Les trois SOURDS

 

Les 3 sourds

ou

La parole doit prendre son temps…

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Les trois SOURDS dans Contes 0a807Histoire d’une femme.
Elle était sourde, tellement sourde qu’elle n’entendait rien.
Tous les matins elle portait son enfant sur son dos et elle se rendait à son champ. Elle avait un immense champ d’arachides.
Et un matin qu’elle était là, tranquillement à travailler dans son champ, arrive un monsieur.

Un monsieur tellement sourd qu’il n’entendait rien. Et ce monsieur cherchait ses moutons.

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Écoutez-bien ! Il s’adressa à la dame :

Madame, je cherche mes moutons, leurs traces m’ont conduit jusqu’à votre champ. Est-ce que vous ne pourriez pas m’aider à les retrouver ? D’ailleurs, on les reconnaît bien mes moutons, parmi eux, il y a un mouton blessé. Madame si vous m’aidez à retrouver mes moutons, je vous donnerez ce mouton blessé vous pourrez toujours vous en servir.

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Mais elle, n’ayant rien entendu, rien compris, elle a pensé que ce monsieur lui demandait juste jusqu’où son champ s’arrêtait. Elle se retourna pour lui dire :
- Mon champ s’arrête là-bas.

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Le monsieur a suivi la direction indiquée par la dame et par un curieux hasard il trouva ses moutons en train de brouter tranquillement derrière un buisson.
Tout content il les rassembla et est venu remettre à la dame le mouton blessé.

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Mais celle-ci, n’ayant rien entendu, rien compris, elle a pensé que ce monsieur l’accusait d’avoir blessé son mouton. Alors elle s’est fâchée :
- Monsieur, je n’ai pas blessé votre mouton. Allez accuser qui vous voulez mais pas moi. D’ailleurs des moutons, je n’en ai jamais vus.

Le monsieur quand il a vu que la femme se fâchait, il a pensé que cette femme ne voulait pas de ce mouton mais qu’elle voulait d’un mouton plus gros. Et à son tour, il se fâcha :
- Madame, c’est ce mouton que je vous ai promis. Il n’est pas du tout question que je vous donne le plus gros de mes moutons.

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Tous les deux il se fâchèrent, ils se fâchèrent à un tel point qu’ils finirent par arriver au tribunal.
Et le tribunal dans cette Afrique d’il y a longtemps, cela se passait sur la place du village, à l’ombre d’un grand arbre, l’arbre à palabres le plus souvent un baobab.

Et le juge, lui qui était en même temps le chef du village il était là entouré de tout ces gens qu’on appelle les notables.
La dame et le monsieur sont arrivés tout en continuant leur querelle.

Et après les salutations c’est elle qui parla la première :
- Ce monsieur m’a trouvé dans mon champ, il m’a demandé jusqu’où mon champ s’arrêtait. Je lui ai montré et j’ai repris mon travail. Ce monsieur est parti et quelques instants après il est revenu avec un mouton blessé m’accusant de l’avoir blessé. Or moi je jure que des moutons j’en ai jamais vus. Voilà pourquoi on est ici monsieur le juge.

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C’était au tour du monsieur :
-
Je cherchais mes moutons, dit-il, et leurs traces m’ont conduit jusqu’au champ de cette dame.
A cette dame j’ai dit que si elle m’aidait à retrouver mes moutons je lui donnerais un d’entre eux mais j’ai bien précisé le mouton blessé. Elle m’a montré mes moutons, c’est ce mouton blessé que je lui ai donné. Elle veut un mouton plus gros. Pensez-vous que je vais lui donner le plus gros de mes moutons à deux pas de la fête des moutons ?

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Le juge se leva.
Il était aussi sourd qu’un pot !
Et quand il a vu l’enfant sur le dos de sa mère il a pensé qu’il ne s’agissait là que d’une petite querelle de ménage.
Alors il s’adressa au monsieur :

- Monsieur. Cet enfant est votre enfant. Regardez d’ailleurs comment il vous ressemble. A ce qu’il me semble vous êtes un mauvais mari. Et vous madame, des petits problèmes comme cela. Ce n’est pas la peine de venir jusqu’ici étaler ça devant tout le monde. Rentrez chez vous ! Je souhaite que vous vous réconciliez.

