TOGO…développement

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Développement durable ?

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Des associations y participent en Afrique comme

leronier.org

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Imagine un coin du monde, un pays côtier de l’Afrique de l’Ouest plein d’arbres, d’oiseaux, d’espaces verts, d’un monde multiculturel, plein d’hospitalité…

Imagine les enfants d’un village te dire avec admiration « Yovo Woezoloo » (Bienvenue frère ou sœur blanc) !

Imagine-toi au milieu de ces enfants orphelins ou démunis, sans soutien à qui tu redonnes espoir de vivre et d’aller à l’école…, bien entendu avec d’autres jeunes filles et garçons d’autres pays, d’autres cultures, d’autres races…

Représente-toi gaiement la houe et les jeunes plants d’ananas ou autres plants à la main sur le chemin pour aller créer un champ dont les revenus serviront à scolariser ces mêmes enfants orphelins et démunis sans soutien. ..

Imagine-toi en train de fabriquer la farine de manioc pour ces enfants, de reboiser ou de nettoyer un coin d’un village…

Tout cela bien entendu dans une ambiance conviviale, parfois festive, de chants, de danses et de folklore traditionnels ADJOGBO et BOBOBO !

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Autres associations humanitaires ?

Exemple ci-dessous 

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Alors ?

Prêt(e)s pour un chantier fraternel ?

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Tortue & singe PARESSEUX

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La tortue & le singe paresseux

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Tortue & singe PARESSEUX  dans Contes 0a807La tortue et le singe grelottaient de froid au pied d’un arbre. La nuit était glaciale et, en plus, il pleuvait.

-  » Il fait trop froid !  » se plaignit la tortue.
 » Dès demain, nous abattrons cet arbre pour nous confectionner dans son écorce des manteaux bien chauds qui nous protégeront du mauvais temps. « 

- » Oui, dès demain !  » acquiesça le singe.

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Or, le lendemain matin, le ciel se dégagea. La tortue et le singe passèrent la journée à se prélasser et à se chauffer au soleil.

Paresseuse, la tortue estima :

- » Il me semble que ce n’est pas aujourd’hui que nous allons confectionner nos manteaux puisqu’il fait si beau. « 

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Le soir vint. Le soleil se coucha, et une pluie froide se mit à tomber. La tortue et le singe, transis de froid, commencèrent à se plaindre au pied d’un arbre :

- » Il fait vraiment trop froid ! Dès demain, nous abattrons cet arbre pour nous confectionner des manteaux chauds dans son écorce. « 

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0a800 dans Contes

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Hélas ! le beau soleil qui monta dans le ciel le lendemain matin fit que la tortue paresseuse et le singe, plus fainéant encore, oublièrent leurs résolutions.

Et il en fut toujours ainsi :
lorsqu’il faisait froid, la tortue et le singe s’apprêtaient à se confectionner des manteaux dans de l’écorce d’arbre, mais dès que le beau temps revenait, ils oubliaient aussitôt leurs projets.

Ainsi, à l’heure qu’il est, la tortue paresseuse et le singe, plus fainéant encore, n’ont toujours pas de manteaux douillets en écorce d’arbre.

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Un arbre…NU ?

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Un arbre

sauvé

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Un arbre...NU ? dans Contes 0a807Il était une fois un arbre.

Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours.

Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents…

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Ah!, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.

Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.

Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs; il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais…

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Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillait, que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs.
Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits, il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers… n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.

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C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais… ni feuille, ni fleur, ni fruit.

Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.

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Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs, il remit chaque fois cette tâche à plus tard.
Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre.
Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard.
Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.

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Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.

S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage

Le paysan sur ces entrefaites revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier, ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.

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Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile.
Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter.

Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure, se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.

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N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s’en nourrir.
N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.

Car chaque fois que nous les refuserons, il manquera quelque chose dans le monde ; n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie et l’Amour que Dieu nous a donnés.

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ANTILOPE rusée…

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L’antilope rusée

et chanceuse !

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ANTILOPE rusée... dans Contes 0a807Toutes les antilopes ne sont pas bêtes.
Avec un peu de chance, elles arrivent même à berner leurs ennemis jurés, comme le fit une antilope des steppes sud-africaines.

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L’antilope en question aimait par-dessus tout brouter l’herbe fraîche et non piétinée, loin de son troupeau. C’était pourtant dangereux, car une antilope solitaire est une proie facile pour un fauve, mais notre antilope se fiait à son intelligence et à sa chance. Jusqu’à présent, elle s’en était toujours bien sortie, si bien qu’elle devint arrogante.

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Un jour, alors qu’elle était en train de brouter seule dans la steppe, l’antilope aperçut un guépard qui fonçait droit sur elle.
Elle eut trés peur, car le guépard est l’animal le plus rapide de toute l’Afrique, voire de toute la Terre, personne ne pouvant lui échapper. Une fois de plus, l’antilope eut de la chance.
Les bergers armés de lances conduisaient justement un troupeau de buffles à l’abreuvoir.
L’antilope bondit comme une flèche au milieu du troupeau, semant la panique parmi les buffles. Sans s’occuper d’elle, les bergers se jetèrent sur le guépard et le repoussèrent avec leurs lances.

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En déguerpissant à son tour, l’antilope entendit encore le guépard crier :
« Je ne te pardonnerai jamais ce que tu viens de faire ! Tu ne perds rien à attendre, nous nous retrouverons un jour !  »
L’antilope rit :
« Sois heureux de t’en sortir sain et sauf !  »
Et comme elle était arrogante, elle ne retint pas la leçon.

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Elle continuait à brouter loin de son troupeau, là où l’herbe était fraîche et non piétinée, ne pensant plus au guépard depuis longtemps.

Le guépard, en revanche, ruminait sa vengeance.
Sans relâche, il pistait l’antilope et, un beau jour, il bondit devant elle du haut de l’unique arbre qui poussait dans la prairie.
« Cette fois, tu ne m’échapperas pas ! «  rugit-il.
« En effet, cette fois, je suis faite
!  » s’affola l’antilope.
Mais comme sa chance insolente ne la quittait pas, elle n’eut même pas à courir.

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Tout comme le guépard, un énorme python était embusqué dans l’arbre. Lui aussi, il guettait l’antilope, mais lorsqu’il vit la tournure que prenaient les événements, il glissa rapidement le long du tronc, s’enroula autour du cou du guépard et le serra trés fort pour lui briser la nuque.
Ensuite, il l’avala tout entier, sans même le mâcher.

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L’antilope poussa un soupir de soulagement :
« Heureusement que le guépard ne m’a pas dévorée. Je serais à présent dans l’énorme ventre de cet horrible python. « 
Au moment où elle s’apprêtait à déguerpir, un immense serpentaire fit son apparition. Il accourut sur ses longues pattes en secouant sa huppe et se jeta sur le python.
La queue du guépard dépassait encore de la gueule du reptile lorsqu’il reçut le premier coup de serre dans la tête.
Aprés un rude combat, le serpentaire fracassa la tête du python d’un coup de bec. Ensuite, l’oiseau considéra un instant sa proie, puis l’engloutit, avec le guépard dans le ventre.

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L’antilope assista à la scène, les yeux exorbités.
« Je suis curieuse de savoir qui va manger le serpentaire « , se demanda-t-elle.
Personne ne vint le manger.
Son repas terminé, le serpentaire marcha lentement vers l’arbre solitaire, puis s’envola péniblement pour se poser sur une branche. Il rentra sa tête entre les épaules et resta ainsi longtemps, longtemps, sans bouger.

