ALADIN et la lampe…

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Aladin et la lampe magique

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ALADIN et la lampe... dans Contes 0a807Quelque part en Afrique,
vivait un puissant magicien qui possédait d’innombrables trésors, obtenus par magie.

Un jour qu’il était assis devant ses étranges instruments grâce auxquels il pouvait voir le futur, il vit dans un tourbillon de fumée quelque chose qui lui coupa le souffle.

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Dans une ville lointaine vivait un jeune garçon, Aladin, qui possédait, sans le savoir, un très grand pouvoir magique.

Plus encore, enterré dans une cave sous une colline hors les murs de la ville, se trouvait le plus merveilleux trésor qui soit au monde.
Ce n’était pas tout, dans la même cave se trouvait une vieille lampe qui pouvait exaucer tous les désirs de celui qui la possédait.
Aladin, et Aladin seulement, pouvait se rendre maître et du trésor et de la lampe.

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Le magicien, fasciné par ce qu’il avait vu, revint subitement sur terre
« Ne suis-je pas un grand magicien ?…,(se dit-il)… je ne vais certainement pas laisser un tel trésor entre les mains de cet ignorant. »

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En hâte il se déguisa en religieux et, frottant l’anneau magique qu’il avait au doigt, dit
« Conduis-moi dans la ville d’Aladin. »
En un éclair il fut dans la rue où Aladin jouait avec ses compagnons.

Dès qu’il l’eut reconnu, le magicien appela le jeune garçon :
- Aladin, mon cher neveu ! Viens que je t’embrasse ! Cela fait Si longtemps que je te cherche.

Aladin, le regardant avec étonnement, répondit
- Je ne vous connais pas, ma mère ne m’a jamais parlé d’un oncle et mon regretté père ne m’avait de sa vie parlé d’un frère.

- Mon pauvre enfant, (dit en pleurant le magicien)…cela fait si longtemps que je n’ai pas vu ton cher père et il me faut apprendre maintenant qu’il est mort… Mon cher enfant… par amour pour ton défunt père je veux prendre en charge ton éducation et faire de toi une personne respectable, car je vois à tes vêtements que ta mère a bien du mal à vous faire vivre.

- Mon oncle, dit Aladin,  ma mère, en effet, n’est qu’une pauvre ouvrière, allons la trouver pour lui annoncer la bonne nouvelle.

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Tout d’abord la pauvre veuve ne voulut pas croire le mystérieux étranger, mais elle se radoucit quand il lui donna dix pièces d’or afin qu’elle achète des vêtements à son fils.

-  Mais seulement les plus beaux , précisa-t-il … car, Si Aladin doit devenir riche et puissant, il doit être vêtu an conséquence. J’en jugerai par moi-même demain car dès le lever du jour je le prendrai à ma charge

La mère d’Aladin  employa les dix pièces d’or à l’achat des plus beaux et des plus fins vêtements qu’elle pût trouver.

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Le matin suivant, quand l’étranger revint, Aladin l’attendait, vêtu aussi somptueusement que les enfants des plus riches de la ville.

- Parfait, approuva le magicien,  maintenant allons, il n’y a plus de temps à perdre.

Il l’emmena dans de splendides jardins pleins de fleurs merveilleuses qui embaumaient. Leurs pétales multicolores se reflétaient dans les pièces d’eau, bordées de mosaïques et de fontaines. Ils se reposèrent sur une pelouse douce comme du velours et écoutèrent le chant des oiseaux.

Aladin n’avait jamais rien vu ni entendu d’aussi beau, même dans ses rêves…

Quand le magicien vit Aladin aussi émerveillé, il se frotta les mains, son plan devait réussir.

- Je vais te faire voir des choses extraordinaires et inconnues de tous les mortels, des richesses que personne n’a jamais vues..
promit-il, alors qu’ils approchaient de la colline sous laquelle était enfoui le trésor.

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Le magicien commença à mesurer le sol puis il s’arrêta.
Ayant allumé un feu de quelques brindilles, il y jeta une poignée d’encens. Bientôt il n’y eut plus qu’un épais nuage de fumée.

- Regarde à travers la fumée, dit le magicien lui montrant le sol.
Aladin, surpris, découvrit une trappe pourvue d’un anneau en fer.
Tu vas soulever cette trappe et descendre dans les profondeurs de la terre… murmura le faux-oncle,… tu passeras par des couloirs, des salles, des jardins, tout ce que tu pourras prendre sur le chemin sera à toi, la seule chose que je désire est une lampe qui est accrochée dans une des salles.

-  Avec plaisir, mon oncle,dit Aladin, mais pourquoi ne viendriez-vous pas avec moi ?

- Je reste ici pour veiller sur ta sécurité … dit le magicien,… maintenant vas-y. 

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Aladin attrape l’anneau et soulève la trappe avec tant de facilité que le magicien en est suffoqué.
Le jeune garçon arrive à un passage obscur après avoir traversé de grandes salles pleines d’or, d’argent, de diamants, de perles et autres pierres précieuses.

Sans le savoir il a découvert le plus riche trésor du monde.
Il continue d’avancer et arrive à un jardin merveilleux.

Les arbres ploient, tant leurs branches sont chargées de fruits. Mais ce ne sont pas des fruits ordinaires, leur éclat est éblouissant.
De chaque branche tombent des diamants, des perles, des rubis d’un rouge intense, des améthystes, des émeraudes et des saphirs.
Les pétales des fleurs sont d’or fin et dignes d’orner la tête d’une princesse.

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Dans une niche est accrochée la lampe.
Elle est vieille, poussiéreuse et éclaire faiblement.
Aladin la décroche avec précautions, éteint la flamme, jette l’huile et prend le chemin du retour.

Alors seulement il prend le temps d’admirer les richesses qui l’entourent et d’en remplir ses poches.
Le magicien l’attend dans la plus grande impatience.
Quand il le voit, il crie:

- Que de temps il t’a fallu! Viens maintenant, passe-moi la lampe et je t’aiderai à sortir.

- Je ne peux pas, mon oncle, elle est trop lourde, aidez-moi d’abord à sortir , bégaieAladin.

Mais le magicien n’a pas la moindre intention de l’aider.
Il veut la lampe pour ensuite se débarrasser du jeune garçon.
Il insiste, tour à tour doux et menaçant, mais en vain.

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Aladin essaie encore, et encore, mais il ne peut réussir à soulever la lampe jusqu’à l’ouverture.
Alors le magicien entre dans une fureur épouvantable.

-  Ingrat, hurle-t-il, je vais te donner une leçon.

Et à ces mots il jette une seconde poignée d’encens dans le feu, tout en marmonnant des paroles magiques dans une langue inconnue.
La dalle de pierre se met à bouger et, lentement, recouvre l’ouverture.

- Puisque je ne peux pas avoir cette lampe, tu peux mourir, personne ne viendra te chercher là , dit-il avec un rire mauvais.
Puis il frotte l’anneau magique et disparaît.