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Ayant entendu ce jugement, tout le monde éclata de rire.
Et le rire contamine le juge, la dame et le monsieur.
Que firent-ils ?
Ils éclatèrent de rire bien que n’ayant rien compris.
Et c’est à partir de là que le conte pose sa question : lequel de ces trois est le plus sourd ?

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 Leçon

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Il vaut mieux ne pas se dépêcher de donner une réponse.
On conseille quelque part en Afrique,
d’avoir le cou aussi long que celui du chameau,
afin que la parole avant de jaillir
puisse prendre tout son temps.

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0bonlundi20 dans Contes 

ELEPHANT…sorcier ?

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L’ELEPHANT SAVANT…

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0a807.gifJadis un homme fit un champ dans la brousse.

Quand le mil fut mûr, tous les jours les éléphants venaient le manger et l’abîmer.

L’homme ne sachant pas qui faisait cela résolut d’attendre un jour avec son sabre et de tuer qui viendrait. Il alla dans son champ et monta sur un arbre.

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Vers minuit deux éléphants survinrent.
L’un dit :
Je sens quelque chose ici.
L’autre répondit :
Tu es un menteur, il n’y a rien.
Un moment après il sentit quelque chose et dit :
-  Ah oui ! C’est vrai ! Tu avais raison.
Ils regardèrent dans l’arbre et y virent l’homme.
Ils l’attrapèrent donc avec leurs trompes et le descendirent.

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- Qu’est-ce que tu fais ici ?
- Tous les jours, on venait abîmer mon mil. Je me suis mis là pour savoir qui c’était, mais si j’avais su que c’était vous, les éléphants, je ne serais certainement pas venus.

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Les éléphant, flattés, lui dirent 
- Ta réponse nous plaît. Demande-nous ce que tu veux. Nous te le donnerons.
Alors l’homme dit :
- Je n’ai besoin de rien pour moi, mais ma femme, chaque fois qu’elle a un enfant, le voit mourir. Je voudrais bien que cela n’arrive plus.

- Très bien, je vais te donner un remède pour cela ?  » dit l’éléphant.
Il lui donna une chaîne en fer et lui dit :
 Quand tu iras chez toi, frappe la tête de ta femme avec cette chaîne. La chaîne disparaîtra alors. Et, si ta femme a un enfant ensuite, il ne mourra plus.

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L’homme revint chez lui, frappa la tête de sa femme avec la chaîne et la chaîne disparut.
La femme eut ensuite un enfant. Le jour où elle accoucha, on trouva la chaîne en fer au cou de l’enfant. Celui-ci survécut.

Depuis cette époque, les femmes cherchent les remèdes pour mettre au cou de leurs enfants pour qu’ils ne meurent pas.

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CAMEROUN…amer ?

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CAMEROUN

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Si le chocolat amer, les connaisseurs le disent, est le meilleur…il n’est certainement pas souhaitable que l’amertume gagne des citoyens…ceux de la filière cacao au Cameroun l’ont dit.

Cette recherchée matière première procure des bénéfices…qui ne profitent qu’aux compagnies étrangères et à quelques corrompus locaux…; car, là aussi, comme partout dans le monde en général et en Afriqueen particulier…la CORRUPTION est un fléau aussi mortel que le Sida.

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Peu d’Occidentaux connaissent la provenance de leur barre chocolatée ou de leur chocolat chaud et encore moins la façon dont ils sont produits.

Grâce à notre périple camerounais, nous avons pu découvrir un des grands pays producteurs de cacao et étudier aussi bien la culture elle-même que la transformation ou les institutions qui les encadrent. Cette filière a subi de plein fouet la libéralisation du secteur au début des années 1990 et les cultivateurs ont vu leurs revenus diminuer de manière conséquente depuis.

La question qui s’est alors posée à nous est la suivante :
comment est-il possible d’augmenter le revenu des planteurs ?
Pour y répondre, nous avons axé nos recherches, questions et entretiens sur deux aspects permettant de le diversifier et/ou de l’augmenter : l’agroforesterie (c’est-à-dire, dans ce cas, l’association de la culture du cacao et d’arbres fruitiers) et la valorisation des sous-produits de la culture.

