TUNISIE…Carthaginoise ?

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TUNISIE…Envie ?

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Oui !

Envie  des hommes de vivre sur cette terre bordant la Méditerranée dès le paléolithique…comme en témoigne le site de Gafsa (oasis El Guettar) par des nomades chasseurs. 8000/5000 ans avant J.C. les Gaspiens fabriquent des vêtements avec des peaux et des aiguilles en pierre.

Au Néolithique auraient eu lieu les premiers contacts avec les Phéniciens de Tyr ; habiles commerçants fondateurs de Carthage.

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La Civilisation Carthaginoise rayonna pendant 3 siècles !
Faisant des envieux elle suscita 3 guerres puniques…mettant à l’honneur le stratège Hannibal.

Après la destruction de Carthage en 146 avant Jésus-Christ, succéda la primatie de la numidie qui durant 6 siècles sera le carrefour du Monde Antique entre l’Empire Romain et les Royautés africaines.

S’installèrent aussi les premières communautés juives et chrétiennes.

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Berceau de la Civilisation Carthaginoise, grenier à blé de l’Empire Romain, sous protectorat français du 12 mai 1881 au 25 juillet 1957…la Tunisie est le pays le plus moderne du Maghreb.

Sa population , d’environ 10.570.000 habitants, est issue d’un métissage entre les Berbères, les Péniciens, les Grecs, les Italiens, les Ibères d’Espagne  car les mariages furent fréquents pendant des millénaires.

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C’est après la politique ruineuse des beys, 

(hausse des impôts, interférences étrangères dans l’économie,etc…
que
le pays connaît peu à peu de graves difficultés financières le contraignant à déclarer la banqueroute de 1869…)

c’est après des calculs géo-politiciens
(gouvernements Anglais-italiens et Français manoeuvrés par Bismark convoitant l’Alsace-Lorraine)
aboutissant au protectorat de notre pays

que le leader de l’Indépendance H. Bourguiga reprit en mains son Pays et le modernisa.

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Le Patriarche fut destitué, par Ben Ali, qui établit un régime dictatorial policier et corrompu (notamment par une femme et belle-famille avide).

Régime qu’un Peuple courageux vient de renverser, avec des manifestations pacifiques…soldées malheureusement par plus d’une centaine de morts.

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Ce beau pays, de 163.610km2 (65h/km2), dont 30% de désert saharien, à 65% urbanisé, ensoleillé 3.000h par an, avec 1.298km de littoral et 16 réserves nationales plus 8 parcs nationaux…

attend notre soutien économique
- que les investisseurs ne s’envolent pas
- que les touristes lui rendent visite

afin qu’une chute de son économie ne soit pas un prétexte à toutes les dérives. 

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Si vous partez en vacances à l’étranger

pensez Tunisie !

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Bonne chance à ce peuple ami !

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TUNISIE...Carthaginoise ? dans BLOG bonamitie

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RWANDA ?…Génocide ?

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Le RWANDA

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Pays de l’ Afrique centrale des Grands Lacs, surnommé Pays des Mille collines, le Rwanda avait tout être un pays de cocagne.

Territoire boisé, verdoyant, sillonné par de nombreuses rivières, il abritait un peuple uni, parlant la même langue, ayant le même Dieu  Imana, s’habillant de pagnes et se soignant avec les plantes offertes par la Nature…
bien qu’étant composé d’une vingtaine de clans.

Traditionnellement, il y avait
- les Tutsi, agriculteurs
- les Hutu, artisans
- des Twa, (issus de Pygmées ?)
chaque clan était dirigé par un chef, l’un d’eux était désigné comme les représentant tous et son Mwani était roi du Rwanda.
Les mariages étaient bienvenus entre tous ; et les descendants d’agriculteurs pouvaient devenir éleveurs et vice-versa.

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Malheureusement, la colonisation apparut.
Les allemands ne comprirent pas cette organisation sociale.
Voulurent classifier.
Choisirent les Tutsi comme race supérieure aux Hutu.
En découla une différence de traitement entre des hommes égaux pendant des siècles.
Les Tutsi obtinrent tous les égards, les postes administratifs, des avantages…

Comme toujours :Diviser pour régner
fit des ravages.

Le 24 mars 1957, fut divulgué le Manifeste des Bahutu,
rédigé par 9 intellectuels dénonçant les faits.
Des vagues d’émeutes s’amplifièrent.
L’ONU dut intervenir, par l’intermédiaire des casques bleus de la MINUAR.
Le pays entra en crises permanentes et profondes…aboutissant au génocide le plus rapide de l’ère moderne après Hiroshima.

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Le soir du 6/4/1994, les présidents rwandais & burundais et le chef d’état-major rwandais meurent dans un attentat visant l’avion présidentiel rwandais.
Le lendemain,
- le 1er ministre,
- Mme A. Uwillingiyimana
- des personnalités politiques modérées
- 10 militaires belges de la Minuar
- 2 sous-officiers coopérant militaires français et l’épouse de l’un d’entre eux
sont assassinés.
Le gouvernement intérimaire fit aussitôt exécuter des Hutus modéréspouvant contrecarrer le projet…le génocide des Tutsi peut commencer.

Une guerre civile parallèleentre les deux composantes Rwandaises fait d’innocentes victimes du conflit entre les FAR du gouvernement et l’APR bras armé des tutsi en exils…auxquelles s’ajoutent
des familles hutus exécutées sans procès par représaillesde soldats du FPR.

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Le génocide continue de faire polémiques.
Ce qui est sûr ?

D’une part
Jean Kambanda, (ex-premier ministre), plaida coupable et fut condamné en 1998 par le TPI à la prison à vie ; ainsi que Théoneste Bagorosa, (présumé instigateur de ce génocide et crime contre l’humanité).

D’autre part
la colonisation apporta le désastre dans une population unie
pleurant au moins 800.000 Tutsi et Hutu massacrés parce que modérés.
(Plus d’un million serlon l’ONU, la déclaration de naissance n’étant pas obligatoire à cette époque).

Enfin,
alors qu’avant le français était obligatoirement étudié
maintenant la langue étrangère officielle est l’anglais.

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De nos jours,
le Rwanda est une république dirigée par le controversé président Kagame.

D’une superficie de 26.338km2 pour 11.055.976 habitants (+300/km3),
le pays est organisé en 4 provinces (Nord, Sud,Ouest,Est) chacune divisée en 30 districts et 416 secteurs, avec un statut spécial pour la capitale Kigali.

Le taux de fécondité est de 5,4, la santé prend 27% du budget et 92% des citoyens ont une assurance maladie publique…un bon point !

Vivant à 40% de l’agriculture, 22,2% de l’industrie et plus de 35% des services… il exporte ses production à plus de
- 9% vers la Chine (dont la présence commence à être contestée…)
- 8% vers la Thailande
- 7% vers l’Allemagne
- 4% vers les U.S.A. et la Belgique

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La sérénité va-t-elle à nouveau s’installer

au pays des Mille collines ?

C’est le voeu que

tout citoyen du monde fraternel fait

mais

les terres fertiles pour l’agriculture & l’élevage
ne risquent-elles pas d’être
« charcutées » par des prédateurs
à la recherche des richesses de son sous-sol :

étain-or-tungstène-béryl & Coltan ?

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Article complémentaire
http://osee.unblog.fr/2008/11/20

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FILM

SHOOTING DOGS
http://www.videoscourtesclic.com

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Intégralité-gratuit-sans télé-chargement
(en version française)

Quelle séquence vous a le plus meurtri(e) ?

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RWANDA ?...Génocide ? dans Pays 0bonlundi20

MARIAGE en Mauritanie

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La plupart des femmes

ne choisissent pas leur époux…

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Mais le mariage reste une « fête »

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Vive la LIBÉRATION des  FEMMES !

PARTOUT dans le monde…

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MAURITANIE…Tani-ère ?

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MAURITANIE

Tanière du terrorisme islamique ?

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La Mauritanie  est un pays de 1.03.700km2 pour 3.129.486 habitants (3h/km2) indépendant de la France  depuis le 28 novembre 1960.