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Aladin est tout seul dans l’obscurité.
Comment aurait-il pu penser que son oncle le traiterait aussi cruellement.
Il appelle au secours mais personne ne peut l’entendre et il ne peut sortir de là sans aide.
Il remonte les couloirs, les salles, jusqu’au jardin merveilleux, cherchant une issue éventuelle. Mais rien.
Désespéré, il revient au point de départ et, se laissant tomber dans un coin, il pleure silencieusement.

Puis il se met à prier.
Comme il prie, ses doigts accrochent la vieille lampe et soudain un génie à la figure énorme se matérialise devant lui.

- Maître, vous m’avez appelé, que désirez-vous ?
demande-t-il à Aladin.

-  Emmène-moi auprès de ma mère, ordonne le jeune garçon, abasourdi et, avant d’être revenu de son étonnement, il se trouve devant la porte de sa maison …

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Il raconte ses aventures à sa mère qui convient avec lui que la lampe renferme un pouvoir magique et ils comprennent alors pourquoi le magicien y tenait tant.

Aladin est fou de joie :
- Finies la pauvreté et les privations !
et, joignant le geste à la parole, il fait de nouveau apparaître le génie auquel il commande à dîner.

Le génie disparaît un instant et reparaît chargé d’une bassine et de douze plats d’argent, chacun rempli de mets plus délicats les uns que les autres.
Le génie apporte également du vin et des fruits délicieux, qu’il place devant Aladin et sa mère.

Cette dernière ne peut en croire ses yeux et tremble de crainte
- Jette cette lampe, mon fils, elle est ensorcelée et ne nous apportera que des ennuis.

- Mais c’est elle qui m’a libéré de cette trappe dans laquelle mon prétendu oncle m’avait enfermé !
proteste Aladin en commençant à manger.

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Pourtant sa mère ne cesse de s’inquiéter et de trembler.
Pour lui faire plaisir, Aladin promet de cacher la lampe dans un endroit sûr et de chercher un travail honnête.
Puis tous deux décident de vendre les plats d’argent, et ainsi de vivre un certain temps confortablement.

Pendant la journée, Aladin va de marché en marché, regardant travailler les orfèvres et les commerçants en essayant d’apprendre quelque chose.

Un jour il décide d’ouvrir lui-même un commerce; emportant avec lui les pierres précieuses qu’il a ramenées du jardin merveilleux, il quitte la maison.

Il a à peine fait quelques pas qu’il entend les trompettes du messager du sultan

-  Rentrez chez vous, crie celui-ci,  fermez portes et fenêtres, la princesse Badroulboudour, fille du sultan, va passer, elle ne doit pas être vue. Si quelqu’un désobéit à cet ordre, il aura la tête coupée.

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Aladin a souvent entendu parler de la beauté de la princesse et il brûle d’envie de la voir.

Inconscient du danger, il se cache donc derrière une porte et attend qu’elle passe.

En effet la princesse est la plus belle brune que l’on peut voir au monde, elle éclipse par sa beauté toutes les servantes qui l’entourent..

Quand elle passe devant la porte derrière laquelle se cache Aladin, le vent soulève légèrement son voile, découvrant ainsi un visage dont la perfection le fait trembler d’émotion.

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Une fois la princesse passée, il reprend ses pierres précieuses et rentre en courant chez lui.
Il a toujours devant ses yeux, la vision de la princesse et, bien que sa raison sache que c’est pure folie, son coeur déborde d’amour.
Il ne peut plus ni manger ni dormir.
Sa mère le remarque et lui en demande la raison.

- Hélas mon fils !  se lamente-t-elle lorsqu’il lui raconte son tourment,  la fille du sultan n’est pas pour quelqu’un comme toi, quelque soit ton amour pour elle, mon fils, il n’y faut plus penser. 

- Ma fortune peut égaler celle du sultan,rétorque Aladin,  j’ai beau n’être que le fils d’un pauvre tailleur, je suis sûr que le sultan ne possède pas de pierres précieuses comparables aux miennes.

Aladin dispose ses pierres précieuses dans le bassin d’argent et ajoute :
- Chère mère, vous allez vous présenter au sultan et demander pour moi la main de la princesse. Prenez ces joyaux et offrez-les au sultan, ne me refusez pas cette faveur, je vous en supplie, ou je mourrai de chagrin.

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Il n’y a rien qu’une mère ne ferait pour son fils.
La mère d’Aladin prend donc le bassin plein de joyaux et, courageusement, se rend au palais.
Apres avoir franchi d’innombrables portes, elle arrive au divan, pièce immense où se trouvent les nobles, les vizirs et les juges de la cour.
Au centre de la pièce, trône le sultan en personne, écoutant les requêtes de ses sujets.

Quand elle le voit, la mère d’Aladin se sent défaillir et elle veut rebrousser chemin mais le sultan la remarque.
- Faites venir cette femme, je suis curieux de savoir ce qu’elle désire », dit-il à son grand vizir.

Une fois devant lui, la mère d’Aladin se prosterne, baise le tapis qui couvre les marches du trône et dit :

- Avant d’exposer à Sa Majesté le sujet extraordinaire qui me fait paraître devant son trône, je la supplie de me pardonner la hardiesse de la demande que je viens lui faire.
- Relève-toi, bonne femme…
répond gentiment le sultan… quoi que ce puisse être, je te le pardonne dès à présent et il ne t’arrivera pas le moindre mal parle hardiment.

J’ai un fils nommé Aladin ,
commence-t-elle et, d’une voix tremblante, elle raconte comment son fils, bien que ce soit interdit, a vu la princesse et, devant sa beauté incomparable, en est tombé follement amoureux.
Et je suis venue ici pour demander à Sa Majesté la main de sa fille pour mon fils.

- Et qu’est-ce qui te permet de penser qu’il est digne de ma fille ?
questionne le roi amusé.

- Il vous envoie ce présent…répond bravement la mère d’Aladin en découvrant le bassin d’argent. Un murmure d’admiration parcourt l’assemblée.

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 Le sultan, revenu de son étonnement, se penche vers son grand vizir et lui dit
Chacune de ces pierres vaut à elle seule dix fois plus que ma fortune tout entière, que dis-tu d’un tel cadeau? Que dois-je répondre?

- Je dois reconnaître que le présent est digne de la princesse… répond le vizir à contrecoeur…mais je pense qu’il serait prudent d’attendre quelques mois avant de vous prononcer, car je suis très soupçonneux quant a l’origine de ces pierres…

- Rentre chez toi, bonne femme… reprend le sultan et dis à ton fils que j’accepte sa requête mais qu’il lui faudra attendre trois mois car il me faut le temps de faire tous les préparatifs Aussi, reviens au bout de ce temps-là.

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La mère, débordante de joie, se dépêche de rentrer pour annoncer la bonne nouvelle.

Cette nuit-là, Aladin s’endort le coeur léger, en remerciant Dieu de sa bonté.

Mais il ne sait pas que le grand vizir est prêt à tout pour l’empêcher d’épouser la princesse, car lui-même a un fils qu’il veut marier à la fille du sultan afin qu’il monte un jour sur le trône.

D’ailleurs, le sultan ne lui a-t-il pas promis la princesse pour son fils bien avant que la mère d’Aladin ne, se présente?
Va-t-il laisser un inconnu gâcher ses plans?