Au cours de ce rapport, nous tenterons de présenter les différents acteurs de la filière et le contexte dans lequel ils évoluent. Puis nous nous intéresserons aux nombreux problèmes rencontrés par les agriculteurs lorsqu’ils cultivent cet arbre, avant de voir quelles sont les solutions apportées pour y remédier et quelles sont celles qui sont ou devraient être envisagées. Enfin, après quelques critiques adressées à la filière dans son ensemble, nous étudierons plus précisément une piste qui pourrait être intéressante dans l’optique d’une augmentation de revenu.

Lire la suite dans : obouto.com

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Comme tous les peuples africains, les ancêtres des habitants du pays se sont installés sur ces terres il y a des milliers d’années.
Les premiers habitants seraient les Baka (pygmées) ; il en existe toujours dans les forêts du Sud et de l’Est.
Les peuples bantous, quant-à eux, se seraient installés sur ce sol un millénaire avant Jésus-Christ.

Les premiers contacts avec des étrangers seraient intervenus avec le Carthaginois Hannon. Selon une légende, au V° siècle av.J.-C., il aurait atteint le Mont Cameroun (4.095m) et l’aurait baptisé « Char des Dieux ».

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Les européens, connurent cette zone à partir des « grandes découvertes » avec les marins portugais et espagnols.
L’équipage de Fernando Pô, entrant dans l’estuaire du Wouri, se serait extasié devant l’abondance des crevettes dans ce cours d’eau qu’ils nommèrent Rio dos Camaroes…origine du nom du pays Cameroun.

Comme tous les pays du continent, surtout côtiers, les peuples subirent les convoitises des portugais-néerlandais-allemands-européens.
Les échanges commerciaux, leur protection et la traite négrière (avec la complicité de certains chefs de tribus)…furent des éléments perturbateurs des organisations politico-sociales existantes.
Pour autant, même de nos jours, le droit coutumier des chefferies est très important.

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En 1884, les allemands affirment un protectorat et se lancent dans des travaux importants d’infrastructures (routes, première ligne de chemin de fer, port de Douala, écoles, hôpitaux, grandes plantations – cacaoyers, bananiers, caféiers, hévéas, palmiers à huile etc.).

Mais les indigènes… soumis au travail forcé-châtiments corporels…se libèrent du joug dès la défaite allemande de 1914-1918.
La Société Des Nations confie la grande partie orientale à la France,
et la zone occidentale, proche du Nigéria, au Royaume-Uni.
L’une appliquera une politique d’assimilation, l’autre adoptant celle de l’indirec-rule.

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Nouvelle guerre mondiale…nouvelle faiblesse…
Ruben Um Nyobe, dirigeant de l’UPC(Union des populations du Cameroun), revendique l’indépendance et la réunification. 
Le mouvement interdit, réprimé par le pouvoir colonial français, entre dans le maquis ; une situation de guerre s’installe en pays Bassas et Bamileke.
Un peuple chez lui gagne toujours …un jour ou l’autre…
La zone française obtient son indépendance le 1er janvier 1960.
Après des années de luttes, le pays est réunifié le 20 mai 1972.

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Aujourd’hui, ce pays de 475.000 km2 abrite 18.4467.692 habitants (34h/km2).

C’est un melting-pot de nombreuses ethnies (280)  où prédominent : semites, hamités, bantous, soudanais, etc et de nombreux métissages.
Il arrive à l’autosuffisance alimentaire à 95% grâce à son économie rurale à 80% produisant des aliments de base pour la consommation locale ; en plus des exportations (bananes, café, coton, cacao, …) et l’élevage.

Les ressources de son sous-sol, (correctement exploitées et redistribuées) : bauxite, fer, cobalt, nickel, manganèse, diamant et gaz naturel, etc….devraient permettre d’améliorer le sort des citoyens…
d’autant qu’une zone littorale d’environ 400 km, bien aménagée, stimulerait le tourisme déjà présent à Kribi et Limbé 
malheureusement, le pouvoir est surtout… présidentiel…avec un chef Paul Biya qui souhaite s’éterniser à la tête du pays…(et le spolier à la Bongo ?).
Notable : le pays attend toujours que soit installé son Sénat….

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BONNE CHANCE A VOUS !