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« Enfin, ainsi va la vie !  » se dit l’antilope et elle s’en alla en courant.
Croyez-vous qu’elle retint la leçon ?
Elle continua à brouter loin de son troupeau, là où l’herbe était fraîche, bien craquante et non piétinée, tout en se félicitant d’être si rusée d’avoir tant de chance et de savoir le guépard dans le ventre du python et le python dans celui du serpentaire.

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Cimetière des ELEPHANTS

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Le cimetière des éléphants

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Cimetière des ELEPHANTS dans Contes 0a807Autrefois, le peuple des éléphants vivait au bord de la rivière Sankourou. Il avait pour roi le puissant et sage Khoro.
Un jour, le petit tisserin se posa sur la défense de Khoro et lui raconta, tout effrayé :

-  » Hélas, puissant Khoro ! c’est terrible ! Une foule d’êtres noirs à deux pattes est arrivée dans notre pays. Ils possèdent de drôles d’objets qui tuent. Ils s’étendent partout et dévastent tout sur leur passage. « 

Khoro sourit :

- » Je connais ces êtres. Ce sont les hommes. Ils sont petits et ne sont pas très forts. Leurs armes ne peuvent pas transpercer l’épaisse peau des éléphants. « 

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Cependant, peu de temps après, Khoro cessa de sourire.
Les hommes noirs n’étaient ni très grands, ni très forts, mais ils étaient nombreux.
Certes, leurs armes ne pouvaient transpercer l’épaisse peau des éléphants. Toutefois, une flèche bien lancée pouvait tuer un éléphant si elle le frappait à l’oeil.
Les hommes brûlaient les forêts pour en faire des champs. En outre, une terrible sécheresse éprouvait le pays. Les éléphants se trouvèrent aux abois. Ils mouraient de faim et par les armes des hommes noirs.

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C’est alors que le puissant Roi des Éléphants rassembla ses sujets et leur dit :

- » Cette terre n’est plus bénie des dieux. La famine et les hommes noirs nous font souffrir. Nous devons partir d’ici. Nous irons vers le soleil couchant. Notre route sera droite, comme l’était jusqu’à présent notre vie. Nous passerons sur tout ce qui se trouvera sur notre chemin, que ce soient les marécages ou les hommes noirs. Nous sommes peut-être un petit peuple, mais chacun de nous est plus fort que dix fois dix singes. Nous atteindrons notre but. Il n’en reste pas moins que ce pays a toujours été notre terre. Aussi, nous y reviendrons quelques jours chaque année, le premier mois qui suit la saison des pluies. Ainsi, nos enfants la connaîtront, les vieux et les malades pourront y vivre leurs derniers instants. « 

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Ainsi parla le puissant Khoro, et il en fut comme il dit.
Le passage des éléphants ressembla à celui d’une tornade : les arbres furent arrachés, les champs piétinés, les villages détruits.
Beaucoup d’hommes périrent. La force des éléphants était effrayante.

Cela s’est passé, il y a longtemps, très longtemps, mais chaque année, les éléphants continuent à emprunter le même chemin pour montrer leur ancienne patrie à leurs petits et pour que les vieux puissent y mourir.
Depuis ce temps, on ne trouve plus de cadavres d’éléphants dans la forêt car ceux-ci vont mourir sur les bords de la rivière Sankourou.
Là se trouve leur cimetière bien que personne ne sache l’endroit exact.

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BOUG la é moulin a

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Le chasseur et le moulin

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BOUG la é moulin a dans Contes 0a807C’est l’histoire d’un homme qui est allé dans un bois. Il se rend dans le bois pour chasser. Arrivé au milieu du bois, il perd son chemin.

Il ne sait plus comment s’en sortir. Alors il décide de dormir au pied d’un arbre. Ce soir-là, il fait un rêve.

Dans son rêve, on lui dit qu’il sortira du bois et que la première chose qu’il rencontrera sera une hache.
Il doit la prendre et poursuivre son chemin.
Plus loin sur sa route, il se trouve devant une grosse roche qu’il lui faut casser avec sa hache. En cassant ses désirs. Il part donc avec son moulin, en lui fredonnant une chanson.

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Il chante:

«Moulin, je te demande ceci; moulin, je te demande cela.»

Il obtient ainsi de l’or du moulin.
En vérité, il obtient tout ce qu’il demande.
Avec son or, il est devenu un homme riche.

Il engage des domestiques à son service.
Mais ceux-ci cherchent à le voler.
L’un d’eux réussit à voler le précieux moulin et s’embarque sur un «steamer»  (bateau) à destination de l’Afrique.

Durant le trajet, le sel vient à manquer à bord du bateau.
Plus un seul grain de sel pour l’équipage.
Le domestique pense alors au moulin qui a le pouvoir de tout lui trouver.
Il lui demande donc de faire du sel.

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Et le moulin commence à faire du sel.
Il en fait tellement que toute la cale, toutes les cabines du bateau en sont remplies.
Tellement que le bateau même coule au fond de l’eau.

Voilà pourquoi, encore aujourd’hui, l’eau de mer est salée.

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Boug la é moulin a

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Yan boug i ay nan bwa an chaché. Mintnan i kay lachas nan bwa. Inbin, i vini pèdi an mitan bwa. I ba sav soti déhò. Inbin, i ka domi lasou yan pyébwa, yan kòlché. É yan jou oswè i couché, i kay fé an wev. Yo di-i i kay soti, mé lè i ka soti pwémyé sa i kay jwinn sé yan hach.

— Pwan hach la alé épi i.

Lè i wivé pli lwin, i kay jwinn épi yan gwo wòs.

— Pwan hach la, casé wòs la.

Lè i casé wòs la, i kay twouvé yan moulin, é moulin sa a tout sa i mandé moulin, i kay twouvé i. Épi i alé épi moulin a. I vini moulin a i chanté ba i. Sé chanté a i ka chanté a:

«Moulin, mwin ka mandé, moulin, mwin ka mandé».

Con sa i tòni lò. Tou sa i vlé i ka twouvé i. I tòni lò é i vini wich.

Inbin, i ni sèvant la ka vòlé. Yon sé sèvant li vòlé moulin a. I batché abò stima ka alé Afwikin. Lè i ka alé, yo vini yo matché sel. Sel yo fini nan stima. La ni sel ancò pyes. Sel fini.

I catchilé tou sa i mandé moulin a, moulin a ka fé i. I mandé moulin a pou tòni sel ba i. Moulin a coumansé tòni sel. Tout lacal, tout touloùn na stima plin. I tòni sel jisan stima a coulé.

Sé sa ka fé glo nan lamè salé jis jodi.
(Version créole)

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CELIBATAIRE africain

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Le Célibataire et l’Éternel

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CELIBATAIRE africain dans Contes 0a807Il existait, dans le village de Kutu, un garçon d’une vingtaine d’années.
Contrairement à ses amis du village, ce garçon ne voulait pas se marier. Il préférait vivre d’abord avant de s’engager sur cette voie de mariage.

Mpia vivait sans se soucier ni de l’avenir, ni de ses parents, ni encore, de ses frères et soeurs.

Un jour, à l’issue du conseil de famille, Mpia décida de faire un voyage dans le royaume des cieux, pour demander à l’Eternel les raisons de son célibat. Ses soeurs et frères marquèrent leur accord et Mpia se mit à préparer son voyage avec tout le sérieux possible.

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Au premier chant du coq, le jeune homme se réveilla et quitta le village pour un long voyage. Escaladant monts et collines, il arriva devant Ndungu, qui l’interpella :

- Mpia ! Mpia ! Mpia !

- Me voici !

- D’où viens-tu ? où vas-tu ?

- Je viens du village Kutu, dans le Mayi-Ndombe ! Je m’en vais voir l’Éternel en vue de m’enquérir, personnellement, du mobile de mon célibat. Je pense trouver des explications auprès de l’Éternel.