Le grand vizir sait ce qu’il lui reste à faire: le sultan devient vieux et il perd un peu la tête. S’il n’entend plus parler d’Aladin pendant quelque temps, il oubliera sa promesse.
Alors il pourra même le convaincre habilement que son propre fils est plus digne d’épouser la princesse Badroulboudour.

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Le vizir ne perd pas de temps.
Le plus important dans la préparation d’un mariage est la procession qui, à travers la ville, se rendra jusqu’au palais du sultan.

Le grand jour arrive.
Des soldats et des gardes en uniforme de cérémonie défilent dans les rues tandis que la population s’active à allumer des lampions et à jeter des fleurs.

Aladin ne sait rien de tout cela, car il ne quitte pratiquement pas sa chambre, comptant les jours qui le séparent de sa chance.
Pourtant ce soir-là, il s’aventure dans les rues et, étonné de voir la ville en fête, demande quelle est la raison de cette agitation.

- Nous célébrons aujourd’hui le mariage du fils du grand vizir avec la princesse Badroulboudour, étranger … lui répond-on.. Nous attendons que l’époux sorte du bain pour l’accompagner jusqu’au palais

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Aladin n’attend pas plus longtemps, il court jusqu’à sa chambre, prend la lampe qu’il avait cachée et fait glisser ses doigts sur le bronze.

Que désirez-vous, maître ?  demande aussitôt le génie.

-  En ce moment même la procession du mariage de la princesse Badroulboudour marche vers le palais du sultan. Je veux prendre la place du prétendant. Mène le fils du vizir chez lui et enferme-le. Procure-moi aussi les mêmes vêtements que les siens.

Il sera fait selon votre désir, maître…, répond l’esclave de la lampe.

En un clin d’oeil Aladin est habillé et parfumé comme un prince et transporté au palais.
La procession arrive à hauteur des portes du palais et personne n’a remarqué la substitution.
Seuls le sultan et le grand vizir s’étonnent à la vue de ce mystérieux étranger.

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Aladin se jette aux pieds du sultan
Monarque au-dessus des Monarques du monde, commence-t-il,  je viens au sujet de la promesse que vous avez faite à ma mère

Le sultan irrité se tourne vers le grand vizir :
-  Je me souviens, dit-il, ce doit être cet Aladin. Toi, mécréant, tu voulais que ton fils prenne sa place. 

- Je pensais seulement à votre intérêt,… dit le vizir furieux de la tournure des événements, …et Si vous voulez bien me permettre ce conseil, demandez à cet homme une dot digne de la princesse, vous ne savez même pas quelle est sa fortune.

Le sultan réfléchit un moment et dit :
-  Notre coutume, Aladin, est d’exiger une grosse dot pour une princesse. Pour ma fille, je demande quarante plats d’or fin remplis de pierres précieuses. A cette seule condition je te donnerai ma fille.

- Que Sa Majesté attende un instant, je reviens avec la dot qu’elle demande ,répond Aladin au grand étonnement des personnes pré-sentes.

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En hâte il rentre chez lui; un instant plus tard, on le voit apparaître dans la rue suivi de quarante servantes, chacune portant sur la tête un plat du plus bel or rempli des plus beaux joyaux. Il s’est procuré tout cela grâce à sa lampe magique…

Quelle magnifique procession !
Aladin marche en tête, sur un superbe cheval arabe, suivi de sa mère, habillée comme une reine et accompagnée de douze esclaves.
Des cavaliers les suivent, jetant à la foule émerveillée des milliers de pièces d’or.

Le sultan peut à peine en croire ses yeux.
Il vient lui-même à la rencontre d’Aladin, l’embrasse comme son propre fils et, n’écoutant plus les avertissements jaloux de son vizir, il donne l’ordre de commencer les festivités.

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En un instant la musique retentit et le sol se met à trembler sous les pieds des danseurs.
Le palais ruisselle de lumières et tout le monde s’amuse.
Le sultan, à qui Aladin a plu tout de suite, appelle ses juges et ordonne que le contrat de mariage soit signé sur-le-champ.

Une fois la chose faite, Aladin se lève et demande la permission de se retirer.
- Où voulez-vous aller, mon fils ? …lui demande le sultan,… au­jourd’hui est un grand jour et votre épouse vous attend.
Sa beauté est telle qu’elle mérite davantage que ce que j’ai pu lui donner jusqu’à présent, répond Aladin. J’ai décidé qu’avant le lever du jour, j’aurai fait construire un palais digne de recevoir la princesse. J’aimerais que vous choisissiez vous-même l’emplacement de notre future demeure.

Choisissez la partie de mon royaume qu’il vous plaira, si vous pensez que c’est nécessaire mais vous n’avez pas besoin d’un palais car à partir de ce jour, celui-ci est le vôtre.

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Cette nuit-là, une armée de génies invisibles travaille à la construction du palais d’Aladin tout près de celui du sultan.
Il est tout de marbre fin, de jade et d’agate; les pièces sont ornées d’or et d’argent, les murs de magnifiques tentures et les sols de merveilleuses mosaïques.

Avant le lever du jour, le palais retentit des voix des servantes, du bruit de la vaisselle et du hennissement des chevaux dans les écuries.
Le soleil se lève sur un tapis de velours qui court du palais d’Aladin au palais du sultan.
Ainsi font les esclaves de la lampe conformément aux ordres d’Aladin.

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La princesse Badroulboudour tombe éperdument amoureuse d’Aladin dès qu’elle le voit et les festivités de leur mariage durent quarante jours et quarante nuits dans le plus grand apparat.

Le grand vizir, voyant que sa cause est perdue à jamais, ne tente plus d’empêcher leur bonheur.
Ils auraient donc pu vivre parfaitement heureux si, quelque part, le terrible magicien ne s’était un jour souvenu d’Aladin.

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Encore une fois, du fin fond de l’Afrique, il décide d’essayer de rentrer en possession de la lampe merveilleuse et de savoir ce qu’il est advenu de cet Aladin qu’il a emprisonné dans la trappe. Il s’installe donc devant ses instruments et prononce la formule magique.

Quelle n’est pas sa surprise de voir qu’Aladin vit comme un prince et qu’il a épousé la fille du sultan lui-même!
Il entre dans une colère terrible, criant et gesticulant comme s’il était possédé par le diable, tout en se demandant comment lui dérober la fameuse lampe, car il est sûr que le fils d’un misérable tailleur n’a pu devenir gendre du sultan sans l’aide des pouvoirs magiques de la lampe.

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Il se décide à agir et sans perdre une minute il frotte son anneau magique. En un éclair, le voilà transporté dans la ville même où vit Aladin. Il se promène dans les rues questionnant les passants.

Bientôt il sait tout ce qu’il veut savoir sur Aladin et son palais.

 Alors il achète une douzaine de lampes neuves et commence à arpenter les rues en criant:

- Qui veut échanger une vieille lampe contre une neuve? Qui veut échanger une vieille lampe contre une neuve ?

Les citadins pensant que le camelot a perdu la raison profitent sans chercher davantage de cette offre inespérée. Le magicien échange en souriant lampe après lampe tout en se rapprochant du palais d’Aladin.