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L’HIPPOPOTAME BLANC

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L’HIPPOPOTAME BLANC

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cyndirella122652839602gros.gifLes tribus des Bayombé et des Mongo étaient ennemies depuis toujours. Nul ne se rappelait la vraie raison de cette hostilité qui n’en était pas moins farouche et tenace.

Le plus souvent, c’étaient les Mongo, guerriers accomplis, qui cherchaient querelle aux Bayombé. Ceux-ci étaient travailleurs et pacifiques, mais une fois attaqués, ils se défendaient avec détermination. Ainsi, tout en vivant côte à côte, les Mongo et les Bayombé se faisaient une guerre permanente sans que pour autant les uns l’emportent sur les autres.

cyndirella122652839602gros.gifUn jour, les Bakouba, apparentés aux Mongo vinrent s’installer sur le territoire de ceux-ci. Ensemble, ils décidèrent de chasser les Bayombé de leurs terres.


Le chef des Bayombé fut mis au courant de cette alliance par Dombi, puissant sorcier, qui avait l’habitude d’invoquer directement Mguri-mgori, le plus grand des dieux. Le chef mobilisa aussitôt ses guerriers, mais les Mongo et les Bakouba étaient bien supérieurs en nombre.
Pendant des jours et des nuits, Dombi prépara une puissante magie qui devait faire pencher la victoire du côté des Bayombé.
cyndirella122652839602gros.gifLe sorcier avait un fils paralysé de naissance, nommé Ingola. Trés affecté par l’infortune de son enfant, Dombi s’en plaignit amèrement aux puissants Esprits. Lorsque la guerre devint imminente, le grand Mguri-mgori lui apparut en songe et lui dit :
« Sorcier Dombi, tu as maintes fois sollicité notre aide pour ton malheureux fils Ingola. Sache, cependant, que malgré son infortune, il sauvera ton peuple dans cette guerre. Qu’il fabrique une lance, mais dans un matériau autre que le bois, et qu’il se rende, armé de cette lance, dans les marécages pour y trouver l’hippopotame Daga.

cyndirella122652839602gros.gifCe n’est pas un hippopotame ordinaire : sa peau est d’une blancheur éclatante. Daga, l’hippopotame blanc, portera ton fils sur le champ de bataille où ton peuple sera en train de se battre.  

Ingola arrivera juste à temps pour lui permettre d’emporter la victoire. Lui-même, toutefois ne reviendra pas du combat.  »
Le sorcier raconta son rêve à Ingola, qui fut transporté de joie :
« Ainsi, j’irai, moi aussi, au combat ! je ne serai plus la risée des femmes en restant à la maison ! Je me demande seulement comment fabriquer ma lance autrement qu’en bois ?  »
Le sorcier réfléchit, puis conseilla à son fils :
« Le mieux sera de la forger en laiton.  »
cyndirella122652839602gros.gifIngola se mit aussitôt à l’ouvrage. Sa lance était terminée lorsque les guerriers Bayombé finirent de se préparer au combat. Il s’en alla vers les marécages de Daga, l’hippopotame blanc, tandis que les guerriers Bayombé partirent pour la guerre. Ingola marcha en clopinant jusquêau marécage, alors que l’hippopotame venait déjà à sa rencontre. Daga présenta son large dos au jeune homme qui s’y hissa et partit au champ de bataille.
La guerre y faisait rage.

cyndirella122652839602gros.gifLa chance commençait à pencher du côté des Mongo et des Bakouba, supérieurs en nombre. Les Bayombé durent reculer, leur retrait se transformant rapidement en débandade, puis en fuite éperdue. Chevauchant son hippopotame blanc, Ingola choisit ce moment crucial pour surgir telle une tornade au milieu des ennemis qu’il se mit à ravager avec sa lance en laiton. Il abattit les Mongo et les Bakouba par rangées entiéres, Daga, l’hippopotame blanc, piétinant leurs têtes pour les enfoncer dans le sol.
Plus aucun doute ne subsistait sur l’issue de la guerre.

cyndirella122652839602gros.gifVainqueurs, les Bayombé n’eurent pas le loisir de remercier et célébrer leur jeune héros car un événement extraordinaire se produisit alors : l’hippopotame blanc trotta jusquêà un immense arbre creux qui poussait à côté du champ de bataille. Il s’engouffra dans la cavité avec le jeune homme qui le chevauchait toujours, sa lance à la main. Lorsque les Bayombé accoururent au pied de l’arbre, la cavité avait disparu.
cyndirella122652839602gros.gifDepuis ce temps-là, les Bayombé racontent qu’Ingola sortira de l’arbre sur le dos de son hippopotame blanc, brandissant sa lance de laiton le jour où une grave menace pésera sur son peuple. Il sortira de l’arbre et, avec son aide, les Bayombé sortiront victorieux de la guerre.