- Ah ! bon ! Tu me parais intéressant, Mpia !

- Comment ?

- Tu es intéressant pour moi !

- Que puis-je faire pour toi alors ?

- Quand tu verras l’Eternel, ne lui parle pas de ton cas, mais parle-lui de ma situation. Demande-lui de dire pourquoi je pique fort quand les hommes me mangent ?

- C’est entendu, Ndungu ! Je lui ferai part de ta préoccupation !

- Alors, Ciao !

- Ciao !

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Sur ce, le jeune homme continua son chemin. Il marcha pendant des heures et des heures sans pouvoir se fatiguer. Il arriva dans une vallée : trois belles filles pilaient le manioc. A la vue du garçon, elles crièrent toutes ensemble :

- Oh ! Oh ! Oh ! Quel beau jeune homme ! D’où viens-tu ? Où vas-tu ? Pourquoi voyages-tu tout seul ? As-tu un problème sérieux ?

- Bonjour les belles filles ! Je m’appelle Mpia ! Je viens du village de Kutu, dans le Mayi-Ndombe. Je viens donc de très loin. Je m’en vais voir l’Éternel pour lui demander les raisons de mon célibat. Toutes les filles m’adorent mais moi je ne veux épouser aucune d’elles. C’est pour cela que j’ai décidé de rencontrer l’Éternel à ce sujet !

- Ah ! bon ! Tu es vraiment un jeune homme très intéressant pour nous ! Nous avons besoin de toi ! Nous comptons beaucoup sur ta grandeur d’âme ! Et bien, écoute : Quand tu verras l’Eternel, il ne faudra pas lui parler de ton cas. Mais parle lui de notre problème : Pourquoi nous les femmes devons-nous préparer, tous les jours, à manger pour les hommes ?

- Entendu ! Toutes vos plaintes seront transmises à l’Eternel ! Au revoir ! Et, peut-être à très bientôt !

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Le jeune homme continua son bonhomme de chemin… Il arriva sur le Mont des orangers.

Un oranger l’appela :

- Jeune homme ! Jeune homme ! Jeune homme ! Pourquoi te presses-tu ? D’où viens tu d’abord ? Où vas-tu en ce moment ? Quel est exactement ton problème ? Puis-je connaître ton nom ?

- Je me nomme Mpia. Je viens du village Kutu. Très loin, dans le Mayi-Ndombe. En ce moment précis, je m’en vais voir l’Éternel, Créateur du ciel et de la terre, Maître de l’univers, pour lui demander le mobile de mon célibat.

- Ah ! bon ! Tu es vraiment très intéressant ! Je te trouve très sympathique ! Je te félicite pour ton courage et ta volonté de rencontrer l’Eternel. Mais quand tu verras l’Eternel, il ne faudra pas lui parler de ton problème, mais parle Lui du nôtre : Pourquoi les oranges sont-elles généralement aigres ?

- D’accord, c’est entendu ! Ciao !

- A la prochaine !

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Sans se fatiguer, Mpia continua sa route. Il arriva aux Étangs Noirs. Là, il aperçu Ngando, un caïman vilain aux yeux rouges, dont le corps est couvert d’écailles. Cet animal aquatique avait la réputation d’avaler tout individu qui se moquerait de sa laideur. Dès qu’il vit le jeune homme passer devant les Étangs Noirs, il s’écria :

- Jeune homme ! Jeune homme ! Où vas-tu ? Qui t’a autorisé de passer par les Étangs Noirs ? Quelles nouvelles ? Manishima ? Nag a Def ? Ephata ?

- Lo Bessete ! Je viens du village Kutu ! Je m’en vais voir l’Éternel afin qu’il me dise la raison de mon célibat. Toutes les belles filles du village Kutu me courtisent. Mais je ne veux épouser aucune d’elles. Je tiens à rencontrer le Tout-Puissant pour qu’il m’explique ce phénomène qui semble dépasser mon entendement !

- Ah ! bon ! Tu es brave, jeune homme ! Et tu me parais très intéressant ! Je n’hésite pas à te faire confiance et à te confier une mission… Écoute, mon garçon : Quand tu verras l’Éternel, ne lui parle pas de ton problème. Mais parle Lui du mien : Pourquoi moi, Ngando, le vieux crocro, ai-je des écailles sur le dos ? Pourquoi dois-je vivre dans l’eau ? Pourquoi m’a-t-il créé vilain, laid et répugnant ?

- Bessete ! Bessete ! Ne t’en fais pas, vieux crocro ! Tous les problèmes seront exposés devant l’Eternel. Ciao !

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L’homme reprit son chemin. Il marcha jour et nuit sans se reposer.

Il finit par arriver sous un arbre. Il se reposa et commença à somnoler.

Soudain une femme surgit :

- Jeune homme ! Jeune homme ! D’où viens-tu ? Où vas-tu ? Comment t’appelles-tu ? Quelles nouvelles ? Tu viens d’une contrée lointaine ? Alors, raconte !

- Je m’appelle Mpia. Je viens de Kutu dans le Mayi-Ndombe. Je me rends chez l’Éternel Lui demander la raison de mon célibat. C’est Lui seul qui détient la clé du problème.

- Très bien, mon garçon ! J’admire ton courage ! Mais je plains ta jeunesse ! Soit. Prends ce talisman : Iteki. Ce fétiche te protégera contre vents et marées. En cas de danger, il faudra crier : Iteki ! Iteki ! Iteki ! Et tout ira mieux !

- Merci beaucoup !

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Fort de son soutien magique, le jeune homme reprit son bâton de voyage. Plus loin, il emprunta la route qui conduit chez l’Eternel. Pendant qu’il avançait vers le domaine enchanté de l’Eternel, la femme l’interpella :

- Mon garçon ! Mon garçon ! Mon garçon !

- Oui, madame !

- Arrête-toi un peu et écoute-moi bien : L’Éternel que tu vas voir, c’est mon propre fils. Avant d’apparaître dans son domaine merveilleux, Imbongila, un vent très violent, soufflera à travers la contrée. C’est un Janus à douze têtes. Toutes ces têtes boivent et mangent. Mais toi, il ne faudra pas avoir peur de Imbongila. Continue ton chemin. Iteki est avec toi. Vas-y ! Ouste ! Ouste !

-Le jeune homme reprit son chemin en toute quiétude… Pendant qu’il s’approchait du domaine merveilleux, un vent très violent souffla, arrachant arbres et palmiers. Des tonnerres accompagnèrent ce vent mystérieux. Mpia resta coi. Puis il s’écria : Iteki ! Iteki ! Iteki ! Le vent se calma. L’Éternel sortit des nuages et s’exclama :

- Je sens la présence d’un être étranger dans ma sphère ! D’où vient-il ? Et que vient-il faire dans mon domaine ? Qu’a-t-il fait pour apaiser la colère de l’intraitable Imbongila ?

Le jeune homme se présenta. Il exposa le mobile de son voyage dans l’Au-Delà et plaida la cause de ceux qu’il rencontra tout au long de son voyage.

L’Eternel lui dit :

- En vérité, en vérité,
Ngando, le caïman, ou le vieux crocro, a été puni. Il a mangé les petits enfants et il a fui la terre pour se cacher dans l’eau. Il restera, pendant des siècles, avec ses écailles, vilain, laid et répugnant.
L’oranger doit donner des oranges aigres. C’est la source par excellence de la vitamine C, nécessaire pour la défense de l’organisme humain.
Le piment,Ndungu, doit piquer pour rendre appétissantes les nourritures des hommes.
Quant à toi, mon cher Mpia, tu as la vie en rose dès cet instant : Va voir les trois belles filles qui pilent le manioc. Épouse les trois filles. Tu leur diras que la femme, c’est la moitié de l’homme. Elle doit préparer pour son mari. Retourne sur tes pas ! Ouste !