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Quand il arrive aux portes du palais, il ne lui reste plus qu’une lampe
- Une lampe neuve contre une vieille , crie-t-il sous les fenêtres d’Aladin.

Il a appris qu’Aladin et son épouse ne sont pas au palais, ainsi ne craint-il pas d’être découvert. Il tremble d’émotion lorsque l’un des esclaves du palais ouvre la fenêtre et lui crie :
- Attends un instant, notre maître a une très vieille lampe dans sa chambre. Je crois qu’il serait bien content, si on la lui changeait pour une neuve.

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Le magicien n’en croit pas ses yeux, l’esclave lui donne contre une neuve, la lampe merveilleuse qu’il désire depuis si longtemps…

Dès qu’il l’a entre les mains, il se hâte de quitter la ville, puis il attend que la nuit tombe et que le palais soit endormi.

Alors il frotte la lampe et le génie lui apparaît.
- Maître, que désirez-vous ?  demande-t-il.
- Je veux que le palais d’Aladin ainsi que la princesse soient transportés chez moi en Afrique, mais je veux qu’Aladin reste ici. Il s’expliquera lui-même avec le sultan, dit-il avec un rire mauvais.

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La nuit est sans étoile et sans lune. Tout à coup, sans que personne ne s’en aperçoive, le palais s’élève dans le ciel, ne laissant à la place qu’une vaste surface de terre battue.
Le matin, quand le sultan se réveille, il regarde comme il en a l’habitude, vers le palais d’Aladin. Mais ce jour-là, il ne peut en croire ses yeux, est-il en train de rêver?

Hélas non on aurait dit qu’un énorme coup de vent a balayé la terre et a tout emporté. A la place du palais, il n’y a plus qu’un espace vide. Horrifié, le vieux sultan fait appeler son grand vizir. 
-  Dis-moi ce que tu vois , lui ordonne-t-il en ouvrant la fenêtre.
- Majesté, le palais du prince a disparu ,
s’écrie le vizir stupéfait.

Puis, se tournant vers le sultan, il ajoute :
- Si seulement vous m’aviez écouté, j’ai toujours pensé que cet Aladin avait usé de moyens malhonnêtes et de magie pour épouser votre fille ! Il faut l’attraper, le punir sévèrement et le forcer à s’expliquer.

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Le sultan, la veille encore si attentionné pour Aladin, ne pense plus maintenant qu’à se venger.
- Il faut qu’il souffre les pires tortures , crie-t-il, fou de rage…lancez les gardes à sa recherche, qu’on fouille toute la ville pour le retrouver.

Ils ne cherchent pas longtemps.
Aladin dort profondément près d’un buisson.
On l’amène devant le sultan fou furieux et lorsqu’il est jeté dans le plus noir et le plus profond cachot, il n’a toujours pas compris ce qui lui arrive. Il est là impuissant, sans défense.

Très loin au-dessus de lui, il entend la voix du sultan
- Je te donne quatre jours et quatre nuits, Si d’ici là la princesse Badroulboudour n’est pas revenue, je te ferai couper la tête.

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Aladin l’écoute le coeur serré.
Où donc est sa chère princesse?
Il réfléchit longtemps à sa mystérieuse disparition et à la non moins mystérieuse disparition de son palais.
Il comprend enfin que seul le magicien peut être l’auteur de ce crime.

Mais comment le retrouver maintenant qu’il n’a plus sa lampe merveilleuse?

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Tandis qu’Aladin souffre dans sa prison, le magicien fait sa cour à la pauvre princesse Badroulboudour.

- Rien ne sert de pleurer, belle princesse, vous ne reverrez jamais Aladin , lui répète-t-il sans cesse.  Maintenant que je vous ai fait amener ici, en Afrique, vous et votre palais, personne n’osera plus essayer de vous enlever à moi. Je vous ai choisie pour épouse et ce soir je viendrai vous demander votre main. Si vous refusez de me prendre pour époux, malheur à vous !
ajoute-t-il d’une voix menaçante avant de la quitter.

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La princesse se cache tout d’abord la tête dans les mains et se met à pleurer. Puis elle imagine un plan:
si Aladin est impuissant, sans le secours de sa lampe, elle, au moins, peut agir.

Ce soir-là, elle met sa plus belle robe, s’enduit des plus riches parfums et ordonne qu’on prépare un somptueux festin, accompagné des vins les plus forts. Puis elle s’assoit et attend le magicien.

Elle l’accueille avec son plus doux sourire.
- Vous êtes mon maître, lui murmure-t-elle en se prosternant devant lui.

Le magicien ne peut détacher les yeux de la merveilleuse princesse.
- Je vois que vous avez pensé à ma proposition … commence-t-il, mais elle ne le laisse pas terminer.

Elle l’invite à se mettre à table, lui offre un verre de vin.
La soirée passe, la princesse parle, rit, dit mille bêtises et le magicien ne cesse de boire.
- Je sais, mon maître, dit enfin la princesse,  que votre pouvoir dépasse de loin celui de tous les rois du monde, d’où le tenez-vous ? 

- De cette lampe, bégaie le magicien, sortant de sa robe la lampe merveilleuse, il me suffit de la frotter ici et…
il ne peut terminer sa
phrase, il glisse lourdement sur le sol et se met à ronfler.

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La princesse n’attendait que cet instant, elle attrape la lampe et la frotte comme le magicien lui a indique.
Que désirez-vous, maîtresse ?
demande le génie qui est si grand et si impressionnant que la princesse en est terrifiée.

- Envoie ce magicien en enfer et reviens tout de suite, commande-t-elle, reprenant courage.

Le géant s’empare immédiatement du magicien et disparaît pour reparaître une seconde plus tard.
- Vous n’entendrez plus parler de ce magicien, dit-il. Désirez-vous autre chose, princesse ?
- Ramenez ce palais où il était !

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La lampe une fois de plus réalise les désirs de la princesse.
Avant que le coq ne chante, Aladin est libéré et rendu à sa princesse.

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Le sultan se réjouit avec eux et Aladin oublie bien vite les souffrances du cachot.

Mais à partir de ce jour, la lampe disparaît et on n’en entend plus parler.

L’intelligente princesse l’a cassée en mille morceaux, elle en a brûlé une partie, enterré une autre et jeté le reste à la mer.
Ainsi agit-elle car elle craint l’envie et le désir de pouvoir qui sont souvent plus forts chez les hommes que la bonté…
 

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CREATION ? Goutte de LAIT !

 

GUENO

l’ETERNEL

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CREATION ? Goutte de LAIT ! dans Contes 0a807Au commencement,
il y avait une énorme goutte de lait.

Alors vint Doondari, et il créa la pierre.

Puis la pierre créa le fer ;
Et le fer créa le feu ;
Et le feu créa l’eau ;
Et l’eau créa l’air.

Puis Doondari descendit pour la seconde fois.
Et il prit les cinq éléments.

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Avec les cinq éléments il modela l’homme.
Mais l’homme était fier.
Alors Doondari créa la cécité, et la cécité vainquit l’homme.