Cette zone de passage entre l’Afrique Noire  et  l’Afrique du Nord  fut occupée dès le paléolithique inférieur par des pécheurs (600km de côtes Atlantique) et chasseurs. Dans l’époque historique connue se furent les Peuls (pasteurs suivant leurs troupeaux) qui la possédèrent.

Si Jadis la vaste région était humide et remplie de gibiers…de nos jours le Désert gagne sans cesse du terrain.

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Aujourd’hui les 4 régions naturelles :

- côte/désert sablonneux du Sahara
- plateau central
- bordure fluviale du cours Sénégal
- zone fluviale du Karatoro

sont administrées au sein de la République Islamique de Mauritanie, en conformité avec leur Constitution du 20 juillet 1991 proclamant :

- l’Islam comme religion d’Etat (sunnite)
- le respect de la Déclaration des Droits de l’Homme
- l’adhdésion à la Charte Africaine.

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L’économie est à 50% agricole : dattes, mil, sorgho, maïs, riz…mouton, boeuf…;
les côtes poissonneuses étant exploitées par des compagnies étrangères…ce qui soulève de plus en plus l’indignation des indigènes !

L’industrie n’occupe que 10% des actifs mais constitue, grâce au fer, 40% des exportations.

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Un taux de chômage très élevé, plus de 30%, 
un taux des moins de 15 ans atteignant 41% de la population à 51% urbaine….

laissent présager un avenir inquiétant si les revenus/bénéfices des ressources ne sont pas redistribués plus équitablement !

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Ne peut-on se demander si,

la corruption jugulée 

une politique raisonnable établie…

le gouvernement devrait pouvoir

satisfaire son peuple ?
(somme toute, peu nombreux )

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Sur le plan traditionnel,
les mariages unissent non seulement deux individus mais aussi deux familles/ethnies.
Autrefois on mariait les enfants dès leur naissance…une dot était fixée entre les parents …et ils obéissaient afin de ne pas décevoir.

On a aussi coutume de montrer, après la nuit de noce, le linge tâché de sang prouvant la virginité de l’épousée …Cette pratique disparaît peu à peu dans les villes.

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CELIBATAIRE africain

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Le Célibataire et l’Éternel

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CELIBATAIRE africain dans Contes 0a807Il existait, dans le village de Kutu, un garçon d’une vingtaine d’années.
Contrairement à ses amis du village, ce garçon ne voulait pas se marier. Il préférait vivre d’abord avant de s’engager sur cette voie de mariage.

Mpia vivait sans se soucier ni de l’avenir, ni de ses parents, ni encore, de ses frères et soeurs.

Un jour, à l’issue du conseil de famille, Mpia décida de faire un voyage dans le royaume des cieux, pour demander à l’Eternel les raisons de son célibat. Ses soeurs et frères marquèrent leur accord et Mpia se mit à préparer son voyage avec tout le sérieux possible.

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Au premier chant du coq, le jeune homme se réveilla et quitta le village pour un long voyage. Escaladant monts et collines, il arriva devant Ndungu, qui l’interpella :

- Mpia ! Mpia ! Mpia !

- Me voici !

- D’où viens-tu ? où vas-tu ?

- Je viens du village Kutu, dans le Mayi-Ndombe ! Je m’en vais voir l’Éternel en vue de m’enquérir, personnellement, du mobile de mon célibat. Je pense trouver des explications auprès de l’Éternel.

- Ah ! bon ! Tu me parais intéressant, Mpia !

- Comment ?

- Tu es intéressant pour moi !

- Que puis-je faire pour toi alors ?

- Quand tu verras l’Eternel, ne lui parle pas de ton cas, mais parle-lui de ma situation. Demande-lui de dire pourquoi je pique fort quand les hommes me mangent ?

- C’est entendu, Ndungu ! Je lui ferai part de ta préoccupation !

- Alors, Ciao !

- Ciao !

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Sur ce, le jeune homme continua son chemin. Il marcha pendant des heures et des heures sans pouvoir se fatiguer. Il arriva dans une vallée : trois belles filles pilaient le manioc. A la vue du garçon, elles crièrent toutes ensemble :

- Oh ! Oh ! Oh ! Quel beau jeune homme ! D’où viens-tu ? Où vas-tu ? Pourquoi voyages-tu tout seul ? As-tu un problème sérieux ?

- Bonjour les belles filles ! Je m’appelle Mpia ! Je viens du village de Kutu, dans le Mayi-Ndombe. Je viens donc de très loin. Je m’en vais voir l’Éternel pour lui demander les raisons de mon célibat. Toutes les filles m’adorent mais moi je ne veux épouser aucune d’elles. C’est pour cela que j’ai décidé de rencontrer l’Éternel à ce sujet !

- Ah ! bon ! Tu es vraiment un jeune homme très intéressant pour nous ! Nous avons besoin de toi ! Nous comptons beaucoup sur ta grandeur d’âme ! Et bien, écoute : Quand tu verras l’Eternel, il ne faudra pas lui parler de ton cas. Mais parle lui de notre problème : Pourquoi nous les femmes devons-nous préparer, tous les jours, à manger pour les hommes ?

- Entendu ! Toutes vos plaintes seront transmises à l’Eternel ! Au revoir ! Et, peut-être à très bientôt !

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Le jeune homme continua son bonhomme de chemin… Il arriva sur le Mont des orangers.

Un oranger l’appela :

- Jeune homme ! Jeune homme ! Jeune homme ! Pourquoi te presses-tu ? D’où viens tu d’abord ? Où vas-tu en ce moment ? Quel est exactement ton problème ? Puis-je connaître ton nom ?

- Je me nomme Mpia. Je viens du village Kutu. Très loin, dans le Mayi-Ndombe. En ce moment précis, je m’en vais voir l’Éternel, Créateur du ciel et de la terre, Maître de l’univers, pour lui demander le mobile de mon célibat.

- Ah ! bon ! Tu es vraiment très intéressant ! Je te trouve très sympathique ! Je te félicite pour ton courage et ta volonté de rencontrer l’Eternel. Mais quand tu verras l’Eternel, il ne faudra pas lui parler de ton problème, mais parle Lui du nôtre : Pourquoi les oranges sont-elles généralement aigres ?

- D’accord, c’est entendu ! Ciao !

- A la prochaine !

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Sans se fatiguer, Mpia continua sa route. Il arriva aux Étangs Noirs. Là, il aperçu Ngando, un caïman vilain aux yeux rouges, dont le corps est couvert d’écailles. Cet animal aquatique avait la réputation d’avaler tout individu qui se moquerait de sa laideur. Dès qu’il vit le jeune homme passer devant les Étangs Noirs, il s’écria :

- Jeune homme ! Jeune homme ! Où vas-tu ? Qui t’a autorisé de passer par les Étangs Noirs ? Quelles nouvelles ? Manishima ? Nag a Def ? Ephata ?

- Lo Bessete ! Je viens du village Kutu ! Je m’en vais voir l’Éternel afin qu’il me dise la raison de mon célibat. Toutes les belles filles du village Kutu me courtisent. Mais je ne veux épouser aucune d’elles. Je tiens à rencontrer le Tout-Puissant pour qu’il m’explique ce phénomène qui semble dépasser mon entendement !

- Ah ! bon ! Tu es brave, jeune homme ! Et tu me parais très intéressant ! Je n’hésite pas à te faire confiance et à te confier une mission… Écoute, mon garçon : Quand tu verras l’Éternel, ne lui parle pas de ton problème. Mais parle Lui du mien : Pourquoi moi, Ngando, le vieux crocro, ai-je des écailles sur le dos ? Pourquoi dois-je vivre dans l’eau ? Pourquoi m’a-t-il créé vilain, laid et répugnant ?

- Bessete ! Bessete ! Ne t’en fais pas, vieux crocro ! Tous les problèmes seront exposés devant l’Eternel. Ciao !

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L’homme reprit son chemin. Il marcha jour et nuit sans se reposer.

