ? Où vas-tu ? Pourquoi voyages-tu tout seul ? As-tu un problème sérieux ?

- Bonjour les belles filles ! Je m’appelle Mpia ! Je viens du village de Kutu, dans le Mayi-Ndombe. Je viens donc de très loin. Je m’en vais voir l’Éternel pour lui demander les raisons de mon célibat. Toutes les filles m’adorent mais moi je ne veux épouser aucune d’elles. C’est pour cela que j’ai décidé de rencontrer l’Éternel à ce sujet !

- Ah ! bon ! Tu es vraiment un jeune homme très intéressant pour nous ! Nous avons besoin de toi ! Nous comptons beaucoup sur ta grandeur d’âme ! Et bien, écoute : Quand tu verras l’Eternel, il ne faudra pas lui parler de ton cas. Mais parle lui de notre problème : Pourquoi nous les femmes devons-nous préparer, tous les jours, à manger pour les hommes ?

- Entendu ! Toutes vos plaintes seront transmises à l’Eternel ! Au revoir ! Et, peut-être à très bientôt !

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Le jeune homme continua son bonhomme de chemin… Il arriva sur le Mont des orangers.

Un oranger l’appela :

- Jeune homme ! Jeune homme ! Jeune homme ! Pourquoi te presses-tu ? D’où viens tu d’abord ? Où vas-tu en ce moment ? Quel est exactement ton problème ? Puis-je connaître ton nom ?

- Je me nomme Mpia. Je viens du village Kutu. Très loin, dans le Mayi-Ndombe. En ce moment précis, je m’en vais voir l’Éternel, Créateur du ciel et de la terre, Maître de l’univers, pour lui demander le mobile de mon célibat.

- Ah ! bon ! Tu es vraiment très intéressant ! Je te trouve très sympathique ! Je te félicite pour ton courage et ta volonté de rencontrer l’Eternel. Mais quand tu verras l’Eternel, il ne faudra pas lui parler de ton problème, mais parle Lui du nôtre : Pourquoi les oranges sont-elles généralement aigres ?

- D’accord, c’est entendu ! Ciao !

- A la prochaine !

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Sans se fatiguer, Mpia continua sa route. Il arriva aux Étangs Noirs. Là, il aperçu Ngando, un caïman vilain aux yeux rouges, dont le corps est couvert d’écailles. Cet animal aquatique avait la réputation d’avaler tout individu qui se moquerait de sa laideur. Dès qu’il vit le jeune homme passer devant les Étangs Noirs, il s’écria :

- Jeune homme ! Jeune homme ! Où vas-tu ? Qui t’a autorisé de passer par les Étangs Noirs ? Quelles nouvelles ? Manishima ? Nag a Def ? Ephata ?

- Lo Bessete ! Je viens du village Kutu ! Je m’en vais voir l’Éternel afin qu’il me dise la raison de mon célibat. Toutes les belles filles du village Kutu me courtisent. Mais je ne veux épouser aucune d’elles. Je tiens à rencontrer le Tout-Puissant pour qu’il m’explique ce phénomène qui semble dépasser mon entendement !

- Ah ! bon ! Tu es brave, jeune homme ! Et tu me parais très intéressant ! Je n’hésite pas à te faire confiance et à te confier une mission… Écoute, mon garçon : Quand tu verras l’Éternel, ne lui parle pas de ton problème. Mais parle Lui du mien : Pourquoi moi, Ngando, le vieux crocro, ai-je des écailles sur le dos ? Pourquoi dois-je vivre dans l’eau ? Pourquoi m’a-t-il créé vilain, laid et répugnant ?

- Bessete ! Bessete ! Ne t’en fais pas, vieux crocro ! Tous les problèmes seront exposés devant l’Eternel. Ciao !

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L’homme reprit son chemin. Il marcha jour et nuit sans se reposer.

Il finit par arriver sous un arbre. Il se reposa et commença à somnoler.

Soudain une femme surgit :

- Jeune homme ! Jeune homme ! D’où viens-tu ? Où vas-tu ? Comment t’appelles-tu ? Quelles nouvelles ? Tu viens d’une contrée lointaine ? Alors, raconte !