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AFRIQUE…mon Afrique

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AFRIQUE

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Afrique
Afrique mon Afrique
Afrique des fiers guerriers dans les
savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de son fleuve lointain
Je ne t’ai jamais connue
Mais mon regard est plein de ton sang
Ton beau sang noir à travers les champs
répandu
Le sang de ta sueur
La sueur de ton travail
Le travail de l’esclavage
L’esclavage de tes enfants
Afrique dis-moi Afrique
Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
Et se couche sous le poids de 1’humilité
Ce dos tremblant à zébrures rouges
Qui dit oui au fouet sur les routes de midi
Alors gravement une voix me répondit
Fils impétueux cet arbre robuste et jeune
Cet arbre là-bas
Splendidement seul au milieu des fleurs
blanches et fanées
C’est l’Afrique ton Afrique qui repousse
Qui repousse patiemment obstinément
Et dont les fruits ont peu à peu
L’amère saveur de la liberté.

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B. Diop

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NOEL …conte africain

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Préparations pour les fêtes de fin d’année

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Pour les chrétiens
elles commencent dès le
1er dimanche de l’Avent

(cette année 29-11-2009)
Aussi pendant cette période
dans la mesure du possible les sujets seront-ils festifs
et des contes présents

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 MALIKAMU

et le peuple de fainéants

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cyndirella122652839602gros.gifIl y a bien longtemps de cela, un peuple de grands fainéants vivait au bord du Bon Fleuve. Le sol y était fertile et bien humidifié par l’eau du fleuve, si bien que le bétail paissait seul dans les pâturages verdoyants. Les femmes faisaient le peu qu’il y avait à faire, quant aux hommes, ils ne faisaient que paresser et boire de la bière.

Un jour, un étranger arriva au pays du Bon Fleuve. Il ne s’occupait de personne, ne cherchait pas d’amis, mais ne dérangeait personne. Il se construisit une belle maison, très spacieuse, et travailla sans relâche, du matin au soir. Cela finit par déranger certains. Non parce qu’il avait pris la terre sans en demander la permission (il y en avait assez pour tout le monde), ni parce qu’il chassait et pêchait (il y avait assez de gibier dans la steppe et de poisson dans le fleuve). C’était son attachement au travail qui ennuyait les gens. Ainsi, on le surnomma Mulikamu, ce qui veut dire travailleur.

L’étranger devint la risée des hommes qui, à force de se moquer de lui, finirent par le détester. Ils disaient :

 » Curieux personnage ! Il ne parle avec personne et ne fait que travailler. On ne peut rien espérer de bon d’un tel individu. « 

cyndirella122652839602gros.gifUn jour, ils organisèrent un grand rassemblement auquel ils invitèrent également l’étranger Mulikamu. À cette occasion, le sorcier s’adressa à l’assemblée :

 » Depuis peu, un curieux étranger s’est installé dans notre pays. Il ne salue personne et ne parle à personne. Il s’est construit une maison et a pris notre terre. Il chasse dans notre steppe et pêche dans notre fleuve et surtout, il travaille sans relâche. Or , le travail n’est pas l’affaire des hommes, les femmes sont là pour cela. Cet étranger introduit de nouvelles moeurs chez nous, offensant le Bon Fleuve qui nous nourrit. Qu’allons-nous faire de lui ? « 

Tous se mirent à crier :

 » Qu’il s’en aille ! Nous ne voulons pas de lui parmi nous ! « 

Mulikamu prit la parole :

 » Écoutez ce que j’ai à vous dire. Avant que je m’installe parmi vous, le grand Mguri-mgori m’est apparu en rêve pour me demander d’aller vous trouver et de vous apprendre à travailler. Vous êtes fainéants, et votre paresse finira par vous coûter la vie. Je suis là pour empêcher cela. « 

Exaspérée, l’assemblée hurla de plus belle.