Il finit par arriver sous un arbre. Il se reposa et commença à somnoler.

Soudain une femme surgit :

- Jeune homme ! Jeune homme ! D’où viens-tu ? Où vas-tu ? Comment t’appelles-tu ? Quelles nouvelles ? Tu viens d’une contrée lointaine ? Alors, raconte !

- Je m’appelle Mpia. Je viens de Kutu dans le Mayi-Ndombe. Je me rends chez l’Éternel Lui demander la raison de mon célibat. C’est Lui seul qui détient la clé du problème.

- Très bien, mon garçon ! J’admire ton courage ! Mais je plains ta jeunesse ! Soit. Prends ce talisman : Iteki. Ce fétiche te protégera contre vents et marées. En cas de danger, il faudra crier : Iteki ! Iteki ! Iteki ! Et tout ira mieux !

- Merci beaucoup !

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Fort de son soutien magique, le jeune homme reprit son bâton de voyage. Plus loin, il emprunta la route qui conduit chez l’Eternel. Pendant qu’il avançait vers le domaine enchanté de l’Eternel, la femme l’interpella :

- Mon garçon ! Mon garçon ! Mon garçon !

- Oui, madame !

- Arrête-toi un peu et écoute-moi bien : L’Éternel que tu vas voir, c’est mon propre fils. Avant d’apparaître dans son domaine merveilleux, Imbongila, un vent très violent, soufflera à travers la contrée. C’est un Janus à douze têtes. Toutes ces têtes boivent et mangent. Mais toi, il ne faudra pas avoir peur de Imbongila. Continue ton chemin. Iteki est avec toi. Vas-y ! Ouste ! Ouste !

-Le jeune homme reprit son chemin en toute quiétude… Pendant qu’il s’approchait du domaine merveilleux, un vent très violent souffla, arrachant arbres et palmiers. Des tonnerres accompagnèrent ce vent mystérieux. Mpia resta coi. Puis il s’écria : Iteki ! Iteki ! Iteki ! Le vent se calma. L’Éternel sortit des nuages et s’exclama :

- Je sens la présence d’un être étranger dans ma sphère ! D’où vient-il ? Et que vient-il faire dans mon domaine ? Qu’a-t-il fait pour apaiser la colère de l’intraitable Imbongila ?

Le jeune homme se présenta. Il exposa le mobile de son voyage dans l’Au-Delà et plaida la cause de ceux qu’il rencontra tout au long de son voyage.

L’Eternel lui dit :

- En vérité, en vérité,
Ngando, le caïman, ou le vieux crocro, a été puni. Il a mangé les petits enfants et il a fui la terre pour se cacher dans l’eau. Il restera, pendant des siècles, avec ses écailles, vilain, laid et répugnant.
L’oranger doit donner des oranges aigres. C’est la source par excellence de la vitamine C, nécessaire pour la défense de l’organisme humain.
Le piment,Ndungu, doit piquer pour rendre appétissantes les nourritures des hommes.
Quant à toi, mon cher Mpia, tu as la vie en rose dès cet instant : Va voir les trois belles filles qui pilent le manioc. Épouse les trois filles. Tu leur diras que la femme, c’est la moitié de l’homme. Elle doit préparer pour son mari. Retourne sur tes pas ! Ouste !

L’Eternel disparu. L’homme réalisa les volonté de l’Eternel et vécut dans l’abondance avec ses trois femmes.

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« Dans la vie, chaque chose à son heure ».

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0bonlundi20 dans Contes

ALADIN et la lampe…

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Aladin et la lampe magique

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ALADIN et la lampe... dans Contes 0a807Quelque part en Afrique,
vivait un puissant magicien qui possédait d’innombrables trésors, obtenus par magie.

Un jour qu’il était assis devant ses étranges instruments grâce auxquels il pouvait voir le futur, il vit dans un tourbillon de fumée quelque chose qui lui coupa le souffle.

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Dans une ville lointaine vivait un jeune garçon, Aladin, qui possédait, sans le savoir, un très grand pouvoir magique.

Plus encore, enterré dans une cave sous une colline hors les murs de la ville, se trouvait le plus merveilleux trésor qui soit au monde.
Ce n’était pas tout, dans la même cave se trouvait une vieille lampe qui pouvait exaucer tous les désirs de celui qui la possédait.
Aladin, et Aladin seulement, pouvait se rendre maître et du trésor et de la lampe.

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Le magicien, fasciné par ce qu’il avait vu, revint subitement sur terre
« Ne suis-je pas un grand magicien ?…,(se dit-il)… je ne vais certainement pas laisser un tel trésor entre les mains de cet ignorant. »

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En hâte il se déguisa en religieux et, frottant l’anneau magique qu’il avait au doigt, dit
« Conduis-moi dans la ville d’Aladin. »
En un éclair il fut dans la rue où Aladin jouait avec ses compagnons.

Dès qu’il l’eut reconnu, le magicien appela le jeune garçon :
- Aladin, mon cher neveu ! Viens que je t’embrasse ! Cela fait Si longtemps que je te cherche.

Aladin, le regardant avec étonnement, répondit
- Je ne vous connais pas, ma mère ne m’a jamais parlé d’un oncle et mon regretté père ne m’avait de sa vie parlé d’un frère.

- Mon pauvre enfant, (dit en pleurant le magicien)…cela fait si longtemps que je n’ai pas vu ton cher père et il me faut apprendre maintenant qu’il est mort… Mon cher enfant… par amour pour ton défunt père je veux prendre en charge ton éducation et faire de toi une personne respectable, car je vois à tes vêtements que ta mère a bien du mal à vous faire vivre.

- Mon oncle, dit Aladin,  ma mère, en effet, n’est qu’une pauvre ouvrière, allons la trouver pour lui annoncer la bonne nouvelle.

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Tout d’abord la pauvre veuve ne voulut pas croire le mystérieux étranger, mais elle se radoucit quand il lui donna dix pièces d’or afin qu’elle achète des vêtements à son fils.

-  Mais seulement les plus beaux , précisa-t-il … car, Si Aladin doit devenir riche et puissant, il doit être vêtu an conséquence. J’en jugerai par moi-même demain car dès le lever du jour je le prendrai à ma charge

La mère d’Aladin  employa les dix pièces d’or à l’achat des plus beaux et des plus fins vêtements qu’elle pût trouver.

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Le matin suivant, quand l’étranger revint, Aladin l’attendait, vêtu aussi somptueusement que les enfants des plus riches de la ville.

- Parfait, approuva le magicien,  maintenant allons, il n’y a plus de temps à perdre.

Il l’emmena dans de splendides jardins pleins de fleurs merveilleuses qui embaumaient. Leurs pétales multicolores se reflétaient dans les pièces d’eau, bordées de mosaïques et de fontaines. Ils se reposèrent sur une pelouse douce comme du velours et écoutèrent le chant des oiseaux.

Aladin n’avait jamais rien vu ni entendu d’aussi beau, même dans ses rêves…

Quand le magicien vit Aladin aussi émerveillé, il se frotta les mains, son plan devait réussir.

- Je vais te faire voir des choses extraordinaires et inconnues de tous les mortels, des richesses que personne n’a jamais vues..
promit-il, alors qu’ils approchaient de la colline sous laquelle était enfoui le trésor.

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Le magicien commença à mesurer le sol puis il s’arrêta.
Ayant allumé un feu de quelques brindilles, il y jeta une poignée d’encens. Bientôt il n’y eut plus qu’un épais nuage de fumée.

- Regarde à travers la fumée, dit le magicien lui montrant le sol.
Aladin, surpris, découvrit une trappe pourvue d’un anneau en fer.
Tu vas soulever cette trappe et descendre dans les profondeurs de la terre… murmura le faux-oncle,… tu passeras par des couloirs, des salles, des jardins, tout ce que tu pourras prendre sur le chemin sera à toi, la seule chose que je désire est une lampe qui est accrochée dans une des salles.

-  Avec plaisir, mon oncle,dit Aladin, mais pourquoi ne viendriez-vous pas avec moi ?