Mais quand la cécité devint trop fière,
Doondari créa le sommeil, et le sommeil vainquit la cécité …

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Mais quand le sommeil devint trop fier,
Doondari créa l’ennui, et l’ennui vainquit le sommeil.
Mais quand l’ennui devint trop fier,
Doondari créa la mort, et la mort vainquit l’ennui…

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Mais quand la mort devint trop fière,
Doondari descendit pour la troisième fois…
Il vint sous les traits de
Guéno,
l’éternel,
Et Guéno vainquit la mort.

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SIRA et le sorcier

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SIRA


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SIRA et le sorcier dans Contes 0a807Il était une fois dans la savane Ouest Africaine
une belle fille s’appelant Sira.

Elle était belle comme l’aurore,
avait les dents blanches comme du coton au soleil, un cou droit, une poitrine bien dégagée.

Les perles qu’elle portait autour de ses reins chantaient et louangeaient sa beauté et son charme.
Bref Sira était tout ce qui peut évoquer chez un homme l’envie de la posséder, de l’épouser, de la garder jalousement au fond de sa case.

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Quand Sira était enfant, elle avait un ami du nom de Bani.
Bani et Sira avait grandi ensemble et étaient très proches.
le village les appelait mari et femme et il s’était tissé une certaine connivence entre les deux familles. Elles s’assistaient mutuellement pour bonnes et aux mauvaises causes.

Les deux enfants s’étaient aimés et lorsqu’ils sont devenus grands tout le monde au village a compris le sens de leur amour, a décidé de les marier.
Les nonces furent célébrées avec la bénédiction de tous les parents et dans la joie des amis.

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Mais, il y avait une seule personne qui n’avait pas pu contenir sa jalousie vis-à-vis de ce jeune et beau couple : le sorcier Tura.
Tura était très fort dans l’art occulte.
Il avait comme compagnon de tous les jours Satan en personne.
La présence de ce compagnon de malheur se manifestait par les faits suivants : Tura était toujours survolé par le vautour à la couronne blanche.
Il avait toujours les yeux rouges et ne dormait jamais le jour.

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Lorsque les noces furent célébrées, Tura entra en action.
Sira eu la nuit conjugale de terribles maux de tête.
La deuxième nuit, les maux de tête persistaient ainsi que la troisième et la quatrième nuit.
A la cinquième nuit, aux maux de tête virulents s’ajoutaient les maux de ventre que Sira sentir jusque dans le dos et dans ses hanches.
Elle transpirait, criait, pleurait, souffrait.

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Sira fit appeler sa mère à qui elle tint ce langage :

- mère, peux-tu m’aider à trouver un remède à mes maux ?

- ma fille, je vais réunir tous les marabouts et sorciers de notre contrée. Si je dois y mettre toutes mes économies, je le ferai pour toi mon unique enfant chérie.

- maman, la famille de mon mari commence à perdre patience, je te prie de sauver mon amour et mon mariage.

- je le ferais, mon enfant, et s’il le faut , je sacrifierai ma personne pour lever ce malheur qui te frappe.

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La mère de Sira réunit alors tous les marabouts et sacrifia la quasi totalité de son troupeau de bovins.
L’opération ne fut couronnée d’aucun succès.
Elle répéta quatre fois. Rien.
Sira la fit appeler encore. Ses douleurs persistaient. Elle était devenue très maigre et avait perdu tout son charme à cause de la maladie.
Ses belles soeurs avaient commencé, contre elle, une vaste campagne de délation.
 » Quelle est cette quenouille qui est toujours couchée sur un lit de mort ? « 

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Une semaine plus tard, la famille du marié envoya le griot en le chargeant de faire lever le mariage de Sira et Bani.
Le mariage n’était pas consommé, la famille de Sira était tenue rembourser les frais essentiels prévus à cet effet.
Sira fut emportée la même nuit, comme un bébé à califourchon, dans la case de la mère.
Elles pleuraient toute la nuit ensemble.
Sira jura alors d’épouser l’homme qui la guérira de ses maux.

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Sa mère lui dit :

-ma fille, j’ai dépensé toute ma fortune pour ton bonheur. Je le jure sur mes ancêtres que tu épouseras l’homme que tu aimes.

La nouvelle du divorce annoncée, Tura le sorcier se présenta très tôt le matin devant la case de la mère de Sira.
On sentit sa présence à cause de son odeur nauséabonde et du vol des vautours.
Il rassura la mère et la fille de ses bonnes intentions de mariage et de la recherche du bonheur de Sira.

La mère lui dit :

- Ma fille est malade, détruite et elle ne peux même pas se tenir debout.

- Ce n’est pas un problème, dit le sorcier, je le règle en trois jours sinon je quitte ce village et vous n’entendrez plus jamais parler de moi.

Sira qui entendait tout ce dialogue au fond de la case avait déjà pris sa décision :

- mère, j épouserai cet homme s’il me guérit.

La mère qui n’était pas d’accord du choix de l’autre accepta mais ne baissa pas les bras. Aussitôt que le sorcier a commencé le traitement la mère courut voir son frère et lui dit :

- Mon unique bébé doit épouser cet homme crapuleux. Je te prie de faire quelque chose.

- Ma soeur, dit l’oncle, que la volonté des ancêtres soit faite. Jamais notre famille n’a fait du mal à personne, que cela nous soit reconnu.

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Sira fut guérit par le sorcier Tura qui annonça son mariage avec beaucoup publicités. Il se moquait de tous ces devins et autres chasseurs dont les efforts de conquête ont été vain.

Le jour du mariage arriva. on ne vit aucun vautour dans le ciel et il eut grande tornade qui chassa les convives.
Le sorcier piqua une vive colère se retira au fond de sa case et dormit ; lorsqu’il se réveilla, le soleil était au zénith. Il bondit de sa case, aucun vautour.

Sira était là, assise entourée de quelques vieilles femmes qui survivaient grâce aux nombreuses cérémonies de mariage, baptême et funérailles.
La nuit tombée, Tura se précipita au fond de la case pour consommer son mariage.
Sira fut préparée pour le sorcier.

Lorsque la jeune épouse fut déposée dans son lit, il se précipita, se déshabilla et voulut tout de suite la consommer.
Mais, il constata sur le champ qu’il n’avait rien entre les jambes.
Il s’étonna, réactiva le feu qui éclairait la case.

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C’est ainsi que Sira se rendit compte que son mari, n’avait rien entre les jambes. Elle tenta de lui tenir des propos rassurants mais il ne voulait rien savoir.
Il la traita de sorcière et jura de se venger.
Sur le champ, il la répudia et quitta le village dans la même nuit.

Sira ainsi guérie épousa à nouveau Bani et ils eurent de beaux enfants.

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0bonlundi20 dans Contes



FARI…l’ânesse

 

Fari

la Reine des ânes

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0a807.gifIl y a deux villages…
Le village des hommes et celui des ânes.
Les ânes étaient pauvres, les hommes étaient riches.

La reine des ânes qui s’appelait « Fari », est partie voir le plus grand sorcier de l’Afrique pour devenir une très belle femme qui voulait récupérer la richesse des hommes pour son village.

Le sorcier lui a chanté une chanson, pour qu’elle devienne une femme. Elle repart dans son village, elle attend des jours et des jours qu’un homme passe.