- Je m’appelle Mpia. Je viens de Kutu dans le Mayi-Ndombe. Je me rends chez l’Éternel Lui demander la raison de mon célibat. C’est Lui seul qui détient la clé du problème.

- Très bien, mon garçon ! J’admire ton courage ! Mais je plains ta jeunesse ! Soit. Prends ce talisman : Iteki. Ce fétiche te protégera contre vents et marées. En cas de danger, il faudra crier : Iteki ! Iteki ! Iteki ! Et tout ira mieux !

- Merci beaucoup !

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Fort de son soutien magique, le jeune homme reprit son bâton de voyage. Plus loin, il emprunta la route qui conduit chez l’Eternel. Pendant qu’il avançait vers le domaine enchanté de l’Eternel, la femme l’interpella :

- Mon garçon ! Mon garçon ! Mon garçon !

- Oui, madame !

- Arrête-toi un peu et écoute-moi bien : L’Éternel que tu vas voir, c’est mon propre fils. Avant d’apparaître dans son domaine merveilleux, Imbongila, un vent très violent, soufflera à travers la contrée. C’est un Janus à douze têtes. Toutes ces têtes boivent et mangent. Mais toi, il ne faudra pas avoir peur de Imbongila. Continue ton chemin. Iteki est avec toi. Vas-y ! Ouste ! Ouste !

-Le jeune homme reprit son chemin en toute quiétude… Pendant qu’il s’approchait du domaine merveilleux, un vent très violent souffla, arrachant arbres et palmiers. Des tonnerres accompagnèrent ce vent mystérieux. Mpia resta coi. Puis il s’écria : Iteki ! Iteki ! Iteki ! Le vent se calma. L’Éternel sortit des nuages et s’exclama :

- Je sens la présence d’un être étranger dans ma sphère ! D’où vient-il ? Et que vient-il faire dans mon domaine ? Qu’a-t-il fait pour apaiser la colère de l’intraitable Imbongila ?

Le jeune homme se présenta. Il exposa le mobile de son voyage dans l’Au-Delà et plaida la cause de ceux qu’il rencontra tout au long de son voyage.

L’Eternel lui dit :

- En vérité, en vérité,
Ngando, le caïman, ou le vieux crocro, a été puni. Il a mangé les petits enfants et il a fui la terre pour se cacher dans l’eau. Il restera, pendant des siècles, avec ses écailles, vilain, laid et répugnant.
L’oranger doit donner des oranges aigres. C’est la source par excellence de la vitamine C, nécessaire pour la défense de l’organisme humain.
Le piment,Ndungu, doit piquer pour rendre appétissantes les nourritures des hommes.
Quant à toi, mon cher Mpia, tu as la vie en rose dès cet instant : Va voir les trois belles filles qui pilent le manioc. Épouse les trois filles. Tu leur diras que la femme, c’est la moitié de l’homme. Elle doit préparer pour son mari. Retourne sur tes pas ! Ouste !

L’Eternel disparu. L’homme réalisa les volonté de l’Eternel et vécut dans l’abondance avec ses trois femmes.

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« Dans la vie, chaque chose à son heure ».

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LAZARD le pauvre

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LAZARD

le pauvre

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LAZARD le pauvre dans Contes 0a807Lazard  était un pauvre cultivateur qui se contentait du peu qu’il avait.
Ses trois enfants lui apportaient le bonheur
car chacun avaient un don particulier.

Le premier de ses enfants avait le don de clairvoyance,
le deuxième avait le don de voler à grande distance
et le troisième possédait le don de guérison.

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Un jour, alors que tous ses enfants étaient aux champs, Lazard  tomba très gravement malade au point de mourir dans l’immédiat si rien n’était fait.

Au même moment, l’enfant ayant le don de clairvoyance vit l’état de son père et appela ses frères :
- Père est très souffrant, nous devons rentrer au plus vite !

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Le deuxième enfant ayant le don de voler les pris sur ses épaules et les porta du champ jusqu’à la maison.
Le troisième enfant au don de guérison miraculeuse utilisa son pouvoir pour guérir leur père.