 » Je vois que vous courez à votre perte « ,conclut Mulikamu.

Il quitta alors le beau pays du Bon Fleuve.

cyndirella122652839602gros.gifPendant longtemps, on n’entendit plus parler de lui. Un jour cependant, des gens qui redescendaient le fleuve, revinrent avec des nouvelles de Mulikamu. Après s’être installé plus en aval, il avait acheté vingt femmes avec lesquelles il charriait de lourdes pierres et des troncs d’arbres pour les précipiter dans le fleuve, à l’endroit où il était le plus étroit.

Les fainéants rirent de bon coeur :

 » Mulikamu est devenu fou. Le travail lui a ôté la raison. « 

Ils ne rirent pas longtemps. La saison des pluies vint et le fleuve déborda. À chaque saison des pluies, l’eau montait dans le fleuve, inondant les environs. Par la suite, le fleuve retournait dans son lit, laissant derrière lui un limon fertile. Or cette fois-ci, l’eau ne baissait pas, tout au contraire.

L’inondation progressait, détruisant les maisons, tuant hommes et bétail à son passage. Ce fut seulement à cet instant que les hommes comprirent que Mulikamu s’était vengé en construisant un ouvrage sur le fleuve avec ses femmes, barrage qui transforma la vallée en un grand lac.

cyndirella122652839602gros.gifDésespérée, la population fuit l’inondation dans la forêt et, une fois passée la saison des pluies, elle revint dans la vallée pour y reconstruire de nouveaux villages, labourer de nouveaux champs et élever de nouveaux troupeaux au bord du lac. Les hommes les plus sagaces commencèrent à comprendre que pour Mulikamu, il ne s’agissait pas de vengeance. En réalité, il les avait sauvés en accomplissant le voeu du grand Mguri-mgori qui était de leur apprendre à travailler.

Ainsi, les hommes qui vivaient au bord du lac qui se forma sur le Bon Fleuve cessèrent de paresser et devinrent travailleurs.

Depuis ce temps, le peuple de cette contrée vénère Mulikamu. Il lui fait des offrandes et l’appelle au secours le cas échéant, comme s’il était un dieu.

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AFRIQUE …Noël ?

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Dans un mois,  à cette heure, certains enfants seront malades d’avoir trop mangé de gâteries et chocolat…
Il n’en sera, « malheureusement », pas de même pour la plupart des petits africains.
Pourtant les fèves de cacao ne viennent-elles pas de leur magnifique continent ?

Cherchant des informations sur le Noël de nos soeurs-frères africain(e)s, j’ai été assez dépitée de voir qu’ils avaient succombé à la tentation européenne…
Pourquoi un sapin ?
N’ont-ils pas les plus magnifiques arbres ?
Ne peuvent-ils choisir l’une des espèces à croissance rapide pour produire cet arbre de fête ?
Des branches de leur région, joliment arrangées, ne peuvent-elles convenir ?

Dans les moments de précarité, il m’est arrivé de suppléer au sapin que l’on replantera dans un coin de jardin…par des branches ramassées dans la nature…saupoudrées de couleur or-argent ou recouvertes de coton…
Le principal n’est-il pas d’être avec ceux qui partagent notre affection ?

Alors…pas de folie !
Une simple branche de houx, végétal inconnu normalement sous ses latitudes, s’échangera à 3 500 FCFA (35 FF).

Le Père Noël promène également sa bonhomie naturelle au Congo.
Mais pas de risette aux enfants et en leur tirant affectueusement les joues.
Il arpente les supermarchés, se produit lors de matinées payantes où les parents envoient leur progéniture se faire photographier en présence du vieil homme…jeux-chants-contes… une rencontre avec le Père Noël coûtera entre 5 000 et 40 000 FCFA (50 et 400 FF).
Pas trop magique le prix !

 » L’esprit de Noël dépend de l’éducation des enfants. Dans les quartiers populaires, l’idée d’un Père Noël est un folklore assez farfelu. Il serait pris pour un fou s’il se promenait dans les rues de Poto Poto . Ici Noël c’est plus la naissance du petit Jésus que tout ce tralala. C’est avant tout la fête des enfants. Une occasion pour eux d’avoir de petits cadeaux et de manger des gâteaux «  (Joséphine brazzavilloise de 25 ans).