L’Eternel disparu. L’homme réalisa les volonté de l’Eternel et vécut dans l’abondance avec ses trois femmes.

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« Dans la vie, chaque chose à son heure ».

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0bonlundi20 dans Contes

ALADIN et la lampe…

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Aladin et la lampe magique

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ALADIN et la lampe... dans Contes 0a807Quelque part en Afrique,
vivait un puissant magicien qui possédait d’innombrables trésors, obtenus par magie.

Un jour qu’il était assis devant ses étranges instruments grâce auxquels il pouvait voir le futur, il vit dans un tourbillon de fumée quelque chose qui lui coupa le souffle.

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Dans une ville lointaine vivait un jeune garçon, Aladin, qui possédait, sans le savoir, un très grand pouvoir magique.

Plus encore, enterré dans une cave sous une colline hors les murs de la ville, se trouvait le plus merveilleux trésor qui soit au monde.
Ce n’était pas tout, dans la même cave se trouvait une vieille lampe qui pouvait exaucer tous les désirs de celui qui la possédait.
Aladin, et Aladin seulement, pouvait se rendre maître et du trésor et de la lampe.

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Le magicien, fasciné par ce qu’il avait vu, revint subitement sur terre
« Ne suis-je pas un grand magicien ?…,(se dit-il)… je ne vais certainement pas laisser un tel trésor entre les mains de cet ignorant. »

*

En hâte il se déguisa en religieux et, frottant l’anneau magique qu’il avait au doigt, dit
« Conduis-moi dans la ville d’Aladin. »
En un éclair il fut dans la rue où Aladin jouait avec ses compagnons.

Dès qu’il l’eut reconnu, le magicien appela le jeune garçon :
- Aladin, mon cher neveu ! Viens que je t’embrasse ! Cela fait Si longtemps que je te cherche.

Aladin, le regardant avec étonnement, répondit
- Je ne vous connais pas, ma mère ne m’a jamais parlé d’un oncle et mon regretté père ne m’avait de sa vie parlé d’un frère.

- Mon pauvre enfant, (dit en pleurant le magicien)…cela fait si longtemps que je n’ai pas vu ton cher père et il me faut apprendre maintenant qu’il est mort… Mon cher enfant… par amour pour ton défunt père je veux prendre en charge ton éducation et faire de toi une personne respectable, car je vois à tes vêtements que ta mère a bien du mal à vous faire vivre.

- Mon oncle, dit Aladin,  ma mère, en effet, n’est qu’une pauvre ouvrière, allons la trouver pour lui annoncer la bonne nouvelle.

*

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*

Tout d’abord la pauvre veuve ne voulut pas croire le mystérieux étranger, mais elle se radoucit quand il lui donna dix pièces d’or afin qu’elle achète des vêtements à son fils.

-  Mais seulement les plus beaux , précisa-t-il … car, Si Aladin doit devenir riche et puissant, il doit être vêtu an conséquence. J’en jugerai par moi-même demain car dès le lever du jour je le prendrai à ma charge

La mère d’Aladin  employa les dix pièces d’or à l’achat des plus beaux et des plus fins vêtements qu’elle pût trouver.

*

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*

Le matin suivant, quand l’étranger revint, Aladin l’attendait, vêtu aussi somptueusement que les enfants des plus riches de la ville.

- Parfait, approuva le magicien,  maintenant allons, il n’y a plus de temps à perdre.

Il l’emmena dans de splendides jardins pleins de fleurs merveilleuses qui embaumaient. Leurs pétales multicolores se reflétaient dans les pièces d’eau, bordées de mosaïques et de fontaines. Ils se reposèrent sur une pelouse douce comme du velours et écoutèrent le chant des oiseaux.

Aladin n’avait jamais rien vu ni entendu d’aussi beau, même dans ses rêves…

Quand le magicien vit Aladin aussi émerveillé, il se frotta les mains, son plan devait réussir.

- Je vais te faire voir des choses extraordinaires et inconnues de tous les mortels, des richesses que personne n’a jamais vues..
promit-il, alors qu’ils approchaient de la colline sous laquelle était enfoui le trésor.

*

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*

Le magicien commença à mesurer le sol puis il s’arrêta.
Ayant allumé un feu de quelques brindilles, il y jeta une poignée d’encens. Bientôt il n’y eut plus qu’un épais nuage de fumée.

- Regarde à travers la fumée, dit le magicien lui montrant le sol.
Aladin, surpris, découvrit une trappe pourvue d’un anneau en fer.
Tu vas soulever cette trappe et descendre dans les profondeurs de la terre… murmura le faux-oncle,… tu passeras par des couloirs, des salles, des jardins, tout ce que tu pourras prendre sur le chemin sera à toi, la seule chose que je désire est une lampe qui est accrochée dans une des salles.

-  Avec plaisir, mon oncle,dit Aladin, mais pourquoi ne viendriez-vous pas avec moi ?

- Je reste ici pour veiller sur ta sécurité … dit le magicien,… maintenant vas-y. 

*

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*

Aladin attrape l’anneau et soulève la trappe avec tant de facilité que le magicien en est suffoqué.
Le jeune garçon arrive à un passage obscur après avoir traversé de grandes salles pleines d’or, d’argent, de diamants, de perles et autres pierres précieuses.

Sans le savoir il a découvert le plus riche trésor du monde.
Il continue d’avancer et arrive à un jardin merveilleux.

Les arbres ploient, tant leurs branches sont chargées de fruits. Mais ce ne sont pas des fruits ordinaires, leur éclat est éblouissant.
De chaque branche tombent des diamants, des perles, des rubis d’un rouge intense, des améthystes, des émeraudes et des saphirs.
Les pétales des fleurs sont d’or fin et dignes d’orner la tête d’une princesse.

*

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*

Dans une niche est accrochée la lampe.
Elle est vieille, poussiéreuse et éclaire faiblement.
Aladin la décroche avec précautions, éteint la flamme, jette l’huile et prend le chemin du retour.

Alors seulement il prend le temps d’admirer les richesses qui l’entourent et d’en remplir ses poches.
Le magicien l’attend dans la plus grande impatience.
Quand il le voit, il crie:

- Que de temps il t’a fallu! Viens maintenant, passe-moi la lampe et je t’aiderai à sortir.

- Je ne peux pas, mon oncle, elle est trop lourde, aidez-moi d’abord à sortir , bégaieAladin.

Mais le magicien n’a pas la moindre intention de l’aider.
Il veut la lampe pour ensuite se débarrasser du jeune garçon.
Il insiste, tour à tour doux et menaçant, mais en vain.

*

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*

Aladin essaie encore, et encore, mais il ne peut réussir à soulever la lampe jusqu’à l’ouverture.
Alors le magicien entre dans une fureur épouvantable.

-  Ingrat, hurle-t-il, je vais te donner une leçon.

Et à ces mots il jette une seconde poignée d’encens dans le feu, tout en marmonnant des paroles magiques dans une langue inconnue.
La dalle de pierre se met à bouger et, lentement, recouvre l’ouverture.

- Puisque je ne peux pas avoir cette lampe, tu peux mourir, personne ne viendra te chercher là , dit-il avec un rire mauvais.
Puis il frotte l’anneau magique et disparaît.

*

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*

Aladin est tout seul dans l’obscurité.
Comment aurait-il pu penser que son oncle le traiterait aussi cruellement.
Il appelle au secours mais personne ne peut l’entendre et il ne peut sortir de là sans aide.
Il remonte les couloirs, les salles, jusqu’au jardin merveilleux, cherchant une issue éventuelle. Mais rien.
Désespéré, il revient au point de départ et, se laissant tomber dans un coin, il pleure silencieusement.