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Tous furent heureux de voir leur père sur pieds.
Puis chacun des enfants revendiqua à lui seul le mérite d’avoir sauvé leur père.

Le premier dit :
- Si je n’avais rien vu, vous n’auriez jamais vu qu’il se passait quelque chose d’anormal à la maison.

Le deuxième soutint sa position en s’exclamant
- Si je ne vous avais pas portés immédiatement à la maison, notre père bien-aimé serait mort avant notre arrivée

Le troisième ajouta
- C’est mon don de guérison miraculeuse qui a sorti Père de son mal

Selon vous, qui de ses trois enfants a vraiment sauvé son père ?

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Belle illustration

de l’adage

« L’ UNION FAIT LA FORCE »

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SORCELLERIE africaine ?

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 LA SORCELLERIE

existe-t-elle ?

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SORCELLERIE africaine ? dans Contes 0a807Les africains
vivent dans ce monde de sciences occultes
persuadés que OUI
alimentant leur esprit par des faits plus ou moins vrais.
Mais plus le temps passe et plus on oublie les traditions et les  » bonnes  » vieilles histoires du pays.
C’est pourquoi les griots racontent cette petite histoire .
A vous de me dire ce que vous en pensez.

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En Afrique, les principales valeurs restent la famille et la tradition.

Dans le cadre de la tradition,
la sorcellerie, science occulte, tient parfois une place de choix dans la vie de la population.

C’est le cas d’un petit village perdu dans les lointaines terres du Cameroun, (en bordure côtière ) appelé «  metimbêlembé » , où à cause d’une grande présence mystique, la population est composée en majorité de vieillards.

Ceux-ci se livrent chaque jour une véritable bataille spirituelle afin de s’approprier le maximum possible de terres, véritable signe de richesse.

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Le jeune EDIMO, fils unique de monsieur EYANGO , l’un des dignes notables du village , est admiré de tous.
Travailleur acharné, il entretient alors les vastes plantations de son père , tout en faisant des études dans le lycée de la ville de DOUALA, à une centaine de kilomètres de là.

Il est malheureusement envié par un petit groupe de trois vieillards, craints dans le village, à cause de leur pratique de la sorcellerie et qui convoitent par la même occasion, les terres familiales.

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Un jour, après les travaux matinaux du champ,
EDIMO ,au cours d’une partie de football avec des amis comme à l’accoutumé,
alla récupérer le ballon tombé au bord de la rivière.

Lorsqu’il s’approcha du fleuve, il fût alors happé dans l’eau par une force étrange et invisible, sous les yeux ébahis de ses camarades.
Voyant ce qui se passait, ses camarades accoururent alors pour lui porter secours, mais une fois dans l’eau, ils poussèrent des cris de douleurs qui alertèrent quelques pêcheurs du fleuve du WOURI.
Les cinq enfants ressortirent alors de l’eau sans le jeune EDIMO, le dos en sang comme si ils avaient été battus.

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Devant ce mystère, la population organisa très rapidement les recherches ; mais malheureusement, aucune trace du jeune EDIMO.

Le chef du village était consterné ;
une fois de plus, il se retrouvait impuissant face à la nouvelle disparition d’un jeune du village.
La mère d’EDIMO était en pleurs, le père quant à lui demeurait calme et pensif.

Quelques jours plus tard , l’air décidé, il alla se placer au centre du village, convoqua toute la population par tam-tam et dit :
- 3 jours sont écoulés, mon fils n’est toujours pas revenu ; si dans 3 jours il ne réapparaît pas, alors vous, sorciers du village, vous qui convoitez mes terres, vous qui vous vous en prenez à ma famille , devrez répondre de vos actes.

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Le chef du village et quelques notables face à cette proclamation, essayèrent de le raisonner devant la tournure que prenaient les évènements ;
les femmes elles ,poussèrent des cris, prédisant un terrible événement qui allait se produire dans le village.

Seuls les 3 vieillards ne réagirent pas.
La nuit tombée, ils se réunirent alors et tinrent conseil ;
-  La solution à cette menace est d’ anticiper et d ’ éliminer le vieux EYANGO avant qu’ il ne se venge.

Tel fût la décision de nos trois compagnons.