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Quelques jours après…

« Nar le menteur » vit « Fari » et il courut jusqu’au roi des hommes pour lui dire qu’il a vu la plus belle femme dans le village des ânes.

Ils vont voir tous les deux, « Fari » et le roi tombe sous le charme de « Fari »; et l’épouse sur-le-champ.
Et ils eurent beaucoup beaucoup d’ enfants.

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Son dernier enfant avait 5 mois, il est né avec des oreilles d’âne. Un jour, que le roi dormait, « Fari » retourna dans le village des ânes, où elle chanta la chanson du sorcier pour se retransformer en ânesse ce qui lui permettait de galoper, jouer comme un âne…

Mais « Nar »décida de la suivre pour connaître son secret.
Il la vit se métamorphoser en ânesse ce qu’il s’empressa de le dire au roi.
Le roi ne le croyant pas, lui donna une gifle, mais il le suivit au village des ânes pour vérifier si c’était la vérité.

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Mais « Fari » entretemps redevenue une femme; « Nar » dû le prouver.
Il chercha longtemps…
D’ un seul coup, il se rappela la chanson que chantait « Fari ».
Il la chanta devant le roi et « Fari » se transforma en ânesse.
Le roi ordonna à ses gardes de tuer les ânesses mais « Fari » survécue avec une patte cassée, et malgré tout elle réussit quand même à retourner dans le village des ânes.

L’ histoire tomba à la mer et les poissons mangèrent l’histoire.
Tous les enfants qui mangeront du poisson repenseront à cette histoire.
Et l’ histoire revint…


***
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Moralité
Il faut rester soi-même 
ne pas vouloir être une autre personne.

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VOMO la mouche

VOMO

LA MOUCHE

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0a807.gifVomo  la Mouche vint un jour rencontrer Téré l’homme, dans sa solitude, et lui proposa de l’accompagner chez ses beaux-parents.
Vêtus d’habits neufs, ils se mirent tous deux en route au premier chant du Coq. Ils cheminèrent toute la matinée et atteignirent leur but quand l’astre du jour se trouva au milieu du ciel.

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A leur arrivée, on leur dépêcha des sièges, on leur apporta un plat de pâte de sésame. Ils se lavèrent les mains et entamèrent le met. La mouche qui avait grandement faim mangeait vite. Téré  l’interrompit soudain :

- Tu manges vite, gourmande ! Ce plat est à nous deux. Alors dégustons le doucement.

Le plat terminé, les deux voyageurs décidèrent de rebrousser chemin. Ils saluèrent leurs hôtes et les quittèrent.

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A mi-chemin, Téré se mit à se moquer de sa compagne :

- Tu as suffisamment mangé ? Pourquoi as-tu oublié de t’essuyer la bouche ? Regarde comment tu es laide en ce moment.

La mouche voulu se nettoyer. Crac !!! Son cou céda, sa tête tomba. Au lieu de plaindre le sort de la malheureuse, Téré éclata de rire. Dans son transport de joie, il heurta une souche et la déterra.

- Ne peux-tu pas regarder par terre quand tu marches ?
rétorqua le morceau de bois courroucé. Je me dresserais désormais sur ton chemin et sur celui des tiens aussi.

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C’est depuis lors que nous butons contre des souches sur toutes les pistes.

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CASE de pluie

 

LIEVRE MALIN

 

0a807.gifToutes les bêtes de la brousse se réunirent, disant qu’elles allaient faire une grande case à cause de la pluie. Mais le lièvre refusa de venir, disant qu’il était malade, chaque fois qu’on l’envoyait chercher.

Cependant, on termina la case et trois jours après la pluie commença à tomber. Le lièvre accourut au grand galop pour s’y réfugier, mais les autres bêtes l’en chassèrent, indignées.

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Le lièvre resta donc dehors, exposé à la pluie, puis le soleil revint et toutes les bêtes se dispersèrent dans la brousse pour aller chercher leur nourriture.

Le lièvre, de son côté, se procura une très grosse flûte. Cinq jours après, la pluie commença à tomber. Le lièvre arriva en courant et entra le premier dans la case avec son instrument. Il chercha un coin où il se cacha bien.

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Cependant, les autres bêtes entraient à leur tour. Quand elles y furent toutes, le lièvre se mit à jouer de la flûte avec violence, ce qui effraya tellement les bêtes qu’elles s’enfuiret en s’écrasant.
Dehors, cependant, elles finirent par s’arrêter et on se demanda :
-
Qu’y avait-il dans la case ?
- Je n’en sais rien, je n’en sais rien », répondaient les bêtes.

L’éléphant ordonna alors à l’outarde d’aller voir ce qu’il y avait.
Quand l’outarde arriva, le lièvre se remit à jouer de la flûte avec fureur et l’outarde, se sauvant, alla dire que la chose effroyable était toujours dans la case.

L’éléphant eut alors l’idée d’envoyer le chat qui, marchant sans bruit, pourrait arriver à la hutte sans donner l’alarme et verrait prudemment ce qu’il y avait dedans.
Le chat se cacha au bord de la porte et entendit de nouveau le bruit, le lièvre soufflant sans fin dans sa flûte. 
- Il n’y a pas moyen de rentrer, dit le chat. La chose redoutable fait toujours du bruit.

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L’éléphant alors envoya la hyène.
En approchant de la case, celle-ci entendit du bruit et se sauva sans même aller jusqu’à la porte :
- Je suis entré dans la case, dit-il, et la chose a voulu me donner un coup de lance. Je me suis enfui, elle m’a poursuivi, mais n’a pas pu m’attraper. Enfin, bref, je suis sain et sauf et me voici.
- S’il en est ainsi, dit l’éléphant, il faut abandonner la case. N’y allons donc plus.

De ce jour, les animaux abandonnèrent la case au grand profit du lièvre qui en fit son lieu de refuge ordinaire pour les jours de pluie.

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YAMMA et Gabasse

 

 YAMMA et GABASSE

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YAMMA et Gabasse dans Contes 0a807Yamma et Gabasse étaient amis et comme leur propre mère, rivalisaient pour savoir lequel serait capable de faire le plus de mal possible.

Éduqués dans le désir d’agir pour le malheur des autres, ils cherchaient toujours quelle mauvaise plaisanterie ils pourraient réaliser pour nuire à leurs proches.

Ils décidèrent un jour de cultiver chacun un champ de mil. Avant la récolte, Yamma dut partir en ville et, craignant de ne pouvoir faire sa récolte à temps, il dit à Gabasse :

Quand mon mil mûrira, tu le récolteras et tu placeras le produit de cette récolte dans mon grenier.

Gabasse promit d’agir au mieux mais il retomba bien vite dans ses travers habituels. Il n’attendit pas que le mil mûrisse. Il coupa les épis encore verts et les mit dans le grenier de Yamma. Il se garda évidemment d’en faire autant dans son champ.

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Quand Yamma revint de la ville, il passa aussitôt dans son champ pour constater l’état de sa récolte.
Quand il vit que ses tiges de mil avaient été coupées avant maturité et que le champ voisin, celui de Gabasse, était encore plein de tiges aux épis lourds, il comprit la mauvaise farce qui lui avait été jouée.
Il n’hésita pas un instant, creusa un trou sous le grenier de son compère et y enterra une somme importante d’argent.