Puis il se met à prier.
Comme il prie, ses doigts accrochent la vieille lampe et soudain un génie à la figure énorme se matérialise devant lui.

- Maître, vous m’avez appelé, que désirez-vous ?
demande-t-il à Aladin.

-  Emmène-moi auprès de ma mère, ordonne le jeune garçon, abasourdi et, avant d’être revenu de son étonnement, il se trouve devant la porte de sa maison …

*

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*

Il raconte ses aventures à sa mère qui convient avec lui que la lampe renferme un pouvoir magique et ils comprennent alors pourquoi le magicien y tenait tant.

Aladin est fou de joie :
- Finies la pauvreté et les privations !
et, joignant le geste à la parole, il fait de nouveau apparaître le génie auquel il commande à dîner.

Le génie disparaît un instant et reparaît chargé d’une bassine et de douze plats d’argent, chacun rempli de mets plus délicats les uns que les autres.
Le génie apporte également du vin et des fruits délicieux, qu’il place devant Aladin et sa mère.

Cette dernière ne peut en croire ses yeux et tremble de crainte
- Jette cette lampe, mon fils, elle est ensorcelée et ne nous apportera que des ennuis.

- Mais c’est elle qui m’a libéré de cette trappe dans laquelle mon prétendu oncle m’avait enfermé !
proteste Aladin en commençant à manger.

*

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 *

 

Pourtant sa mère ne cesse de s’inquiéter et de trembler.
Pour lui faire plaisir, Aladin promet de cacher la lampe dans un endroit sûr et de chercher un travail honnête.
Puis tous deux décident de vendre les plats d’argent, et ainsi de vivre un certain temps confortablement.

Pendant la journée, Aladin va de marché en marché, regardant travailler les orfèvres et les commerçants en essayant d’apprendre quelque chose.

Un jour il décide d’ouvrir lui-même un commerce; emportant avec lui les pierres précieuses qu’il a ramenées du jardin merveilleux, il quitte la maison.

Il a à peine fait quelques pas qu’il entend les trompettes du messager du sultan

-  Rentrez chez vous, crie celui-ci,  fermez portes et fenêtres, la princesse Badroulboudour, fille du sultan, va passer, elle ne doit pas être vue. Si quelqu’un désobéit à cet ordre, il aura la tête coupée.

*

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*

Aladin a souvent entendu parler de la beauté de la princesse et il brûle d’envie de la voir.

Inconscient du danger, il se cache donc derrière une porte et attend qu’elle passe.

En effet la princesse est la plus belle brune que l’on peut voir au monde, elle éclipse par sa beauté toutes les servantes qui l’entourent..

Quand elle passe devant la porte derrière laquelle se cache Aladin, le vent soulève légèrement son voile, découvrant ainsi un visage dont la perfection le fait trembler d’émotion.

*

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*

Une fois la princesse passée, il reprend ses pierres précieuses et rentre en courant chez lui.
Il a toujours devant ses yeux, la vision de la princesse et, bien que sa raison sache que c’est pure folie, son coeur déborde d’amour.
Il ne peut plus ni manger ni dormir.
Sa mère le remarque et lui en demande la raison.

- Hélas mon fils !  se lamente-t-elle lorsqu’il lui raconte son tourment,  la fille du sultan n’est pas pour quelqu’un comme toi, quelque soit ton amour pour elle, mon fils, il n’y faut plus penser. 

- Ma fortune peut égaler celle du sultan,rétorque Aladin,  j’ai beau n’être que le fils d’un pauvre tailleur, je suis sûr que le sultan ne possède pas de pierres précieuses comparables aux miennes.

Aladin dispose ses pierres précieuses dans le bassin d’argent et ajoute :
- Chère mère, vous allez vous présenter au sultan et demander pour moi la main de la princesse. Prenez ces joyaux et offrez-les au sultan, ne me refusez pas cette faveur, je vous en supplie, ou je mourrai de chagrin.

*

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*

Il n’y a rien qu’une mère ne ferait pour son fils.
La mère d’Aladin prend donc le bassin plein de joyaux et, courageusement, se rend au palais.
Apres avoir franchi d’innombrables portes, elle arrive au divan, pièce immense où se trouvent les nobles, les vizirs et les juges de la cour.
Au centre de la pièce, trône le sultan en personne, écoutant les requêtes de ses sujets.

Quand elle le voit, la mère d’Aladin se sent défaillir et elle veut rebrousser chemin mais le sultan la remarque.
- Faites venir cette femme, je suis curieux de savoir ce qu’elle désire », dit-il à son grand vizir.

Une fois devant lui, la mère d’Aladin se prosterne, baise le tapis qui couvre les marches du trône et dit :

- Avant d’exposer à Sa Majesté le sujet extraordinaire qui me fait paraître devant son trône, je la supplie de me pardonner la hardiesse de la demande que je viens lui faire.
- Relève-toi, bonne femme…
répond gentiment le sultan… quoi que ce puisse être, je te le pardonne dès à présent et il ne t’arrivera pas le moindre mal parle hardiment.

J’ai un fils nommé Aladin ,
commence-t-elle et, d’une voix tremblante, elle raconte comment son fils, bien que ce soit interdit, a vu la princesse et, devant sa beauté incomparable, en est tombé follement amoureux.
Et je suis venue ici pour demander à Sa Majesté la main de sa fille pour mon fils.

- Et qu’est-ce qui te permet de penser qu’il est digne de ma fille ?
questionne le roi amusé.

- Il vous envoie ce présent…répond bravement la mère d’Aladin en découvrant le bassin d’argent. Un murmure d’admiration parcourt l’assemblée.

*

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*

 Le sultan, revenu de son étonnement, se penche vers son grand vizir et lui dit
Chacune de ces pierres vaut à elle seule dix fois plus que ma fortune tout entière, que dis-tu d’un tel cadeau? Que dois-je répondre?

- Je dois reconnaître que le présent est digne de la princesse… répond le vizir à contrecoeur…mais je pense qu’il serait prudent d’attendre quelques mois avant de vous prononcer, car je suis très soupçonneux quant a l’origine de ces pierres…

- Rentre chez toi, bonne femme… reprend le sultan et dis à ton fils que j’accepte sa requête mais qu’il lui faudra attendre trois mois car il me faut le temps de faire tous les préparatifs Aussi, reviens au bout de ce temps-là.

*

La mère, débordante de joie, se dépêche de rentrer pour annoncer la bonne nouvelle.

Cette nuit-là, Aladin s’endort le coeur léger, en remerciant Dieu de sa bonté.

Mais il ne sait pas que le grand vizir est prêt à tout pour l’empêcher d’épouser la princesse, car lui-même a un fils qu’il veut marier à la fille du sultan afin qu’il monte un jour sur le trône.

D’ailleurs, le sultan ne lui a-t-il pas promis la princesse pour son fils bien avant que la mère d’Aladin ne, se présente?
Va-t-il laisser un inconnu gâcher ses plans?

Le grand vizir sait ce qu’il lui reste à faire: le sultan devient vieux et il perd un peu la tête. S’il n’entend plus parler d’Aladin pendant quelque temps, il oubliera sa promesse.
Alors il pourra même le convaincre habilement que son propre fils est plus digne d’épouser la princesse Badroulboudour.

*

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*

Le vizir ne perd pas de temps.
Le plus important dans la préparation d’un mariage est la procession qui, à travers la ville, se rendra jusqu’au palais du sultan.