- Je reste ici pour veiller sur ta sécurité … dit le magicien,… maintenant vas-y. 

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Aladin attrape l’anneau et soulève la trappe avec tant de facilité que le magicien en est suffoqué.
Le jeune garçon arrive à un passage obscur après avoir traversé de grandes salles pleines d’or, d’argent, de diamants, de perles et autres pierres précieuses.

Sans le savoir il a découvert le plus riche trésor du monde.
Il continue d’avancer et arrive à un jardin merveilleux.

Les arbres ploient, tant leurs branches sont chargées de fruits. Mais ce ne sont pas des fruits ordinaires, leur éclat est éblouissant.
De chaque branche tombent des diamants, des perles, des rubis d’un rouge intense, des améthystes, des émeraudes et des saphirs.
Les pétales des fleurs sont d’or fin et dignes d’orner la tête d’une princesse.

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Dans une niche est accrochée la lampe.
Elle est vieille, poussiéreuse et éclaire faiblement.
Aladin la décroche avec précautions, éteint la flamme, jette l’huile et prend le chemin du retour.

Alors seulement il prend le temps d’admirer les richesses qui l’entourent et d’en remplir ses poches.
Le magicien l’attend dans la plus grande impatience.
Quand il le voit, il crie:

- Que de temps il t’a fallu! Viens maintenant, passe-moi la lampe et je t’aiderai à sortir.

- Je ne peux pas, mon oncle, elle est trop lourde, aidez-moi d’abord à sortir , bégaieAladin.

Mais le magicien n’a pas la moindre intention de l’aider.
Il veut la lampe pour ensuite se débarrasser du jeune garçon.
Il insiste, tour à tour doux et menaçant, mais en vain.

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Aladin essaie encore, et encore, mais il ne peut réussir à soulever la lampe jusqu’à l’ouverture.
Alors le magicien entre dans une fureur épouvantable.

-  Ingrat, hurle-t-il, je vais te donner une leçon.

Et à ces mots il jette une seconde poignée d’encens dans le feu, tout en marmonnant des paroles magiques dans une langue inconnue.
La dalle de pierre se met à bouger et, lentement, recouvre l’ouverture.

- Puisque je ne peux pas avoir cette lampe, tu peux mourir, personne ne viendra te chercher là , dit-il avec un rire mauvais.
Puis il frotte l’anneau magique et disparaît.

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Aladin est tout seul dans l’obscurité.
Comment aurait-il pu penser que son oncle le traiterait aussi cruellement.
Il appelle au secours mais personne ne peut l’entendre et il ne peut sortir de là sans aide.
Il remonte les couloirs, les salles, jusqu’au jardin merveilleux, cherchant une issue éventuelle. Mais rien.
Désespéré, il revient au point de départ et, se laissant tomber dans un coin, il pleure silencieusement.

Puis il se met à prier.
Comme il prie, ses doigts accrochent la vieille lampe et soudain un génie à la figure énorme se matérialise devant lui.

- Maître, vous m’avez appelé, que désirez-vous ?
demande-t-il à Aladin.

-  Emmène-moi auprès de ma mère, ordonne le jeune garçon, abasourdi et, avant d’être revenu de son étonnement, il se trouve devant la porte de sa maison …

*

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*

Il raconte ses aventures à sa mère qui convient avec lui que la lampe renferme un pouvoir magique et ils comprennent alors pourquoi le magicien y tenait tant.

Aladin est fou de joie :
- Finies la pauvreté et les privations !
et, joignant le geste à la parole, il fait de nouveau apparaître le génie auquel il commande à dîner.

Le génie disparaît un instant et reparaît chargé d’une bassine et de douze plats d’argent, chacun rempli de mets plus délicats les uns que les autres.
Le génie apporte également du vin et des fruits délicieux, qu’il place devant Aladin et sa mère.

Cette dernière ne peut en croire ses yeux et tremble de crainte
- Jette cette lampe, mon fils, elle est ensorcelée et ne nous apportera que des ennuis.

- Mais c’est elle qui m’a libéré de cette trappe dans laquelle mon prétendu oncle m’avait enfermé !
proteste Aladin en commençant à manger.

*

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 *

 

Pourtant sa mère ne cesse de s’inquiéter et de trembler.
Pour lui faire plaisir, Aladin promet de cacher la lampe dans un endroit sûr et de chercher un travail honnête.
Puis tous deux décident de vendre les plats d’argent, et ainsi de vivre un certain temps confortablement.

Pendant la journée, Aladin va de marché en marché, regardant travailler les orfèvres et les commerçants en essayant d’apprendre quelque chose.

Un jour il décide d’ouvrir lui-même un commerce; emportant avec lui les pierres précieuses qu’il a ramenées du jardin merveilleux, il quitte la maison.

Il a à peine fait quelques pas qu’il entend les trompettes du messager du sultan

-  Rentrez chez vous, crie celui-ci,  fermez portes et fenêtres, la princesse Badroulboudour, fille du sultan, va passer, elle ne doit pas être vue. Si quelqu’un désobéit à cet ordre, il aura la tête coupée.

*

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*

Aladin a souvent entendu parler de la beauté de la princesse et il brûle d’envie de la voir.

Inconscient du danger, il se cache donc derrière une porte et attend qu’elle passe.

En effet la princesse est la plus belle brune que l’on peut voir au monde, elle éclipse par sa beauté toutes les servantes qui l’entourent..

Quand elle passe devant la porte derrière laquelle se cache Aladin, le vent soulève légèrement son voile, découvrant ainsi un visage dont la perfection le fait trembler d’émotion.

*

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*

Une fois la princesse passée, il reprend ses pierres précieuses et rentre en courant chez lui.
Il a toujours devant ses yeux, la vision de la princesse et, bien que sa raison sache que c’est pure folie, son coeur déborde d’amour.
Il ne peut plus ni manger ni dormir.
Sa mère le remarque et lui en demande la raison.

- Hélas mon fils !  se lamente-t-elle lorsqu’il lui raconte son tourment,  la fille du sultan n’est pas pour quelqu’un comme toi, quelque soit ton amour pour elle, mon fils, il n’y faut plus penser. 

- Ma fortune peut égaler celle du sultan,rétorque Aladin,  j’ai beau n’être que le fils d’un pauvre tailleur, je suis sûr que le sultan ne possède pas de pierres précieuses comparables aux miennes.

Aladin dispose ses pierres précieuses dans le bassin d’argent et ajoute :
- Chère mère, vous allez vous présenter au sultan et demander pour moi la main de la princesse. Prenez ces joyaux et offrez-les au sultan, ne me refusez pas cette faveur, je vous en supplie, ou je mourrai de chagrin.

*

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*

Il n’y a rien qu’une mère ne ferait pour son fils.
La mère d’Aladin prend donc le bassin plein de joyaux et, courageusement, se rend au palais.
Apres avoir franchi d’innombrables portes, elle arrive au divan, pièce immense où se trouvent les nobles, les vizirs et les juges de la cour.
Au centre de la pièce, trône le sultan en personne, écoutant les requêtes de ses sujets.

Quand elle le voit, la mère d’Aladin se sent défaillir et elle veut rebrousser chemin mais le sultan la remarque.
- Faites venir cette femme, je suis curieux de savoir ce qu’elle désire », dit-il à son grand vizir.

Une fois devant lui, la mère d’Aladin se prosterne, baise le tapis qui couvre les marches du trône et dit :

- Avant d’exposer à Sa Majesté le sujet extraordinaire qui me fait paraître devant son trône, je la supplie de me pardonner la hardiesse de la demande que je viens lui faire.
- Relève-toi, bonne femme…
répond gentiment le sultan… quoi que ce puisse être, je te le pardonne dès à présent et il ne t’arrivera pas le moindre mal parle hardiment.

J’ai un fils nommé Aladin ,
commence-t-elle et, d’une voix tremblante, elle raconte comment son fils, bien que ce soit interdit, a vu la princesse et, devant sa beauté incomparable, en est tombé follement amoureux.
Et je suis venue ici pour demander à Sa Majesté la main de sa fille pour mon fils.