Le lendemain, au petit matin, Yamma invita Gabasse à passer dans leurs champs pour voir où en était la maturité de leurs épis.
Gabasse, ne sachant pas que son voisin était déjà passé la veille dans son champ, accepta, en riant sous cape à la pensée de la déception à laquelle il ne manquerait pas d’assister.

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Les deux amis arrivés aux champs, durent constater les dégâts, mais Yamma ne montra pas un seul signe de déception, il ne s’irrita pas le moins du monde, laissant Gabasse fortement décontenancé. Il se contenta de désigner son grenier en disant :

Bah ! Tu as bien fait, j’attendrai la fortune moins longtemps. Voici en effet ce que j’ai appris en ville et que j’ai pu constater par moi-même : si on brûle un grenier plein, on pourra déterrer de l’argent dans la terre que surplombait le grenier avant l’incendie.

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Yamma mit donc aussitôt le feu à son grenier.
Les deux compères creusèrent ensuite le sol encore brûlant de braises et, bien entendu, trouvèrent l’argent qui y avait été déposé la veille. 
Gabasse surpris, s’empressa de récolter son mil qui d’ailleurs était à maturité. Il en emplit son grenier qu’il décida de brûler aussitôt.

Mais, à l’emplacement de son grenier, il ne trouva que des cendres.

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L’esprit DJU-DJU

 

Le pêcheur astucieux

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0a807.gifIl était une fois un pêcheur qui vivait au bord d’un fleuve. Toute la journée, il pêchait à la ligne ou au filet, mais prenait aussi le gibier, surtout les lièvres et les antilopes, au collet ou dans les pièges.

Un jour, lorsqu’il était en train de pêcher à la ligne, un gros poisson mordit.

 » Quelle belle prise ! «  se félicita le pêcheur.

Il tira de toutes ses forces et sortit de l’eau l’Esprit Dju-Dju. Celui-ci tenait une énorme hache à la main et riait comme un dément. Épouvanté, le pêcheur arriva tout juste à articuler :
- » Que fais-tu ici ?  »
Dju-Dju rit de plus belle :
 » J’ai voulu juste t’agacer un peu. « 

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*

Lorsque le pêcheur comprit que Dju-Dju n’était pas le monstre féroce pour lequel il le prenait, mais plutôt un farceur, il prit son courage à deux mains :
- » Alors, ne recommence plus ! À la place du gros poisson que j’attendais, c’est toi que j’ai pêché. Au lieu de m’aider, tu viens jouer les trouble-fête.  »
- » Je ne vois pas pourquoi je devrais t’aider. « 

Le pêcheur toisa Dju-Dju et conclut :
 » Tu as raison. Comment pourrais-tu m’aider ? Tu as autant de force que la vapeur qui sort d’une marmite. Tu tiens à peine sur tes jambes.  »
Dju-Dju se vexa :
-
 » Moi, j’ai autant de force que la vapeur au-dessus d’une marmite ? Viens, nous allons mesurer nos forces.  »
- » D’accord. « 

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*

Au bout d’un moment de réflexion, Dju-Dju décida :
 » Voyons qui de nous deux lancera cette hache le plus haut. »

Il regarda le ciel et scruta les environs avant de lancer la hache en l’air.
Le pêcheur voulut savoir :
- » Qu’as-tu à regarder ainsi autour de toi ?  »
- » Je ne voudrais pas que la hache me retombe sur la tête. « 

C’est alors que la hache retomba dans le fleuve, soulevant des trombes d’eau qui vinrent arroser les deux rives. Dju-Dju, qui avait plongé pour récupérer sa hache, n’émergea qu’au bout d’un bon moment :
 » J’ai eu du mal à la dégager. Elle s’était enfoncée profondément dans le fond de la rivière.  »
Il tendit sa hache au pêcheur :
 » À toi de lancer ! « 

Le pêcheur, qui avait déjà bien du mal à la soulever, déclara :
 » Je n’ai même pas besoin de regarder autour de moi. Une fois que je l’aurai lancée, elle ira se ficher tout droit dans le ciel et ne retombera plus.  »
Dju-Dju prit peur :
 » Attends, ne la lance pas. Ce serait dommage de perdre une si belle hache. Faisons plutôt une course à pied. « 

Le pêcheur fut d’accord :
 » Courons jusqu’au bout de ce sentier que les antilopes empruntent pour aller à l’abreuvoir. « 

Il avait creusé un trou dans ce sentier et l’avait couvert avec des branches, espérant y piéger une antilope imprudente.
Dju-Dju s’élança et tomba dans le trou. Le temps qu’il mit à en sortir permit au pêcheur d’arriver au bout du sentier.
- » Tu as encore perdu !  » rit-il.  » Veux-tu que nous continuions à mesurer nos forces ?  »
- » Je veux bien, mais cette fois, c’est à toi de choisir le mode de compétition que tu préfères.  »
-
 » Nous allons pêcher et nous verrons bien qui de nous deux prendra le plus de poisson « , proposa le pêcheur.

*
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*

Il prêta au stupide Dju-Dju une canne et ils se mirent à pêcher. Dju-Dju n’avait encore jamais pêché, si bien qu’il n’arrêtait pas de courir au bord de l’eau, tandis que le pêcheur sortait des poissons de l’eau l’un après l’autre.

Bon joueur, le pêcheur lui conseilla :
-
 » Tiens-toi tranquille, sinon tu vas effrayer les poissons et n’attraperas rien du tout.  »
-
 » Je ne peux pas rester sans bouger « ,répondit Dju-Dju.  » Il faut que je coure sans relâche ou au moins que je remue.  »
-
 » Dans ce cas, il vaut mieux que je t’attache à un arbre. « 

Dju-Dju acquiesça :
-
 » D’accord, mais attache-moi solidement.  »
Le pêcheur l’attacha à un arbre qui poussait au bord de l’eau, en serrant la corde tant qu’il put. Bien qu’il restât sans bouger,

Dju-Dju ne prit pas de poisson. À la fin, il en eut assez :
-
 » Cela suffit Détache-moi !  »
-
 » T’avoues-tu vaincu ? «  questionna le pêcheur.
 » Oui, j’ai perdu, mais détache-moi ! Pour moi, c’est une terrible épreuve de rester ainsi sans bouger. « 

*

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*

Le pêcheur ne l’entendait pas de cette oreille :
-
 » Non, je ne te détacherai pas. Tu en profiterais pour m’importuner encore.  »
-
 » Je ne t’ennuierai plus jamais ! « promit Dju-Dju.
-
 » Est-ce bien vrai ?  »
-
 » Parole de Dju-Dju  »
-
 » Et tu rabattras le poisson dans mes filets ?  »
-
 » Oui.  »
-
 » Et le gibier dans mes pièges  »
-
 » Oui ! oui ! Mais détache-moi « pleurait Dju-Dju.  » Il faut que je coure ou que je remue un peu « .

Le pêcheur délivra Dju-Dju qui, depuis ce jour, rabattit le poisson dans ses filets et le gibier dans ses pièges. Les villageois qui lui achetaient son poisson et son gibier furent consternés par l’abondance de ses prises. Le pêcheur devint un homme riche et important, et tout cela parce qu’il avait Dju-Dju pour serviteur.