Le grand jour arrive.
Des soldats et des gardes en uniforme de cérémonie défilent dans les rues tandis que la population s’active à allumer des lampions et à jeter des fleurs.

Aladin ne sait rien de tout cela, car il ne quitte pratiquement pas sa chambre, comptant les jours qui le séparent de sa chance.
Pourtant ce soir-là, il s’aventure dans les rues et, étonné de voir la ville en fête, demande quelle est la raison de cette agitation.

- Nous célébrons aujourd’hui le mariage du fils du grand vizir avec la princesse Badroulboudour, étranger … lui répond-on.. Nous attendons que l’époux sorte du bain pour l’accompagner jusqu’au palais

*

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*

Aladin n’attend pas plus longtemps, il court jusqu’à sa chambre, prend la lampe qu’il avait cachée et fait glisser ses doigts sur le bronze.

Que désirez-vous, maître ?  demande aussitôt le génie.

-  En ce moment même la procession du mariage de la princesse Badroulboudour marche vers le palais du sultan. Je veux prendre la place du prétendant. Mène le fils du vizir chez lui et enferme-le. Procure-moi aussi les mêmes vêtements que les siens.

Il sera fait selon votre désir, maître…, répond l’esclave de la lampe.

En un clin d’oeil Aladin est habillé et parfumé comme un prince et transporté au palais.
La procession arrive à hauteur des portes du palais et personne n’a remarqué la substitution.
Seuls le sultan et le grand vizir s’étonnent à la vue de ce mystérieux étranger.

*

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Aladin se jette aux pieds du sultan
Monarque au-dessus des Monarques du monde, commence-t-il,  je viens au sujet de la promesse que vous avez faite à ma mère

Le sultan irrité se tourne vers le grand vizir :
-  Je me souviens, dit-il, ce doit être cet Aladin. Toi, mécréant, tu voulais que ton fils prenne sa place. 

- Je pensais seulement à votre intérêt,… dit le vizir furieux de la tournure des événements, …et Si vous voulez bien me permettre ce conseil, demandez à cet homme une dot digne de la princesse, vous ne savez même pas quelle est sa fortune.

Le sultan réfléchit un moment et dit :
-  Notre coutume, Aladin, est d’exiger une grosse dot pour une princesse. Pour ma fille, je demande quarante plats d’or fin remplis de pierres précieuses. A cette seule condition je te donnerai ma fille.

- Que Sa Majesté attende un instant, je reviens avec la dot qu’elle demande ,répond Aladin au grand étonnement des personnes pré-sentes.

*

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*

En hâte il rentre chez lui; un instant plus tard, on le voit apparaître dans la rue suivi de quarante servantes, chacune portant sur la tête un plat du plus bel or rempli des plus beaux joyaux. Il s’est procuré tout cela grâce à sa lampe magique…

Quelle magnifique procession !
Aladin marche en tête, sur un superbe cheval arabe, suivi de sa mère, habillée comme une reine et accompagnée de douze esclaves.
Des cavaliers les suivent, jetant à la foule émerveillée des milliers de pièces d’or.

Le sultan peut à peine en croire ses yeux.
Il vient lui-même à la rencontre d’Aladin, l’embrasse comme son propre fils et, n’écoutant plus les avertissements jaloux de son vizir, il donne l’ordre de commencer les festivités.

*

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*

En un instant la musique retentit et le sol se met à trembler sous les pieds des danseurs.
Le palais ruisselle de lumières et tout le monde s’amuse.
Le sultan, à qui Aladin a plu tout de suite, appelle ses juges et ordonne que le contrat de mariage soit signé sur-le-champ.

Une fois la chose faite, Aladin se lève et demande la permission de se retirer.
- Où voulez-vous aller, mon fils ? …lui demande le sultan,… au­jourd’hui est un grand jour et votre épouse vous attend.
Sa beauté est telle qu’elle mérite davantage que ce que j’ai pu lui donner jusqu’à présent, répond Aladin. J’ai décidé qu’avant le lever du jour, j’aurai fait construire un palais digne de recevoir la princesse. J’aimerais que vous choisissiez vous-même l’emplacement de notre future demeure.

Choisissez la partie de mon royaume qu’il vous plaira, si vous pensez que c’est nécessaire mais vous n’avez pas besoin d’un palais car à partir de ce jour, celui-ci est le vôtre.

*

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*

Cette nuit-là, une armée de génies invisibles travaille à la construction du palais d’Aladin tout près de celui du sultan.
Il est tout de marbre fin, de jade et d’agate; les pièces sont ornées d’or et d’argent, les murs de magnifiques tentures et les sols de merveilleuses mosaïques.

Avant le lever du jour, le palais retentit des voix des servantes, du bruit de la vaisselle et du hennissement des chevaux dans les écuries.
Le soleil se lève sur un tapis de velours qui court du palais d’Aladin au palais du sultan.
Ainsi font les esclaves de la lampe conformément aux ordres d’Aladin.

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*

La princesse Badroulboudour tombe éperdument amoureuse d’Aladin dès qu’elle le voit et les festivités de leur mariage durent quarante jours et quarante nuits dans le plus grand apparat.

Le grand vizir, voyant que sa cause est perdue à jamais, ne tente plus d’empêcher leur bonheur.
Ils auraient donc pu vivre parfaitement heureux si, quelque part, le terrible magicien ne s’était un jour souvenu d’Aladin.

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*

 

Encore une fois, du fin fond de l’Afrique, il décide d’essayer de rentrer en possession de la lampe merveilleuse et de savoir ce qu’il est advenu de cet Aladin qu’il a emprisonné dans la trappe. Il s’installe donc devant ses instruments et prononce la formule magique.

Quelle n’est pas sa surprise de voir qu’Aladin vit comme un prince et qu’il a épousé la fille du sultan lui-même!
Il entre dans une colère terrible, criant et gesticulant comme s’il était possédé par le diable, tout en se demandant comment lui dérober la fameuse lampe, car il est sûr que le fils d’un misérable tailleur n’a pu devenir gendre du sultan sans l’aide des pouvoirs magiques de la lampe.

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*

 

Il se décide à agir et sans perdre une minute il frotte son anneau magique. En un éclair, le voilà transporté dans la ville même où vit Aladin. Il se promène dans les rues questionnant les passants.

Bientôt il sait tout ce qu’il veut savoir sur Aladin et son palais.

 Alors il achète une douzaine de lampes neuves et commence à arpenter les rues en criant:

- Qui veut échanger une vieille lampe contre une neuve? Qui veut échanger une vieille lampe contre une neuve ?

Les citadins pensant que le camelot a perdu la raison profitent sans chercher davantage de cette offre inespérée. Le magicien échange en souriant lampe après lampe tout en se rapprochant du palais d’Aladin.

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Quand il arrive aux portes du palais, il ne lui reste plus qu’une lampe
- Une lampe neuve contre une vieille , crie-t-il sous les fenêtres d’Aladin.

Il a appris qu’Aladin et son épouse ne sont pas au palais, ainsi ne craint-il pas d’être découvert. Il tremble d’émotion lorsque l’un des esclaves du palais ouvre la fenêtre et lui crie :
- Attends un instant, notre maître a une très vieille lampe dans sa chambre. Je crois qu’il serait bien content, si on la lui changeait pour une neuve.

*

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*

Le magicien n’en croit pas ses yeux, l’esclave lui donne contre une neuve, la lampe merveilleuse qu’il désire depuis si longtemps…

Dès qu’il l’a entre les mains, il se hâte de quitter la ville, puis il attend que la nuit tombe et que le palais soit endormi.