- Et qu’est-ce qui te permet de penser qu’il est digne de ma fille ?
questionne le roi amusé.

- Il vous envoie ce présent…répond bravement la mère d’Aladin en découvrant le bassin d’argent. Un murmure d’admiration parcourt l’assemblée.

*

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*

 Le sultan, revenu de son étonnement, se penche vers son grand vizir et lui dit
Chacune de ces pierres vaut à elle seule dix fois plus que ma fortune tout entière, que dis-tu d’un tel cadeau? Que dois-je répondre?

- Je dois reconnaître que le présent est digne de la princesse… répond le vizir à contrecoeur…mais je pense qu’il serait prudent d’attendre quelques mois avant de vous prononcer, car je suis très soupçonneux quant a l’origine de ces pierres…

- Rentre chez toi, bonne femme… reprend le sultan et dis à ton fils que j’accepte sa requête mais qu’il lui faudra attendre trois mois car il me faut le temps de faire tous les préparatifs Aussi, reviens au bout de ce temps-là.

*

La mère, débordante de joie, se dépêche de rentrer pour annoncer la bonne nouvelle.

Cette nuit-là, Aladin s’endort le coeur léger, en remerciant Dieu de sa bonté.

Mais il ne sait pas que le grand vizir est prêt à tout pour l’empêcher d’épouser la princesse, car lui-même a un fils qu’il veut marier à la fille du sultan afin qu’il monte un jour sur le trône.

D’ailleurs, le sultan ne lui a-t-il pas promis la princesse pour son fils bien avant que la mère d’Aladin ne, se présente?
Va-t-il laisser un inconnu gâcher ses plans?

Le grand vizir sait ce qu’il lui reste à faire: le sultan devient vieux et il perd un peu la tête. S’il n’entend plus parler d’Aladin pendant quelque temps, il oubliera sa promesse.
Alors il pourra même le convaincre habilement que son propre fils est plus digne d’épouser la princesse Badroulboudour.

*

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*

Le vizir ne perd pas de temps.
Le plus important dans la préparation d’un mariage est la procession qui, à travers la ville, se rendra jusqu’au palais du sultan.

Le grand jour arrive.
Des soldats et des gardes en uniforme de cérémonie défilent dans les rues tandis que la population s’active à allumer des lampions et à jeter des fleurs.

Aladin ne sait rien de tout cela, car il ne quitte pratiquement pas sa chambre, comptant les jours qui le séparent de sa chance.
Pourtant ce soir-là, il s’aventure dans les rues et, étonné de voir la ville en fête, demande quelle est la raison de cette agitation.

- Nous célébrons aujourd’hui le mariage du fils du grand vizir avec la princesse Badroulboudour, étranger … lui répond-on.. Nous attendons que l’époux sorte du bain pour l’accompagner jusqu’au palais

*

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*

Aladin n’attend pas plus longtemps, il court jusqu’à sa chambre, prend la lampe qu’il avait cachée et fait glisser ses doigts sur le bronze.

Que désirez-vous, maître ?  demande aussitôt le génie.

-  En ce moment même la procession du mariage de la princesse Badroulboudour marche vers le palais du sultan. Je veux prendre la place du prétendant. Mène le fils du vizir chez lui et enferme-le. Procure-moi aussi les mêmes vêtements que les siens.

Il sera fait selon votre désir, maître…, répond l’esclave de la lampe.

En un clin d’oeil Aladin est habillé et parfumé comme un prince et transporté au palais.
La procession arrive à hauteur des portes du palais et personne n’a remarqué la substitution.
Seuls le sultan et le grand vizir s’étonnent à la vue de ce mystérieux étranger.

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Aladin se jette aux pieds du sultan
Monarque au-dessus des Monarques du monde, commence-t-il,  je viens au sujet de la promesse que vous avez faite à ma mère

Le sultan irrité se tourne vers le grand vizir :
-  Je me souviens, dit-il, ce doit être cet Aladin. Toi, mécréant, tu voulais que ton fils prenne sa place. 

- Je pensais seulement à votre intérêt,… dit le vizir furieux de la tournure des événements, …et Si vous voulez bien me permettre ce conseil, demandez à cet homme une dot digne de la princesse, vous ne savez même pas quelle est sa fortune.

Le sultan réfléchit un moment et dit :
-  Notre coutume, Aladin, est d’exiger une grosse dot pour une princesse. Pour ma fille, je demande quarante plats d’or fin remplis de pierres précieuses. A cette seule condition je te donnerai ma fille.

- Que Sa Majesté attende un instant, je reviens avec la dot qu’elle demande ,répond Aladin au grand étonnement des personnes pré-sentes.

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*

En hâte il rentre chez lui; un instant plus tard, on le voit apparaître dans la rue suivi de quarante servantes, chacune portant sur la tête un plat du plus bel or rempli des plus beaux joyaux. Il s’est procuré tout cela grâce à sa lampe magique…

Quelle magnifique procession !
Aladin marche en tête, sur un superbe cheval arabe, suivi de sa mère, habillée comme une reine et accompagnée de douze esclaves.
Des cavaliers les suivent, jetant à la foule émerveillée des milliers de pièces d’or.

Le sultan peut à peine en croire ses yeux.
Il vient lui-même à la rencontre d’Aladin, l’embrasse comme son propre fils et, n’écoutant plus les avertissements jaloux de son vizir, il donne l’ordre de commencer les festivités.

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En un instant la musique retentit et le sol se met à trembler sous les pieds des danseurs.
Le palais ruisselle de lumières et tout le monde s’amuse.
Le sultan, à qui Aladin a plu tout de suite, appelle ses juges et ordonne que le contrat de mariage soit signé sur-le-champ.

Une fois la chose faite, Aladin se lève et demande la permission de se retirer.
- Où voulez-vous aller, mon fils ? …lui demande le sultan,… au­jourd’hui est un grand jour et votre épouse vous attend.
Sa beauté est telle qu’elle mérite davantage que ce que j’ai pu lui donner jusqu’à présent, répond Aladin. J’ai décidé qu’avant le lever du jour, j’aurai fait construire un palais digne de recevoir la princesse. J’aimerais que vous choisissiez vous-même l’emplacement de notre future demeure.

Choisissez la partie de mon royaume qu’il vous plaira, si vous pensez que c’est nécessaire mais vous n’avez pas besoin d’un palais car à partir de ce jour, celui-ci est le vôtre.

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Cette nuit-là, une armée de génies invisibles travaille à la construction du palais d’Aladin tout près de celui du sultan.
Il est tout de marbre fin, de jade et d’agate; les pièces sont ornées d’or et d’argent, les murs de magnifiques tentures et les sols de merveilleuses mosaïques.

Avant le lever du jour, le palais retentit des voix des servantes, du bruit de la vaisselle et du hennissement des chevaux dans les écuries.
Le soleil se lève sur un tapis de velours qui court du palais d’Aladin au palais du sultan.
Ainsi font les esclaves de la lampe conformément aux ordres d’Aladin.

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La princesse Badroulboudour tombe éperdument amoureuse d’Aladin dès qu’elle le voit et les festivités de leur mariage durent quarante jours et quarante nuits dans le plus grand apparat.

Le grand vizir, voyant que sa cause est perdue à jamais, ne tente plus d’empêcher leur bonheur.
Ils auraient donc pu vivre parfaitement heureux si, quelque part, le terrible magicien ne s’était un jour souvenu d’Aladin.

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*

 

Encore une fois, du fin fond de l’Afrique, il décide d’essayer de rentrer en possession de la lampe merveilleuse et de savoir ce qu’il est advenu de cet Aladin qu’il a emprisonné dans la trappe. Il s’installe donc devant ses instruments et prononce la formule magique.