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Un jour où EYANGO revenait de ses plantations, le vieillard MOTA-SI décida de l’ attendre dans une clairière et de l’ éliminer.

Ce ne fût que bien plus tard , à la nuit tombée , que le père du jeune EYANGO y arriva ; qu’elle ne fut sa surprise lorsqu’il fût attaqué par un énorme serpent.

Après un combat acharné, il put atteindre sa machette tombée par terre lors de l’assaut du reptile.
Avec l’énergie du désespoir, il asséna un coup sec qui trancha la tête du serpent.
EYANGO se libéra de l’étreinte du reptile et courut jusqu’au village.

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Lorsqu’il revint accompagné de quelques hommes du village, ils purent alors remarquer avec stupeur qu’ à la place où était le serpent , il y’ avait le corps inerte et décapité du vieux MOTA-SI .

Tout le monde cria à la sorcellerie.
Devant ce phénomène, le vieux EYANGO decida alors d’ aller voir le célèbre sorcier connu de tous PAPA MAWU , banni du village pour ses nombreuses participations dans de mystérieux décès dans le village.

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Après 3 jours de marche dans la forêt, risqué la mort une dizaine de fois, EYANGO arriva finalement dans la case du sorcier.

PAPA MAWU lui dit alors, je ne peux te ramener ton fils, mais par contre, je peux t’aider à retrouver ceux qui te l’ont pris.

Pour cela, tu devras me donner ton terrain de Nkombesek, 3 chèvres, 2 poulets rouges et pour la potion, de la bave de serpent en rut.

Le vieux EYANGO n’avait pas trop le choix et s’ exécuta ; 2 jours après, il put tant bien que mal fournir le nécessaire au sorcier, et rentra finalement chez lui.

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Quelque temps après, on apprit un nouveau décès dans le village, celui du second des trois sorciers, le vieux MOTA- MWENYA.

Devant ce second décès, le 3éme vieillard décida de demander pardon à EYANGO, et de faire revenir le jeune EDIMO, disparu il y’a maintenant de cela 2 semaines.

Quelques temps après, EDIMO  ressortit de l’eau, avec le ballon de football, sans trop savoir ce qui se passait.
Il retourna chez lui , sous l’ étonnement de toute la population.
Sa mère sauta de joie , et son père organisa une grande fête pour célébrer le retour de son fils unique.

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Mais ce n’était pas terminé, car PAPA MAWU , fidèle à sa réputation , élimina malgré tout MOTA-NDOLO, le 3ème vieillard.

Tout le village célébra le retour du jeune homme, qui ,lui, n’avait pas du tout conscience de ce qui s’était passé.

EYANGO prit alors la décision d’envoyer son fils poursuivre ses études à l’ étranger très loin du village, à l’abri de la sorcellerie et de la convoitise de certains habitants du village, non pas sans une protection spirituelle au préalable.

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0bonlundi20 dans Contes



TORTUE …prétentieuse ?

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TORTUE

Pourquoi a-t-elle une carapace en morceaux ?

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TORTUE ...prétentieuse ? dans Contes 0a807Il y a un million d’années, la tortue avait une carapace lisse comme la peau d’un tambour.

Un jour, le roi des nuages invita tous les animaux de la savane.

Bien sûr, la tortue était invité.
Le jour de la fête, tous les animaux se bousculaient, se demandant comment ils feraient pour monter au royaume du roi des nuages.

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La tortue entendit le lion dire à la girafe :
 » Moi qui suis malin, je demanderai à mon ami l’oiseau de m’accompagner « .

La tortue se mêla à la discussion et dit :
 » Moi, tortue, je sauterai jusqu’au royaume .  »

La girafe et le lion lui dirent :
 » On verra si tu peux le faire !  »

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A l’heure de la fête,
chaque animal monta au cou d’un oiseau pour aller au ciel. 
La tortue prit son élan et sauta.
Elle alla très haut, mais au bout d’un moment elle retomba sur le dos et sa carapace se fissura.

Voici pourquoi les tortues ont la carapace en morceaux !