Alors il frotte la lampe et le génie lui apparaît.
- Maître, que désirez-vous ?  demande-t-il.
- Je veux que le palais d’Aladin ainsi que la princesse soient transportés chez moi en Afrique, mais je veux qu’Aladin reste ici. Il s’expliquera lui-même avec le sultan, dit-il avec un rire mauvais.

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La nuit est sans étoile et sans lune. Tout à coup, sans que personne ne s’en aperçoive, le palais s’élève dans le ciel, ne laissant à la place qu’une vaste surface de terre battue.
Le matin, quand le sultan se réveille, il regarde comme il en a l’habitude, vers le palais d’Aladin. Mais ce jour-là, il ne peut en croire ses yeux, est-il en train de rêver?

Hélas non on aurait dit qu’un énorme coup de vent a balayé la terre et a tout emporté. A la place du palais, il n’y a plus qu’un espace vide. Horrifié, le vieux sultan fait appeler son grand vizir. 
-  Dis-moi ce que tu vois , lui ordonne-t-il en ouvrant la fenêtre.
- Majesté, le palais du prince a disparu ,
s’écrie le vizir stupéfait.

Puis, se tournant vers le sultan, il ajoute :
- Si seulement vous m’aviez écouté, j’ai toujours pensé que cet Aladin avait usé de moyens malhonnêtes et de magie pour épouser votre fille ! Il faut l’attraper, le punir sévèrement et le forcer à s’expliquer.

*

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*

Le sultan, la veille encore si attentionné pour Aladin, ne pense plus maintenant qu’à se venger.
- Il faut qu’il souffre les pires tortures , crie-t-il, fou de rage…lancez les gardes à sa recherche, qu’on fouille toute la ville pour le retrouver.

Ils ne cherchent pas longtemps.
Aladin dort profondément près d’un buisson.
On l’amène devant le sultan fou furieux et lorsqu’il est jeté dans le plus noir et le plus profond cachot, il n’a toujours pas compris ce qui lui arrive. Il est là impuissant, sans défense.

Très loin au-dessus de lui, il entend la voix du sultan
- Je te donne quatre jours et quatre nuits, Si d’ici là la princesse Badroulboudour n’est pas revenue, je te ferai couper la tête.

*

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*

 

Aladin l’écoute le coeur serré.
Où donc est sa chère princesse?
Il réfléchit longtemps à sa mystérieuse disparition et à la non moins mystérieuse disparition de son palais.
Il comprend enfin que seul le magicien peut être l’auteur de ce crime.

Mais comment le retrouver maintenant qu’il n’a plus sa lampe merveilleuse?

*

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*

Tandis qu’Aladin souffre dans sa prison, le magicien fait sa cour à la pauvre princesse Badroulboudour.

- Rien ne sert de pleurer, belle princesse, vous ne reverrez jamais Aladin , lui répète-t-il sans cesse.  Maintenant que je vous ai fait amener ici, en Afrique, vous et votre palais, personne n’osera plus essayer de vous enlever à moi. Je vous ai choisie pour épouse et ce soir je viendrai vous demander votre main. Si vous refusez de me prendre pour époux, malheur à vous !
ajoute-t-il d’une voix menaçante avant de la quitter.

*

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*

La princesse se cache tout d’abord la tête dans les mains et se met à pleurer. Puis elle imagine un plan:
si Aladin est impuissant, sans le secours de sa lampe, elle, au moins, peut agir.

Ce soir-là, elle met sa plus belle robe, s’enduit des plus riches parfums et ordonne qu’on prépare un somptueux festin, accompagné des vins les plus forts. Puis elle s’assoit et attend le magicien.

Elle l’accueille avec son plus doux sourire.
- Vous êtes mon maître, lui murmure-t-elle en se prosternant devant lui.

Le magicien ne peut détacher les yeux de la merveilleuse princesse.
- Je vois que vous avez pensé à ma proposition … commence-t-il, mais elle ne le laisse pas terminer.

Elle l’invite à se mettre à table, lui offre un verre de vin.
La soirée passe, la princesse parle, rit, dit mille bêtises et le magicien ne cesse de boire.
- Je sais, mon maître, dit enfin la princesse,  que votre pouvoir dépasse de loin celui de tous les rois du monde, d’où le tenez-vous ? 

- De cette lampe, bégaie le magicien, sortant de sa robe la lampe merveilleuse, il me suffit de la frotter ici et…
il ne peut terminer sa
phrase, il glisse lourdement sur le sol et se met à ronfler.

*

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*

La princesse n’attendait que cet instant, elle attrape la lampe et la frotte comme le magicien lui a indique.
Que désirez-vous, maîtresse ?
demande le génie qui est si grand et si impressionnant que la princesse en est terrifiée.

- Envoie ce magicien en enfer et reviens tout de suite, commande-t-elle, reprenant courage.

Le géant s’empare immédiatement du magicien et disparaît pour reparaître une seconde plus tard.
- Vous n’entendrez plus parler de ce magicien, dit-il. Désirez-vous autre chose, princesse ?
- Ramenez ce palais où il était !

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La lampe une fois de plus réalise les désirs de la princesse.
Avant que le coq ne chante, Aladin est libéré et rendu à sa princesse.

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Le sultan se réjouit avec eux et Aladin oublie bien vite les souffrances du cachot.

Mais à partir de ce jour, la lampe disparaît et on n’en entend plus parler.

L’intelligente princesse l’a cassée en mille morceaux, elle en a brûlé une partie, enterré une autre et jeté le reste à la mer.
Ainsi agit-elle car elle craint l’envie et le désir de pouvoir qui sont souvent plus forts chez les hommes que la bonté…
 

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ERITREA…Berceau ?

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ERYTHREE

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Selon les dernières découvertes, l’Ancêtre de l’humanité aurait été découvert dans ce pays.
Appelé « L’Homme de Buya », il aurait vécu entre 1 million et 600.000 ans avant notre ère…alors que ce pays était une vaste forêt avec fleuves.

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De nos jours ce pays de la Corne de l’Afrique,
(toujours si convoité pour des questions géostratégiques par les puissances mondiales),
couvre un territoire de 121.320km2 constitué :
- d’une côte aride et sablonneuse
- de haut plateau à climat tempéré
(1800/3000m)
- des îles Dahlak propices à la pêche

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Les 5.028.475 habitants,
dont l’histoire (tradition orale), fut évoquée 2500 ans av.J.C. par les Egyptiens comme  »Pays des Dieux »(Nubie ?), puis par Eschyle (fragment 67),
sont les descendants du dernier royaume prestigieux des Aksoum (1er millénaire avant Jésus-Christ) parlant le Guèze…langue dont dérive la leur le Tigrinya.

Ils sont à 50% de Religion Chrétienne Orthodoxe d’Ethiopie (appelée copte par certains en Egypte)
et à 50 % musulmans sunnites.

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Comme presque tous les pays africains, le pays a connu la colonisation.
Notamment,
- en 1869 lorsque l’Italie acheta au Sultan local la baie d’Assab ; la colonie étant formée le 1er janvier 1890 ;
- en 1941 quand les britanniques voulurent prendre le contrôle du secteur…qu’ils administrèrent jusqu’en 1952.

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En 1952, l’ONU décida de faire de ce territoire une Fédération Ethiopie-Erithrée.
Le gouvernement d’Addis Abeba abolit le fédéralisme en 1961, voulant unifier le pays.
Suivit une guerre civile jusqu’en 1991.

Finalement ce territoire obtint son indépendance de l’Ethiopie le 24 mars 1993 le président du Conseil italien Francesco Crispi officialisant son appellation (selon la racine grecque eruthros signifiant « rouge » comme la mer qui le borde).