*

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Les trois SOURDS

 

Les 3 sourds

ou

La parole doit prendre son temps…

*

***

*

Les trois SOURDS dans Contes 0a807Histoire d’une femme.
Elle était sourde, tellement sourde qu’elle n’entendait rien.
Tous les matins elle portait son enfant sur son dos et elle se rendait à son champ. Elle avait un immense champ d’arachides.
Et un matin qu’elle était là, tranquillement à travailler dans son champ, arrive un monsieur.

Un monsieur tellement sourd qu’il n’entendait rien. Et ce monsieur cherchait ses moutons.

*

Écoutez-bien ! Il s’adressa à la dame :

Madame, je cherche mes moutons, leurs traces m’ont conduit jusqu’à votre champ. Est-ce que vous ne pourriez pas m’aider à les retrouver ? D’ailleurs, on les reconnaît bien mes moutons, parmi eux, il y a un mouton blessé. Madame si vous m’aidez à retrouver mes moutons, je vous donnerez ce mouton blessé vous pourrez toujours vous en servir.

*

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*

Mais elle, n’ayant rien entendu, rien compris, elle a pensé que ce monsieur lui demandait juste jusqu’où son champ s’arrêtait. Elle se retourna pour lui dire :
- Mon champ s’arrête là-bas.

*

Le monsieur a suivi la direction indiquée par la dame et par un curieux hasard il trouva ses moutons en train de brouter tranquillement derrière un buisson.
Tout content il les rassembla et est venu remettre à la dame le mouton blessé.

*

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*

Mais celle-ci, n’ayant rien entendu, rien compris, elle a pensé que ce monsieur l’accusait d’avoir blessé son mouton. Alors elle s’est fâchée :
- Monsieur, je n’ai pas blessé votre mouton. Allez accuser qui vous voulez mais pas moi. D’ailleurs des moutons, je n’en ai jamais vus.

Le monsieur quand il a vu que la femme se fâchait, il a pensé que cette femme ne voulait pas de ce mouton mais qu’elle voulait d’un mouton plus gros. Et à son tour, il se fâcha :
- Madame, c’est ce mouton que je vous ai promis. Il n’est pas du tout question que je vous donne le plus gros de mes moutons.

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Tous les deux il se fâchèrent, ils se fâchèrent à un tel point qu’ils finirent par arriver au tribunal.
Et le tribunal dans cette Afrique d’il y a longtemps, cela se passait sur la place du village, à l’ombre d’un grand arbre, l’arbre à palabres le plus souvent un baobab.

Et le juge, lui qui était en même temps le chef du village il était là entouré de tout ces gens qu’on appelle les notables.
La dame et le monsieur sont arrivés tout en continuant leur querelle.

Et après les salutations c’est elle qui parla la première :
- Ce monsieur m’a trouvé dans mon champ, il m’a demandé jusqu’où mon champ s’arrêtait. Je lui ai montré et j’ai repris mon travail. Ce monsieur est parti et quelques instants après il est revenu avec un mouton blessé m’accusant de l’avoir blessé. Or moi je jure que des moutons j’en ai jamais vus. Voilà pourquoi on est ici monsieur le juge.

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*

C’était au tour du monsieur :
-
Je cherchais mes moutons, dit-il, et leurs traces m’ont conduit jusqu’au champ de cette dame.
A cette dame j’ai dit que si elle m’aidait à retrouver mes moutons je lui donnerais un d’entre eux mais j’ai bien précisé le mouton blessé. Elle m’a montré mes moutons, c’est ce mouton blessé que je lui ai donné. Elle veut un mouton plus gros. Pensez-vous que je vais lui donner le plus gros de mes moutons à deux pas de la fête des moutons ?

*

Le juge se leva.
Il était aussi sourd qu’un pot !
Et quand il a vu l’enfant sur le dos de sa mère il a pensé qu’il ne s’agissait là que d’une petite querelle de ménage.
Alors il s’adressa au monsieur :

- Monsieur. Cet enfant est votre enfant. Regardez d’ailleurs comment il vous ressemble. A ce qu’il me semble vous êtes un mauvais mari. Et vous madame, des petits problèmes comme cela. Ce n’est pas la peine de venir jusqu’ici étaler ça devant tout le monde. Rentrez chez vous ! Je souhaite que vous vous réconciliez.

*

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*

Ayant entendu ce jugement, tout le monde éclata de rire.
Et le rire contamine le juge, la dame et le monsieur.
Que firent-ils ?
Ils éclatèrent de rire bien que n’ayant rien compris.
Et c’est à partir de là que le conte pose sa question : lequel de ces trois est le plus sourd ?

*

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*

 Leçon

*
Il vaut mieux ne pas se dépêcher de donner une réponse.
On conseille quelque part en Afrique,
d’avoir le cou aussi long que celui du chameau,
afin que la parole avant de jaillir
puisse prendre tout son temps.

*

0bonlundi20 dans Contes 



ELEPHANT…sorcier ?

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L’ELEPHANT SAVANT…

*
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0a807.gifJadis un homme fit un champ dans la brousse.

Quand le mil fut mûr, tous les jours les éléphants venaient le manger et l’abîmer.

L’homme ne sachant pas qui faisait cela résolut d’attendre un jour avec son sabre et de tuer qui viendrait. Il alla dans son champ et monta sur un arbre.

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Vers minuit deux éléphants survinrent.
L’un dit :
Je sens quelque chose ici.
L’autre répondit :
Tu es un menteur, il n’y a rien.
Un moment après il sentit quelque chose et dit :
-  Ah oui ! C’est vrai ! Tu avais raison.
Ils regardèrent dans l’arbre et y virent l’homme.
Ils l’attrapèrent donc avec leurs trompes et le descendirent.

*

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*

- Qu’est-ce que tu fais ici ?
- Tous les jours, on venait abîmer mon mil. Je me suis mis là pour savoir qui c’était, mais si j’avais su que c’était vous, les éléphants, je ne serais certainement pas venus.

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*

 

Les éléphant, flattés, lui dirent 
- Ta réponse nous plaît. Demande-nous ce que tu veux. Nous te le donnerons.
Alors l’homme dit :
- Je n’ai besoin de rien pour moi, mais ma femme, chaque fois qu’elle a un enfant, le voit mourir. Je voudrais bien que cela n’arrive plus.

- Très bien, je vais te donner un remède pour cela ?  » dit l’éléphant.
Il lui donna une chaîne en fer et lui dit :
 Quand tu iras chez toi, frappe la tête de ta femme avec cette chaîne. La chaîne disparaîtra alors. Et, si ta femme a un enfant ensuite, il ne mourra plus.

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*

L’homme revint chez lui, frappa la tête de sa femme avec la chaîne et la chaîne disparut.
La femme eut ensuite un enfant. Le jour où elle accoucha, on trouva la chaîne en fer au cou de l’enfant. Celui-ci survécut.

Depuis cette époque, les femmes cherchent les remèdes pour mettre au cou de leurs enfants pour qu’ils ne meurent pas.

*

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