Quelle n’est pas sa surprise de voir qu’Aladin vit comme un prince et qu’il a épousé la fille du sultan lui-même!
Il entre dans une colère terrible, criant et gesticulant comme s’il était possédé par le diable, tout en se demandant comment lui dérober la fameuse lampe, car il est sûr que le fils d’un misérable tailleur n’a pu devenir gendre du sultan sans l’aide des pouvoirs magiques de la lampe.

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*

 

Il se décide à agir et sans perdre une minute il frotte son anneau magique. En un éclair, le voilà transporté dans la ville même où vit Aladin. Il se promène dans les rues questionnant les passants.

Bientôt il sait tout ce qu’il veut savoir sur Aladin et son palais.

 Alors il achète une douzaine de lampes neuves et commence à arpenter les rues en criant:

- Qui veut échanger une vieille lampe contre une neuve? Qui veut échanger une vieille lampe contre une neuve ?

Les citadins pensant que le camelot a perdu la raison profitent sans chercher davantage de cette offre inespérée. Le magicien échange en souriant lampe après lampe tout en se rapprochant du palais d’Aladin.

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*

Quand il arrive aux portes du palais, il ne lui reste plus qu’une lampe
- Une lampe neuve contre une vieille , crie-t-il sous les fenêtres d’Aladin.

Il a appris qu’Aladin et son épouse ne sont pas au palais, ainsi ne craint-il pas d’être découvert. Il tremble d’émotion lorsque l’un des esclaves du palais ouvre la fenêtre et lui crie :
- Attends un instant, notre maître a une très vieille lampe dans sa chambre. Je crois qu’il serait bien content, si on la lui changeait pour une neuve.

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*

Le magicien n’en croit pas ses yeux, l’esclave lui donne contre une neuve, la lampe merveilleuse qu’il désire depuis si longtemps…

Dès qu’il l’a entre les mains, il se hâte de quitter la ville, puis il attend que la nuit tombe et que le palais soit endormi.

Alors il frotte la lampe et le génie lui apparaît.
- Maître, que désirez-vous ?  demande-t-il.
- Je veux que le palais d’Aladin ainsi que la princesse soient transportés chez moi en Afrique, mais je veux qu’Aladin reste ici. Il s’expliquera lui-même avec le sultan, dit-il avec un rire mauvais.

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La nuit est sans étoile et sans lune. Tout à coup, sans que personne ne s’en aperçoive, le palais s’élève dans le ciel, ne laissant à la place qu’une vaste surface de terre battue.
Le matin, quand le sultan se réveille, il regarde comme il en a l’habitude, vers le palais d’Aladin. Mais ce jour-là, il ne peut en croire ses yeux, est-il en train de rêver?

Hélas non on aurait dit qu’un énorme coup de vent a balayé la terre et a tout emporté. A la place du palais, il n’y a plus qu’un espace vide. Horrifié, le vieux sultan fait appeler son grand vizir. 
-  Dis-moi ce que tu vois , lui ordonne-t-il en ouvrant la fenêtre.
- Majesté, le palais du prince a disparu ,
s’écrie le vizir stupéfait.

Puis, se tournant vers le sultan, il ajoute :
- Si seulement vous m’aviez écouté, j’ai toujours pensé que cet Aladin avait usé de moyens malhonnêtes et de magie pour épouser votre fille ! Il faut l’attraper, le punir sévèrement et le forcer à s’expliquer.

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Le sultan, la veille encore si attentionné pour Aladin, ne pense plus maintenant qu’à se venger.
- Il faut qu’il souffre les pires tortures , crie-t-il, fou de rage…lancez les gardes à sa recherche, qu’on fouille toute la ville pour le retrouver.

Ils ne cherchent pas longtemps.
Aladin dort profondément près d’un buisson.
On l’amène devant le sultan fou furieux et lorsqu’il est jeté dans le plus noir et le plus profond cachot, il n’a toujours pas compris ce qui lui arrive. Il est là impuissant, sans défense.

Très loin au-dessus de lui, il entend la voix du sultan
- Je te donne quatre jours et quatre nuits, Si d’ici là la princesse Badroulboudour n’est pas revenue, je te ferai couper la tête.

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*

 

Aladin l’écoute le coeur serré.
Où donc est sa chère princesse?
Il réfléchit longtemps à sa mystérieuse disparition et à la non moins mystérieuse disparition de son palais.
Il comprend enfin que seul le magicien peut être l’auteur de ce crime.

Mais comment le retrouver maintenant qu’il n’a plus sa lampe merveilleuse?

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*

Tandis qu’Aladin souffre dans sa prison, le magicien fait sa cour à la pauvre princesse Badroulboudour.

- Rien ne sert de pleurer, belle princesse, vous ne reverrez jamais Aladin , lui répète-t-il sans cesse.  Maintenant que je vous ai fait amener ici, en Afrique, vous et votre palais, personne n’osera plus essayer de vous enlever à moi. Je vous ai choisie pour épouse et ce soir je viendrai vous demander votre main. Si vous refusez de me prendre pour époux, malheur à vous !
ajoute-t-il d’une voix menaçante avant de la quitter.

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La princesse se cache tout d’abord la tête dans les mains et se met à pleurer. Puis elle imagine un plan:
si Aladin est impuissant, sans le secours de sa lampe, elle, au moins, peut agir.

Ce soir-là, elle met sa plus belle robe, s’enduit des plus riches parfums et ordonne qu’on prépare un somptueux festin, accompagné des vins les plus forts. Puis elle s’assoit et attend le magicien.

Elle l’accueille avec son plus doux sourire.
- Vous êtes mon maître, lui murmure-t-elle en se prosternant devant lui.

Le magicien ne peut détacher les yeux de la merveilleuse princesse.
- Je vois que vous avez pensé à ma proposition … commence-t-il, mais elle ne le laisse pas terminer.

Elle l’invite à se mettre à table, lui offre un verre de vin.
La soirée passe, la princesse parle, rit, dit mille bêtises et le magicien ne cesse de boire.
- Je sais, mon maître, dit enfin la princesse,  que votre pouvoir dépasse de loin celui de tous les rois du monde, d’où le tenez-vous ? 

- De cette lampe, bégaie le magicien, sortant de sa robe la lampe merveilleuse, il me suffit de la frotter ici et…
il ne peut terminer sa
phrase, il glisse lourdement sur le sol et se met à ronfler.

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La princesse n’attendait que cet instant, elle attrape la lampe et la frotte comme le magicien lui a indique.
Que désirez-vous, maîtresse ?
demande le génie qui est si grand et si impressionnant que la princesse en est terrifiée.

- Envoie ce magicien en enfer et reviens tout de suite, commande-t-elle, reprenant courage.

Le géant s’empare immédiatement du magicien et disparaît pour reparaître une seconde plus tard.
- Vous n’entendrez plus parler de ce magicien, dit-il. Désirez-vous autre chose, princesse ?
- Ramenez ce palais où il était !

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La lampe une fois de plus réalise les désirs de la princesse.
Avant que le coq ne chante, Aladin est libéré et rendu à sa princesse.

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Le sultan se réjouit avec eux et Aladin oublie bien vite les souffrances du cachot.

Mais à partir de ce jour, la lampe disparaît et on n’en entend plus parler.

L’intelligente princesse l’a cassée en mille morceaux, elle en a brûlé une partie, enterré une autre et jeté le reste à la mer.
Ainsi agit-elle car elle craint l’envie et le désir de pouvoir qui sont souvent plus forts chez les hommes que la bonté…
 

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SIRA et le sorcier

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SIRA


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SIRA et le sorcier dans Contes 0a807Il était une fois dans la savane Ouest Africaine
une belle fille s’appelant Sira.

Elle était belle comme l’aurore,
avait les dents blanches comme du coton au soleil, un cou droit, une poitrine bien dégagée.

Les perles qu’elle portait autour de ses reins chantaient et louangeaient sa beauté et son charme.
Bref Sira était tout ce qui peut évoquer chez un homme l’envie de la posséder, de l’épouser, de la garder jalousement au fond de sa case.