Malheureusement,
des guérillas sporadiques continuent entre les deux composantes de ce peuple…

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*

De nos jours, le pays
- dont la capitale est Asmara
- république avec un parlement monocameral de 150 membres,
- administré selon 6 régions
(Centre, Anseba, Mer rouge méridionale, Mer rouge septentrionale, Nord, Gash Barka),
a 2 priorités :
1 - réaliser sur les versants montagneux  entre Asmara et Massaoua 40 000 km² de terrasses cultivables en fixant les eaux par la plantation de 20 millions d’arbres ;
2 - garder le contrôle du port d’Assab  pour conserver les revenus de sa raffinerie de pétrole

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Ce pays a le triste podium de la lanterne rouge de la Liberté de la Presse établi par Reporters sans frontières…dernière position…le plus censuré au monde.

Pour cacher les catastrophes humanitaires de la guerre fratricide au sujet du tracé de la frontière entre lui et l’Ethiopie ?
Selon les observateurs elle aurait fait 100.000 morts !
Et dans la mesure où l’arbitrage de l’ONU en 2003 a été rejeté par l’Ethiopie…on peu envisager le pire…d’autant que d’autres fronts s’ouvrent : Somalie et sur la frontière avec Djibouti.

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Il n’est jamais bon d’écarter la Presse !
Y compris en Afghanistan, etc.

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Comme toujours les peuples souffrent !…
L’offensive de mai 2000 causa à elle seule 600M US$ de dégâts et diminua les récoltes de 62% … alors que l’agriculture apporte 80% du PIB.
Les familles fuient les zones de guérillas pour essayer de rejoindre les camps de réfugiés…
Les aides de la diaspora deviennent leur principal revenu.

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Ses ressources inexploitées : cuivre, or, pétrole et gaz…doivent intéresser beaucoup de prédateurs…
Ne pourrait-on se demander qui arme ou jette de l’huile sur le feu ?

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Quelques vidéos pour compléter

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L’esprit DJU-DJU

 

Le pêcheur astucieux

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0a807.gifIl était une fois un pêcheur qui vivait au bord d’un fleuve. Toute la journée, il pêchait à la ligne ou au filet, mais prenait aussi le gibier, surtout les lièvres et les antilopes, au collet ou dans les pièges.

Un jour, lorsqu’il était en train de pêcher à la ligne, un gros poisson mordit.

 » Quelle belle prise ! «  se félicita le pêcheur.

Il tira de toutes ses forces et sortit de l’eau l’Esprit Dju-Dju. Celui-ci tenait une énorme hache à la main et riait comme un dément. Épouvanté, le pêcheur arriva tout juste à articuler :
- » Que fais-tu ici ?  »
Dju-Dju rit de plus belle :
 » J’ai voulu juste t’agacer un peu. « 

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Lorsque le pêcheur comprit que Dju-Dju n’était pas le monstre féroce pour lequel il le prenait, mais plutôt un farceur, il prit son courage à deux mains :
- » Alors, ne recommence plus ! À la place du gros poisson que j’attendais, c’est toi que j’ai pêché. Au lieu de m’aider, tu viens jouer les trouble-fête.  »
- » Je ne vois pas pourquoi je devrais t’aider. « 

Le pêcheur toisa Dju-Dju et conclut :
 » Tu as raison. Comment pourrais-tu m’aider ? Tu as autant de force que la vapeur qui sort d’une marmite. Tu tiens à peine sur tes jambes.  »
Dju-Dju se vexa :
-
 » Moi, j’ai autant de force que la vapeur au-dessus d’une marmite ? Viens, nous allons mesurer nos forces.  »
- » D’accord. « 

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Au bout d’un moment de réflexion, Dju-Dju décida :
 » Voyons qui de nous deux lancera cette hache le plus haut. »

Il regarda le ciel et scruta les environs avant de lancer la hache en l’air.
Le pêcheur voulut savoir :
- » Qu’as-tu à regarder ainsi autour de toi ?  »
- » Je ne voudrais pas que la hache me retombe sur la tête. « 

C’est alors que la hache retomba dans le fleuve, soulevant des trombes d’eau qui vinrent arroser les deux rives. Dju-Dju, qui avait plongé pour récupérer sa hache, n’émergea qu’au bout d’un bon moment :
 » J’ai eu du mal à la dégager. Elle s’était enfoncée profondément dans le fond de la rivière.  »
Il tendit sa hache au pêcheur :
 » À toi de lancer ! « 

Le pêcheur, qui avait déjà bien du mal à la soulever, déclara :
 » Je n’ai même pas besoin de regarder autour de moi. Une fois que je l’aurai lancée, elle ira se ficher tout droit dans le ciel et ne retombera plus.  »
Dju-Dju prit peur :
 » Attends, ne la lance pas. Ce serait dommage de perdre une si belle hache. Faisons plutôt une course à pied. « 

Le pêcheur fut d’accord :
 » Courons jusqu’au bout de ce sentier que les antilopes empruntent pour aller à l’abreuvoir. « 

Il avait creusé un trou dans ce sentier et l’avait couvert avec des branches, espérant y piéger une antilope imprudente.
Dju-Dju s’élança et tomba dans le trou. Le temps qu’il mit à en sortir permit au pêcheur d’arriver au bout du sentier.
- » Tu as encore perdu !  » rit-il.  » Veux-tu que nous continuions à mesurer nos forces ?  »
- » Je veux bien, mais cette fois, c’est à toi de choisir le mode de compétition que tu préfères.  »
-
 » Nous allons pêcher et nous verrons bien qui de nous deux prendra le plus de poisson « , proposa le pêcheur.

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Il prêta au stupide Dju-Dju une canne et ils se mirent à pêcher. Dju-Dju n’avait encore jamais pêché, si bien qu’il n’arrêtait pas de courir au bord de l’eau, tandis que le pêcheur sortait des poissons de l’eau l’un après l’autre.

Bon joueur, le pêcheur lui conseilla :
-
 » Tiens-toi tranquille, sinon tu vas effrayer les poissons et n’attraperas rien du tout.  »
-
 » Je ne peux pas rester sans bouger « ,répondit Dju-Dju.  » Il faut que je coure sans relâche ou au moins que je remue.  »
-
 » Dans ce cas, il vaut mieux que je t’attache à un arbre. « 

Dju-Dju acquiesça :
-
 » D’accord, mais attache-moi solidement.  »
Le pêcheur l’attacha à un arbre qui poussait au bord de l’eau, en serrant la corde tant qu’il put. Bien qu’il restât sans bouger,

Dju-Dju ne prit pas de poisson. À la fin, il en eut assez :
-
 » Cela suffit Détache-moi !  »
-
 » T’avoues-tu vaincu ? «  questionna le pêcheur.
 » Oui, j’ai perdu, mais détache-moi ! Pour moi, c’est une terrible épreuve de rester ainsi sans bouger. « 

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Le pêcheur ne l’entendait pas de cette oreille :
-
 » Non, je ne te détacherai pas. Tu en profiterais pour m’importuner encore.  »
-
 » Je ne t’ennuierai plus jamais ! « promit Dju-Dju.
-
 » Est-ce bien vrai ?  »
-
 » Parole de Dju-Dju  »
-
 » Et tu rabattras le poisson dans mes filets ?  »
-
 » Oui.  »
-
 » Et le gibier dans mes pièges  »
-
 » Oui ! oui ! Mais détache-moi « pleurait Dju-Dju.  » Il faut que je coure ou que je remue un peu « .

Le pêcheur délivra Dju-Dju qui, depuis ce jour, rabattit le poisson dans ses filets et le gibier dans ses pièges. Les villageois qui lui achetaient son poisson et son gibier furent consternés par l’abondance de ses prises. Le pêcheur devint un homme riche et important, et tout cela parce qu’il avait Dju-Dju pour serviteur.

*

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