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QUEUE ? Pourquoi la longueur…

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La QUEUE des ANIMAUX

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QUEUE ? Pourquoi la longueur... dans Contes 0a807Jadis, les animaux n’avaient pas de queue.

Le cheval ne pouvait pas chasser les mouches, l’écureuil sans queue avait du mal à sauter de branche en branche, le renard était bien moins beau et ne parlons pas du lion !

Le sage roi des animaux, le lion, prit la décision de remédier à cette situation.
Il réfléchit pendant longtemps à la façon dont il allait s’y prendre et à la fin, il fit appeler le renard pour lui demander conseil.

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Tous les animaux ne peuvent pas avoir la même queue, estima le renard. - Je sais cela, moi aussi , répondit le lion. Mais comment départager les animaux sans se montrer injuste ?

- Le renard réfléchit un instant, puis déclara, C’est simple. Ceux qui arriveront les premiers recevront les plus belles queues.
- Le lion acquiesça, C’est une excellente idée. Cours vite dans la forêt et préviens tous les animaux qu’ils doivent se présenter à midi, au bord du ruisseau, pour la distribution des queues.

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Le renard transmit le message et courut vite vers le ruisseau pour arriver le premier.
Il fut suivi de près par le cheval, l’écureuil, le chat et le chien qui arrivent toujours les premiers quand on distribue quelque chose.

Vinrent ensuite les autres animaux…l’éléphant, le cochon et le lièvre se présentèrent les derniers.

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Lorsque tous les animaux furent réunis dans la clairière, le lion se mit à distribuer les queues.
Il se servit d’abord lui-même ; ce fut une superbe queue, longue et dorée, terminée par un plumeau.

Ensuite, le lion attribua de très belles queues bien touffues au renard et à l’écureuil.
Le cheval opta pour une magnifique queue en crin.
Le chien et le chat reçurent encore des queues fort présentables, mais les animaux qui arrivèrent les derniers, se trouvèrent bien démunis.

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L’éléphant eut une maigre cordelette avec quelques soies au bout. Il en fut si navré qu’il en porte aujourd’hui encore la trompe basse.

La queue du cochon était fine comme un ver de terre. Il la fit boucler pour la rendre plus jolie.

Le pauvre lièvre resta sans queue.

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Le chien et le chat commencèrent à se disputer pour savoir lequel d’entre eux avait la plus belle queue.
À la fin, le chien attrapa le chat et lui arracha d’un coup de dents l’extrémité de la queue.

Le chat s’enfuit dans l’arbre et depuis ce jour, il préfère se sauver devant le chien.
Le lièvre ramassa le bout de la queue du chat et le colla sur son derrière. Ceci explique pourquoi la queue des lièvres est si petite.

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CHEVRE ? Pas mouton !

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 La chèvre et le mouton

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CHEVRE ? Pas mouton ! dans Contes 0a807La chèvre et le mouton étaient de bons amis et vivaient l’une à côté de l’autre.
Ces deux amis mangeaient et jouaient ensemble.
Bref, ils se contentaient de tout faire ensemble.

Un jour, ils entreprirent de faire un voyage qui devait les emmener dans un lointain village. Alors ils se rendirent à la gare routière où ils trouvèrent un taxi à bord duquel ils montèrent.

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La chèvre, très intelligente dit au chauffeur :

- Chauffeur, celle-ci est ma sœur, nous faisons tout ensemble. Si je n’ai pas, je lui emprunte et si elle n’a pas, je lui prête.

Le chauffeur entendit tout cela et les félicita d’une telle amitié.

Tout à coup, à mi-chemin du parcours, la Chèvre demanda à sortir pour satisfaire son besoin. Elle descendit sans avoir payé rentra dans la brousse et ne revint plus.

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Le Chauffeur fatigué d’attendre attaqua le mouton prit chez lui les frais de transport des deux voyageurs.
Malheureusement, le Mouton n’avait plus assez d’argent et dû rentrer chez lui à pied.

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Depuis ce jour,
quand le mouton voit venir une voiture, il ne s’écarte pas…il attend bonnement au milieu de la route espérant avoir son reliquat ;
la Chèvre, elle, fuit rapidement pour ne pas être attrapé par le Chauffeur.

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