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Quand Sira était enfant, elle avait un ami du nom de Bani.
Bani et Sira avait grandi ensemble et étaient très proches.
le village les appelait mari et femme et il s’était tissé une certaine connivence entre les deux familles. Elles s’assistaient mutuellement pour bonnes et aux mauvaises causes.

Les deux enfants s’étaient aimés et lorsqu’ils sont devenus grands tout le monde au village a compris le sens de leur amour, a décidé de les marier.
Les nonces furent célébrées avec la bénédiction de tous les parents et dans la joie des amis.

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Mais, il y avait une seule personne qui n’avait pas pu contenir sa jalousie vis-à-vis de ce jeune et beau couple : le sorcier Tura.
Tura était très fort dans l’art occulte.
Il avait comme compagnon de tous les jours Satan en personne.
La présence de ce compagnon de malheur se manifestait par les faits suivants : Tura était toujours survolé par le vautour à la couronne blanche.
Il avait toujours les yeux rouges et ne dormait jamais le jour.

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Lorsque les noces furent célébrées, Tura entra en action.
Sira eu la nuit conjugale de terribles maux de tête.
La deuxième nuit, les maux de tête persistaient ainsi que la troisième et la quatrième nuit.
A la cinquième nuit, aux maux de tête virulents s’ajoutaient les maux de ventre que Sira sentir jusque dans le dos et dans ses hanches.
Elle transpirait, criait, pleurait, souffrait.

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Sira fit appeler sa mère à qui elle tint ce langage :

- mère, peux-tu m’aider à trouver un remède à mes maux ?

- ma fille, je vais réunir tous les marabouts et sorciers de notre contrée. Si je dois y mettre toutes mes économies, je le ferai pour toi mon unique enfant chérie.

- maman, la famille de mon mari commence à perdre patience, je te prie de sauver mon amour et mon mariage.

- je le ferais, mon enfant, et s’il le faut , je sacrifierai ma personne pour lever ce malheur qui te frappe.

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La mère de Sira réunit alors tous les marabouts et sacrifia la quasi totalité de son troupeau de bovins.
L’opération ne fut couronnée d’aucun succès.
Elle répéta quatre fois. Rien.
Sira la fit appeler encore. Ses douleurs persistaient. Elle était devenue très maigre et avait perdu tout son charme à cause de la maladie.
Ses belles soeurs avaient commencé, contre elle, une vaste campagne de délation.
 » Quelle est cette quenouille qui est toujours couchée sur un lit de mort ? « 

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Une semaine plus tard, la famille du marié envoya le griot en le chargeant de faire lever le mariage de Sira et Bani.
Le mariage n’était pas consommé, la famille de Sira était tenue rembourser les frais essentiels prévus à cet effet.
Sira fut emportée la même nuit, comme un bébé à califourchon, dans la case de la mère.
Elles pleuraient toute la nuit ensemble.
Sira jura alors d’épouser l’homme qui la guérira de ses maux.

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Sa mère lui dit :

-ma fille, j’ai dépensé toute ma fortune pour ton bonheur. Je le jure sur mes ancêtres que tu épouseras l’homme que tu aimes.

La nouvelle du divorce annoncée, Tura le sorcier se présenta très tôt le matin devant la case de la mère de Sira.
On sentit sa présence à cause de son odeur nauséabonde et du vol des vautours.
Il rassura la mère et la fille de ses bonnes intentions de mariage et de la recherche du bonheur de Sira.

La mère lui dit :

- Ma fille est malade, détruite et elle ne peux même pas se tenir debout.

- Ce n’est pas un problème, dit le sorcier, je le règle en trois jours sinon je quitte ce village et vous n’entendrez plus jamais parler de moi.

Sira qui entendait tout ce dialogue au fond de la case avait déjà pris sa décision :

- mère, j épouserai cet homme s’il me guérit.

La mère qui n’était pas d’accord du choix de l’autre accepta mais ne baissa pas les bras. Aussitôt que le sorcier a commencé le traitement la mère courut voir son frère et lui dit :

- Mon unique bébé doit épouser cet homme crapuleux. Je te prie de faire quelque chose.

- Ma soeur, dit l’oncle, que la volonté des ancêtres soit faite. Jamais notre famille n’a fait du mal à personne, que cela nous soit reconnu.

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*

Sira fut guérit par le sorcier Tura qui annonça son mariage avec beaucoup publicités. Il se moquait de tous ces devins et autres chasseurs dont les efforts de conquête ont été vain.

Le jour du mariage arriva. on ne vit aucun vautour dans le ciel et il eut grande tornade qui chassa les convives.
Le sorcier piqua une vive colère se retira au fond de sa case et dormit ; lorsqu’il se réveilla, le soleil était au zénith. Il bondit de sa case, aucun vautour.

Sira était là, assise entourée de quelques vieilles femmes qui survivaient grâce aux nombreuses cérémonies de mariage, baptême et funérailles.
La nuit tombée, Tura se précipita au fond de la case pour consommer son mariage.
Sira fut préparée pour le sorcier.

Lorsque la jeune épouse fut déposée dans son lit, il se précipita, se déshabilla et voulut tout de suite la consommer.
Mais, il constata sur le champ qu’il n’avait rien entre les jambes.
Il s’étonna, réactiva le feu qui éclairait la case.

*

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*

C’est ainsi que Sira se rendit compte que son mari, n’avait rien entre les jambes. Elle tenta de lui tenir des propos rassurants mais il ne voulait rien savoir.
Il la traita de sorcière et jura de se venger.
Sur le champ, il la répudia et quitta le village dans la même nuit.

Sira ainsi guérie épousa à nouveau Bani et ils eurent de beaux enfants.

*

0bonlundi20 dans Contes

GABON..Bongo-Bingo ?

GABON

Bongo…out off !?

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*

Le Gabon a connu la même histoire – déjà évoquée – que les pays limitrophes de la côte Ouest.
Plus spécifiquement …les premiers habitants furent les pygmées, puis des vagues de tribus Bantous.
Les européens ne débarquèrent qu’au XV° siècle. D’abord les Portugais, etc… puis à partir du milieu du XIX° les français.

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Le Gabon fait partie des pays colonisés par la France il y a environ 150 ans.
De Gaulle arrivé au pouvoir en 1958, voulant régler la question coloniale, créa la Communauté française…mais refusa la proposition deLéon Mba d’en faire un département français (possibilité offerte par larticle 76 de la Constitution de 1958).

Cependant, une fois l’Indépendance obtenue le 17 août 1960, il soutint le gouvernement du 1er président du territoire Léon Mba  jusqu’à son décès en 1967.

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Arrivé au pouvoir, son successeur, Bernard Bongo,  instaura aussitôt le monopartisme avec la création du Parti Démocratique Gabonais.

Toutes velléités d’opposition furent muselées ;
l’exploitation des richesses naturelles
(bois, minerais et surtout pétrole),
qui devraient assurer une relative prospérité au Gabon,
passèrent dans les mains du dictateur et de ses courtisans…

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Adhèrant à l’OPEP…le spoliateur pousse la flatterie jusqu’à se convertir à l’Islam pour plaire aux pays arabes majoritaires dans l’organisation !

Puis le scandale ELF éclaboussa autant le dictateur que les dirigeants de l’entreprise …
Mais ce n’était qu’un scandale parmi d’autres… dans un pays où la corruption semble être la première religion des dirigeants dans tous les secteurs !

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Voulant garder le pouvoir…afin de conserver les royalties…Omar Bongo Ondimba se déclarera réélu en novembre 2005 avec 79,18% des voix.
Pierre mamboundou, leader de l’opposition, contesta ce résultat, évoquant des  fraudes massives.
Enfin Omar Bongo mourut le 8 juin 2009…

Mais les problèmes perdurent avec le fils Ali Bongo Ondimba,
ministre de la Défense, assurant être élu à la tête du Gabon avec 41,79 % des suffrages exprimés, (141 000 voix sur 800 000 électeurs inscrits)

De graves émeutes éclatèrent…
le pays est toujours :
-  instable
- entre les mains des prédateurs indigènes et étrangers !