Mais si la débauche de décors et la folie des cadeaux ne règnent pas chez la plupart des gens, Noël reste, comme chez nous et partout dans le monde, une période dédiée aux repas de famille et à la fête.

Alors, là, pour le sens de la fête et de la danse….
notre société de consommation morose peut prendre des leçons !
Le saka-saka (plat à base de feuilles de manioc) est dans toutes les assiettes, tous les proches sont là, on discute et on danse.
Sentiment de partage et d’unité fait oublier quelques heures les problèmes douloureux.
Les enfants étant au centre des festivités !

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Bakoudouba la tourterelle

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cyndirella122652839602gros.gifKolitkoto ! Kolitkoto ! Kolitkoto !
J’ai une fille à marier ! J’ai une fille à marier !
Ainsi chantait tous les jours Bakoudouba la tourterelle.

- Et que demande-tu comme dot ? lui demanda Odro la Perdrix.
- Je donne ma fille à qui ramène sur la Terre Vrandjandja la pluie Mirage.

- Vrandjandja la pluie Fugitive ? s’écria la Perdrix. Vrandjandja qui coupe soudainement le chemin du voyageur, s’approche quand il vient, fuit quand il arrive, parfois le surprend par derrière , le poursuit, l’essouffle puis disparaît du ciel quand il atteint un village ? Je ne prétendrais jamais à la main de ta fille.

cyndirella122652839602gros.gifEt Odro s’en alla. Les autres animaux vinrent nombreux et tous impuissants repartirent la tête basse. Téré alla trouver la Mygale son oracle.

- Bakoudouba la tourterelle propose sa fille à celui qui ramène sur la terre Vrandjandja la pluie insaisissable, lui confia-t-il.
- Chevauche l’arc en ciel et coupe la route à Vrandjandja. Tu la captureras pour la ramener docilement sur la Terre, suggéra l’araignée terricole.

Téré se rendit à la source du ruisseau, rencontra l’arc en ciel et lui fit part de son projet.

- La pluie Mirage est partie pour l’autre bout de la terre et reviendra après Apépé la Lune de la disette. Dès qu’elle s’annoncera, viens me chevaucher, nous la poursuivrons pour la dompter.

cyndirella122652839602gros.gifLengoa la Lune du renouveau suivit Apépé et Vrandjandja arriva. L’Arc en ciel emporta Téré haut dans le ciel, joignit les deux bouts de la terre, retint sous sa voûte la Pluie vagabonde qui pour échapper à cette étreinte s’abattit sur la terre en grosses gouttes intermittentes et perlées. Téré épousa la fille de Bakoudouba.

Et depuis lors, captive de l’homme, Vrandjandja revient chaque année arroser la terre pour annoncer en même temps l’arrachage de l’arachide et le ramassage des courges. Symbole de la force et de l’unité parce qu’il supporte la voûte du ciel et l’empêche de tomber sur le Monde dont il unit les deux extrémités, l’Arc en ciel restera l’animal totémique le plus connu et le plus vénéré des Hommes.
(Conte africain)

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 Bons préparatifs

pour cette période de fêtes

La joie soit dans les coeurs

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Photographes africains à l’honneur

 

Aujourd’hui je voulais relayer une bonne nouvelle concernant ce magnifique continent…il y en a tant de désespérantes…

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Photographes africains à l'honneur dans Nouvelles 0a8Voilà donc :
- Faiza Hajji Wozniak (marocaine)
- Jacob Otieno et Simon Ndegwa (kenyans)
ont été récompensés par la PNUD dans un concours de photos ayant pour thème l’Afrique.

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Les parrains de cette compétition :
- la fondation AFP
- le fabricant Olympus (Japon)
ont remarqué ces trois candidats aux thèmes différents (arbres, femmes, couple kényan plantant un arbre le jour de leur mariage).

L’administratrice du PNUD, Helen Clark, espère que ces clichés apporteront un message pour le « Sommet de Copenhague sur la vulnérabilité des plus pauvres face au changement climatique« .

Espérons que le message sera écouté-entendu-stimulateur !!!

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N’oubliez pas de participer
au concert de soutien
(si vous pouvez)

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