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 Personne ne sait ce que sera demain…
Seules certitudes  ?

Le  pays, faiblement peuplé, traversé par l’équateur, à 85% forestier a un sous-sol très riche…donc convoité !
D’une superficie de 267.667km2, pour 1.485.832habitants, ses 4,6h/km2 pourraient être heureux avec une bonne gestion-répartition des ressources !

Mais celles-ci sont détournés des caisses de l’Etat…au profit des nouveaux esclavagistes !

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Si les ressources
- minières étaient raisonnablement exploitées (transports fluviaux étant donné la végétation dense et exubérante)
- touristiques…prenaient un essor respectant l’environnement
voilà encore un pays africains qui pourrait vivre dans le confort partagé entre tous les membres de la cinquantaine d’ethnies aux cultures et traditions diverses fort intéressantes à découvrir…

Parmi les particularismes :
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es masques traditionnels ont une part importante dans la culture gabonaise.
Chaque ethnie a les siens utilisés dans les cérémonies traditionnelles (mariage, naissance, deuil, etc.).

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Article complémentaire
Bongo…Banco !
http://osee2.unblog./2009/04/13

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GABON..Bongo-Bingo ? dans Pays bonamitie

TERMITES…contre fourmis

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Origine
de la bataille rangée 
fourmis noires
termites rouges

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0a807.gifLas de vivre seul, Téré décida un jour d’aller chercher une compagne. Il se rendit au pays de Bacouya, le Cynocéphale où il rencontra une épouse de son goût.
Ses beaux-parents lui érigèrent comme condition unique du mariage de leur bâtir une case. Téré coupa de la paille qu’il fit sécher au soleil.

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Trois jours après, quand il voulut la ramasser, il fut mordu à la main droite par un gros termite rouge.
Son sang gicla, abîma les ailes d’un papillon qui s’envolait.
Les oiseaux en voyant cette tâche de sang sur les ailes du papillon crièrent. Leurs cris alertèrent le singe blanc qui, affolé, se mit à courir et détacha dans sa fuite un gros fruit sauvage.
Ce fruit sauvage tomba sur le dos d’un éléphant qui en se sauvant piétina une tortue.
La tortue à son tour fit jaillir du feu qui incendia la brousse, domaine des fourmis noires.

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Celles-ci se portèrent chez la tortue pour lui demander pourquoi elle avait mis le feu à leur brousse.
La tortue accusa l’éléphant qui à son tour incrimina le singe blanc.
Le singe blanc parla d’un gros fruit sauvage qu’il avait bousculé dans sa fuite devant les cris réitérés de certains oiseaux affolés.
Les oiseaux soutinrent qu’un papillon aux ailes rouges de sang les avait effrayés. Le papillon nomma Téré qui lui avait abîmé les ailes par son sang. 
évoqua la morsure d’un termite rouge au cours d’une opération de ramassage de paille sèche.

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Les fourmis noires se portèrent alors chez les termites rouges, leur livrèrent bataille, en exterminèrent et transportèrent les cadavres dans leur demeure.

Elles jurèrent de combattre les termites rouges à chaque rencontre pour se venger de leur crime.

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ZARAZARA la vertueuse

 

 UNE FILLE et SA MÈRE

ou
La punition

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0a807.gifUn jour, la jeune Zarazara, du village de Madori partit en brousse chercher du bois de cuisine.
Elle était tout affairée près d’un marigot, quand elle vit une petite tortue sortir de l’eau et se diriger vers le buisson où elle se trouvait.
Zarazara  prit la tortue et la roula dans son pagne.
Vite, elle lia son fagot, le prit sur la tête et se hâta de revenir au village où elle montra l’animal à sa mère.

Puis, elle alluma un feu pour griller sa tortue et se réjouissait déjà du bon repas qu’elle allait faire.

Mais, au moment où la braise était à point, sa mère l’appela :
Viens m’aider à piler le mil pour le déjeuner de midi.
Zarazara obéit immédiatement.

Le mil pilé, elle s’apprêtait à cuisiner sa tortue quand sa mère qui l’observait du coin de l’œil, fit encore appel à ses services :
Viens m’aider à vanner le mil.
La jeune fille obéit à nouveau.

Et ce manège dura jusqu’à ce qu’elles achèvent de préparer le déjeuner.

Or, pendant que Zarazara aidait sa mère, cette dernière fit signe à ses autres filles de griller la tortue et de la manger sans se soucier d’elle.

Quand toute la famille eut fini de déjeuner, Zarazara demanda à sa mère si elle pouvait à présent griller sa tortue.
La mère répondit simplement qu’elle n’aurait pas à se donner cette peine car ses sœurs l’avaient déjà mangée.

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Pour Zarazara, la surprise fut désagréable, elle se mit alors en colère, pleura et quitta la maison de ses parents pour se réfugier dans la brousse.

Sa mère qui connaissait l’efficacité de sa fille dans les tâches ménagères, partit à sa recherche et l’aperçut, perchée sur la branche d’un baobab.
Elle la pria de descendre en chantant :
Diyata, Diyata shido da bisa .

La fille lui répondit sur le même air :
Ouwata, ouwata bana shido ba, da sun ka tchi kounkourun su ba taré da ni ba.

Après plusieurs essais, de guerre lasse, la mère revint au village et informa son mari de l’attitude de sa fille.

Il tenta à son tour de ramener Zarazara à la maison en entonnant le refrain de sa femme.
Il n’eut pas plus de succès : la jeune fille lui fit la même réponse.
Il rentra donc lui aussi bredouille au village.

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Or, la nuit suivante, une violente tornade secoua si fort le baobab où était perchée Zarazara que la jeune fille tomba.
Tous ses os se brisèrent et le matin, quand sa mère revint sur les lieux, elle ramassa les restes de sa fille dans un panier en se lamentant.

Elle avait cependant un espoir de pouvoir lui redonner vie : en effet, elle avait entendu parler de l’existence, dans un village voisin, d’un forgeron très habile capable de remettre en place les squelettes brisés.

L’artisan accepta de refaçonner la jeune fille à une condition : qu’elle-même emmène ses deux bœufs au pâturage, qu’elle mange tout ce qu’ils mangeraient et qu’elle boive l’eau qu’ils auraient bue et dans laquelle ils auraient laissé tous leurs excréments.

La mère, dégoûtée, accepta tout de même l’épreuve.
Elle mena les deux bœufs au pâturage, mangea de ce qu’ils avaient mangé et but l’eau qu’ils avaient troublée de leurs excréments.
Puis, elle revint au hameau du forgeron avec les animaux.

Quand ils s’approchèrent de l’atelier, le grand bœuf beugla :
Oumbou ! oumbou ! baban dogari gyara kira kay day gyara kira.

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L’habile forgeron tint alors promesse et la répara si bien la jeune fille qu’il la rendit à sa mère plus jolie qu’elle n’était avant l’accident.

Un jour, le fils du roi vint à passer et l’ayant aperçue, il fut sous le charme de sa beauté et la demanda en mariage.

Les parents de Zarazara, heureux et fiers, acceptèrent aussitôt et on célébra en grande pompe les cérémonies du mariage.

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C’est alors que Tarzoma, la coépouse de la mère de Zarazara  fut prise d’une immense jalousie et ordonna à sa fille Gouarigouaza de grimper sur la branche d’un baobab et de se laisser tomber pour pouvoir se faire réparer par l’habile forgeron d’hommes.
Quand elle serait transformée en une très belle jeune fille, elle aurait, elle aussi, un prince pour mari.

Aussitôt dit, aussitôt fait.
Mais Tarzoma, n’eut pas le courage d’accomplir l’épreuve imposée.
Lorsque les bœufs revinrent du pâturage, près de l’atelier de l’artisan, ils lui tinrent ce langage :

Oumbou ! oumbou ! Baban Dogari batakira kay day bata kira.

Le forgeron fit de Gouarigouaza la fille la plus laide du monde.
Sa mère en la voyant s’affola et s’enfuit dans la brousse d’où elle ne revint jamais.

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